
Bélarus
![]() Photo: AFP/VIKTOR DRACHEV |
Les autorités du Bélarus serrent la vis à l'opposition. La justice du pays a condamné, jeudi, le leader de l'opposition, Alexandre Milinkevitch, à 15 jours de prison pour l'organisation mercredi d'une manifestation jugée non autorisée.
M. Milinkevitch a contesté les accusations, assurant avoir reçu l'accord pour manifester devant l'Académie des sciences de Minsk. Il a qualifié le procès de politique « typique d'un régime dictatorial ».
Le chef du parti communiste, Sergueï Kaliakine, le responsable syndical Alexandre Boukhvostov et le chef du Front populaire bélarussien, Vintsouk Viatchorka, trois autres responsables de l'opposition, sont eux aussi poursuivis pour avoir participé à cette manifestation. Ils ont reçu des peines similaires.
Une dizaine d'opposants et trois étudiants ukrainiens auraient aussi été arrêtés.
L'opposition bélarussienne avait saisi l'occasion du 20e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui a largement touché ce pays voisin de l'Ukraine, pour rassembler à Minsk plusieurs milliers de ses partisans.
Les réactions internationales n'ont pas tardé
Washington, par la voix de la secrétaire d'État, Condoleezza Rice, a qualifié l'emprisonnement d'Alexandre Milinkevitch de « répréhensible ».
Mme Rice a appelé les autorités bélarussiennes à agir « dans le cadre des principes internationalement reconnus » concernant le comportement à adopter à l'égard des opposants politiques.
De son côté, le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, a appelé le gouvernement à libérer immédiatement M. Milinkevitch, jugeant le comportement du régime bélarussien « inacceptable ».
Le Canada a également condamné l'arrestation de M. Milinkevitch et exigé sa « libération immédiate ». « C'est là un autre exemple des mesures prises par le régime bélarussien pour réprimer la liberté et la démocratie dans ce pays », a déploré le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay.
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