Le bébé part, mais la mère resteMise à jour le jeudi 7 juillet 2005 à 0 h 41 .
 . | | André Poirier et son fils . | Un couple des Îles-de-la-Madeleine dénonce les règles québécoises qui régissent le transport aérien des enfants malades des régions éloignées.On a interdit à la mère d'accompagner son fils de trois mois, qu'elle allaite, dans l'avion-ambulance qui l'amenait vers un hôpital de Québec.
« Ça n'a pas de bon sens. On n'envoie pas un bébé par avion se faire opérer comme on envoie une pièce de voiture ! », déplore le père, André Poirier.La semaine dernière, son fils a dû être transporté d'urgence à Québec par avion-ambulance pour subir une opération sous anesthésie à cause d'une hernie.
 . | « Le bébé part, mais la mère reste », a dit une infirmière aux Poirier. En effet, aucun accompagnateur n'est admis à bord de l'avion-ambulance du gouvernement. Ces règles visent la sécurité absolue du patient en vol.Les parents ont décidé de noliser un transporteur aérien à leurs frais pour accompagner leur bébé. Ils ont dû acquitter une facture de 7700 $, qui risque de ne jamais leur être remboursée. Le cas des Poirier n'est pas isolé. Dans son rapport annuel, Évacuations aéromédicales du Québec (EVAQ), l'organisme qui gère les avions-ambulances, indique que 146 enfants de moins de un an ont été transportés sans accompagnateur pour l'année 2004-2005 seulement.
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