La frontière américaine rouverte au boeuf canadienMise à jour le vendredi 15 juillet 2005 à 6 h 07 . La Cour d'appel de Seattle a annulé jeudi l'injonction qui empêchait les importations de bovins de moins de 30 mois en provenance du Canada.
 . | | Le secrétaire américain à l'Agriculture, Mike Johanns (archives) . | Quelques heures après l'annonce de la décision de la Cour, le secrétaire américain à l'Agriculture, Michael Johanns, a ouvert la frontière aux importations de bétail canadien.« Parce que la décision du tribunal prend effet immédiatement, nous prenons immédiatement les mesures pour reprendre les importations de bétail de moins de 30 mois provenant du Canada », a-t-il déclaré. Retour sur l'origine du litige Les États-Unis ont imposé l'embargo en mai 2003, après la découverte d'un premier cas d'encéphalopathie spongiforme bovine en Alberta. Après de longues négociations et des analyses du système de dépistage canadien, le département américain de l'Agriculture a jugé que le boeuf canadien était sûr.
L'embargo devait être levé au début du mois de mars, mais un tribunal du Montana a accordé une injonction au groupe de pression R-CALF, qui rassemble environ le quart des éleveurs de bovins américains. R-CALF prétendait que le cheptel canadien représentait un risque de contamination à l'ESB si on permettait son entrée aux États-Unis. Devant les trois juges de la Cour d'appel de Seattle, l'avocat du gouvernement américain a déclaré que, pour obtenir l'injonction, R-CALF avait présenté des arguments scientifiques fallacieux et exagérés.
 . | Selon l'avocat, les experts du groupe ont pris pour acquis que d'autres cas d'animaux atteints d'ESB seront découverts au Canada, qu'ils vont échapper aux inspecteurs canadiens, traverser la frontière sans être détectés, échapper ensuite aux inspecteurs américains et contaminer les bovins américains. « Ils présument de l'incompétence de toutes les parties impliquées », a ajouté l'avocat.Il faudra encore attendre Le ministre de l'Agriculture de la Colombie-Britannique et sa collègue du Manitoba se réjouissent de cette nouvelle, mais croient qu'il faudra attendre encore avant que le boeuf canadien puisse traverser la frontière, car il existe une autre barrière juridique à la levée complète de l'embargo. Le 27 juillet, le tribunal du Montana, le même qui avait tranché en faveur de R-CALF, doit se prononcer sur la demande du groupe de rendre l'injonction permanente, voire de l'imposer sur d'autres produits de boeuf canadiens qui échappent actuellement à l'embargo. Les producteurs canadiens ont d'ailleurs demandé de pouvoir présenter des arguments lors de cette audience. L'industrie canadienne du boeuf estime ses pertes dans cette affaire à quelque 7 milliards de dollars.

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