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Espoirs citadins

Mise à jour le vendredi 16 mai 2008 à 15 h 01

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Un texte de Claude Couillard

Maison Moriyama, Tokyo, 2005

Photo: Office of Ryue Nishizawa/© Takashi Homma, photographe

Maison Moriyama, Tokyo, 2005

Plus de la moitié de la population de la planète habite en milieu urbain.

Montréalais, Torontois, Vancouvérois et autres citadins du monde sont de plus en plus appelés à vivre dans des environnements densément peuplés.

À Montréal, le Centre canadien d'architecture (CCA) présente des projets inspirants de deux architectes étrangers qui ont travaillé dans ce contexte:

  • Ryue Nishizawa à Tokyo, mégalopole de 35 millions d'habitants
  • Stephen Taylor à Londres, peuplé de 7 millions d'habitants

Ces deux architectes sont parvenus, malgré les nombreuses contraintes, à créer des espaces de vie agréables, lumineux, à la fois novateurs et bien ancrés dans leur voisinage existant.

Maison Moriyama, Tokyo, 2005

Photo: © Takashi Homma, photographe/Office of Ryue Nishizawa

Maison Moriyama, Tokyo, 2005

Ryue Nishizawa: blanc tokyoïte

Les trois projets de Ryue Nishizawa que le CCA présente à Montréal sont d'une blancheur éclatante.

Par exemple, sa Maison Moriyama se compose de 10 espaces cubiques, généreusement vitrés.

L'ensemble résidentiel moderne s'intègre avec brio dans son quartier traditionnel de Tokyo, comme le montre une maquette des lieux. Il propose notamment de nombreux espaces extérieurs privés, aménagés sur les toits ou entre les bâtiments.

Tout aussi immaculé, un autre projet de Ryue Nishizawa a vu le jour sur un terrain qui mesure seulement 8 m sur 4 m.

Sa création la plus fascinante est sans doute une mince résidence de quatre étages, toute de verre habillée, qui s'élance entre des tours de Tokyo.

Taylor et Nishizawa apportent des solutions originales aux défis [que pose] la construction d'habitations au sein de tissus urbains denses existants.

— Centre canadien d'architecture

Stephen Taylor: uniformité victorienne

L'architecte Stephen Taylor aime beaucoup la succession répétitive de rues et de maisons de Londres, pensée à l'époque victorienne.

« Aucune ne ressort réellement, dit-il dans une vidéo présentée sur place. Résultat: vous êtes habité par l'esprit de la rue en général, et non par un bâtiment en particulier. »

Trois petites maisons dans Chance Street, Londres, 2007 (détail)

Photo: © Ioana Marinescu, photographe/Stephen Taylor

Trois petites maisons dans Chance Street, Londres, 2007 (détail)

On retrouve cet esprit dans ses projets résidentiels réalisés en divers lieux de la capitale anglaise. Bien que contemporaines, ses façades sombres se fondent avec les devantures en brique rouge typiques du voisinage.

À l'intérieur se déploient toutefois des intérieurs spacieux et ensoleillés. L'intimité que recherchent les Anglais est préservée grâce à l'aménagement de cours intérieures ou à la présence d'arbres.

En scrutant ses réalisations, on constate à quel point Stephen Taylor a su tirer profit d'une foule d'obstacles urbains: zonage, espace restreint, proximité d'une voie ferrée ou d'un plan d'eau, etc.

Fait intéressant, l'exposition montréalaise présente le travail des architectes dans des salles parallèles. On peut ainsi, à loisir, passer d'un lieu à l'autre, puis constater divergences et concordances.

L'exposition, intitulée Perspectives de vie à Londres et à Tokyo imaginées par Stephen Taylor et Ryue Nishizawa , est présentée jusqu'au 26 octobre au CCA.

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