
Le pétrole de l'Arabie
![]() Photo: La Presse Canadienne /AP Photo/Susan Walsh Les présidents Bush et Karzaï en conférence de presse en Égypte le 17 mai 2008 |
Les Américains ne sont pas au bout de leurs peines, même si l'Arabie saoudite augmente sa production. George W. Bush a fait cette déclaration, samedi, dans le cadre d'une visite en Égypte.
« Ce n'est pas assez. C'est quelque chose, mais cela ne résout pas notre problème », a dit M. Bush en évoquant la décision de l'Arabie saoudite d'augmenter ponctuellement sa production de 300 000 barils par jour. Le président a aussi souligné les efforts déployés par la grande puissance pétrolière pour augmenter ses capacités de production.
George W. Bush s'est dit néanmoins « heureux » de la décision prise le 10 mai par l'Arabie saoudite, après que le Venezuela et le Mexique eurent réduit leur livraison d'or noir en sol états-unien.
M. Bush a ajouté que les États-Unis devaient aussi faire leur part contre la crise de l'essence, notamment en augmentant leurs capacités de raffinage, l'exploration pétrolière, la mise en valeur de carburants alternatifs et la conservation d'énergie.
Le président américain s'en est pris à ceux qui s'opposent à ses politiques énergétiques aux États-Unis, lors d'une conférence de presse aux côtés du président afghan Hamid Karzaï à Charm el-Cheikh, en Égypte.
« Ce qui est intéressant aujourd'hui dans la politique américaine, c'est que ceux qui crient le plus fort pour une augmentation de la production de la part de l'Arabie saoudite sont les mêmes qui combattent le plus farouchement l'exploration intérieure, la mise en valeur du nucléaire et un accroissement des capacités de raffinage".
Un accord de paix
La tournée de cinq jours du président des États-Unis au Proche-Orient porte aussi sur les relations israélo-palestiniennes. M. Bush tente de faire pression pour obtenir des Israéliens et des Palestiniens un accord de paix avant son départ de la Maison Blanche en janvier prochain.
Son arrivée en Égypte samedi ne s'est pas faite en douceur dans la presse locale qui est contrôlée par le gouvernement. Elle tire à boulets rouges sur son discours prononcé jeudi à la Knesset, le Parlement israélien, dans lequel il a réitéré l'appui sans réserve de Washington à l'État hébreu.
« Le discours de Bush inspiré de la Torah soulève des interrogations sur la crédibilité du rôle des États-Unis au Proche-Orient », estimait le premier quotidien égyptien Al-Ahram. « Bush n'a d'autre but que d'apaiser Israël ».
Dans son éditorial, l'Al-Gomhouria décrit le chef de la Maison Blanche comme un « président qui a échoué et qui ne livre rien d'autre qu'un infect discours ». De son côté, l'Akhbar Al-Youm publie une photographie de George W. Bush avec le premier ministre israélien Ehoud Olmert assortie de cette légende: « Amants ».
Dimanche, le président américain doit rencontrer le premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani, le roi Abdallah II de Jordanie, le premier ministre palestinien Salam Fayyad et plusieurs dirigeants irakiens.
Le rendez-vous fixé avec le premier ministre libanais Fouad Siniora a été annulé en raison des derniers développements violents de la crise politique au pays du Cèdre.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press