Samedi 22 novembre 2008 10:43 HNE
![]() Rentrée québécoise
Des Cadavres au DéserteurMichel Coulombe est chroniqueur à l'émission Samedi et rien d’autre, diffusée tous les samedis matin, de 7 h à 11 h, à la Première Chaîne de Radio-Canada. Une critique de Michel Coulombe Cet automne, le cinéma québécois visitera divers genres. On verra des cadavres s'empiler mystérieusement à la campagne, une famille des années 60 se défaire, une artiste faire l'objet d'un sinistre pari, un fou du village prendre le taureau par les cornes, une femme venir au secours d'un enfant étrange et un journaliste mener son enquête. Entre autres choses... Deux ans après Bon cop, bad cop, champion au guichet, le réalisateur Érik Canuel retrouve l'acteur Patrick Huard. Le film s'intitule Cadavres. Dans cette comédie noire tirée d'un roman de François Barcelo, un frère et une soeur voient les cadavres s'accumuler dans le sous-sol de la maison familiale. La distribution comprend aussi Patrice Robitaille, Julie LeBreton, Christian Bégin, Marie Brassard et Sylvie Boucher. Conte de Fred Pellerin au grand écran Le réalisateur de Congorama, Philippe Falardeau, est également de retour. Il propose, lui aussi, l'adaptation d'un roman, C'est pas moi je le jure de Bruno Hébert. À l'été 68, Léon Doré, un garçon à l'imagination fertile, passe tout près de se pendre accidentellement. Lorsque sa mère décide d'aller refaire sa vie en Grèce, Léon est prêt à tout pour sublimer la douleur. On pourra comparer ce film à celui de Léa Pool, Maman est chez le coiffeur. Tous les deux sont inspirés de la même histoire familiale. Le film met notamment en vedette Suzanne Clément, Daniel Brière et Antoine L'Écuyer dans le rôle principal.
Les adaptations cinématographiques ont le vent dans les voiles. Ainsi, Luc Picard est-il le premier à porter à l'écran l'univers du conteur Fred Pellerin. On y sème une montre de poche pour voir pousser une horloge... L'action de Babine se passe évidemment dans un village. Le jeune héros, Babine, fils de la Sorcière, y est aux prises avec l'intransigeant Curé Neuf. Vincent-Guillaume Otis défendra le rôle-titre et Luc Picard, celui de Toussaint Brodeur. Ils seront entourés d'Alexis Martin, Isabel Richer, René-Richard Cyr, Julien Poulin, Marie Brassard, Marie-Chantal Perron et Antoine Bertrand. Asselin, Lanctôt, Côté, Lavoie, etc. Des années après Le siège de l'âme, Olivier Asselin revient avec Un capitalisme sentimental qui fera l'ouverture de la 37e édition du Festival du nouveau cinéma. L'action se situe à l'aube du krach d'octobre 1929. Une jeune femme naïve rêve d'amour et de beauté. Elle est l'objet d'un sinistre pari entre trois hommes d'affaires qui ne jurent que par l'offre et la demande. Le film met notamment en vedette Lucille Fluet, Paul Ahmarani, Sylvie Moreau et Anne Létourneau. Micheline Lanctôt est pour sa part de retour derrière et devant la caméra dans Suzie. Cette femme est chauffeuse de taxi. Le soir de l'Halloween, une jeune femme abandonne un enfant de dix ans dans sa voiture. Dans un moment d'égarement, Suzie tentera de s'enfuir avec lui. Dans ce film, la réalisatrice retrouve Pascale Bussières. Elle l'a d'abord dirigée dans Sonatine et Deux actrices.
Au rayon des films indépendants, on découvrira aussi le troisième film de Denis Côté, Elle veut le chaos. Il a été primé à Locarno. Le très prolifique Robert Morin proposera pour sa part Papa à la chasse aux lagopèdes. François Papineau y interprète un requin de la finance. Rafaël Ouellet présentera son deuxième long métrage, Derrière moi. Le film a été sélectionné à San Sebastian. Quant à Maxime Giroux, il lancera son premier long métrage, Demain. Il s'agit d'une chronique de la vie de banlieue. Simon Lavoie, dont les courts métrages ont été très remarqués, lance, lui aussi, un premier long métrage, Le déserteur. L'histoire se passe en 1944. Des constables de la Gendarmerie royale abattent un jeune conscrit d'une balle dans le dos. Un déserteur. Un journaliste tente de faire la lumière sur les circonstances de ce drame. Fait inusité, le rôle-titre est tenu par Émile Proulx-Cloutier et ceux de ses parents par ses véritables parents, les acteurs Raymond Cloutier et Danielle Proulx. Claude Legault et Gilles Renaud complètent la distribution. Au Canada anglais, après avoir conquis les foules avec le curling (Men with brooms) Paul Gross se tourne vers la Première Guerre mondiale. Dans Passchendaele, un sergent blessé au front retourne à Calgary où il fait la rencontre d'une infirmière. Il reprendra le chemin de la guerre avec le frère de celle-ci. Ensemble ils participent à la bataille de Passchendaele. L'actrice québécoise Caroline Dhavernas partage l'affiche avec le cinéaste. À lire aussi 20 novembre 2008 Un oeil sur le réel14 novembre 2008 La recette James Bond13 novembre 2008 Faut que ça danse!: entre le drame et le rire6 novembre 2008 Mes amis, mes amours: matière à sitcom31 octobre 2008 Changeling: infatigable Clint Eastwood27 octobre 2008 Le déserteur: le drame d'un conscrit24 octobre 2008 Le cinéma du monde en Abitibi17 octobre 2008 Encore de bons films à voir26 septembre 2008 La fièvre du disco24 septembre 2008 Amours d'été façon Woody Allen |