28 août 2008
Un appui sans réserve28 août 2008
Sur le Web propose un retour dans le temps avec la vidéo de « I Have a Dream ».Samedi 22 novembre 2008 8:55 HNE
![]() International Convention démocrate Obama comble ses partisansMise à jour le vendredi 29 août 2008 à 10 h 57
C'est pendant près d'une heure et devant une foule de plus de 75 000 personnes que le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine du 4 novembre, Barack Obama, a prononcé son discours d'investiture jeudi soir. Au quatrième et dernier jour de la convention du Parti démocrate, à Denver, au Colorado, le sénateur de l'Illinois a d'entrée de jeu remercié son ancienne rivale dans la course à l'investiture, Hillary Clinton. Suscitant l'enthousiasme de la foule à maintes reprises, il a déclaré que les États-Unis étaient « à un moment unique » de leur histoire, « où notre nation est en guerre, notre économie dans la tourmente et le rêve américain à nouveau menacé ». Amérique, nous valons mieux que ces huit dernières années. Notre pays vaut mieux que cela. — Barack Obama
Critiquant les années au pouvoir du président républicain George W. Bush, le candidat démocrate a soutenu que « nous aimons trop ce pays pour laisser les quatre prochaines années ressembler aux huit dernières ». Le discours a également été l'occasion d'attaques plus directes à l'endroit du candidat républicain, John McCain, avec qui Barack Obama s'est dit prêt à en découdre. En plus de l'accuser d'être déconnecté de la réalité, il a soutenu que ce dernier incarnait la continuité avec l'administration Bush. Il a rappelé que le sénateur McCain « a voté au Congrès avec George Bush 90 % du temps. [...] Que comprendre de votre jugement, lorsque vous pensez que George Bush avait raison plus de 90 % du temps? » Reprenant d'autres thèmes chers à sa campagne, il a fait le voeu de mettre en place une économie qui aurait les citoyens au coeur de ses préoccupations, avant les riches et les puissants. De plus, il a réitéré que tous les Américains devraient avoir droit à un système de santé accessible. La responsabilité individuelle et la responsabilité collective, voilà l'essence même de la promesse de l'Amérique — Barack Obama Il a également déclaré que, sous sa gouverne, les États-Unis seront, d'ici 10 ans, indépendants des réserves pétrolières du Moyen-Orient. Pour y arriver, il entend investir 150 milliards de dollars dans les énergies renouvelables. Sur le thème de la sécurité, il a déclaré qu'en tant que commandant en chef, « je n'hésiterai jamais à défendre ce pays, mais j'enverrai nos soldats risquer leur vie seulement pour une mission claire et avec l'engagement sacré qu'ils auront tout l'équipement nécessaire pour combattre et qu'ils bénéficieront des soins et de l'aide qu'ils méritent quand ils rentreront ». Il a ensuite ajouté qu'il mettrait fin, de manière responsable, à la guerre en Irak et qu'il viendrait à bout d'Al-Qaïda et des talibans. Au-delà de la partisanerie Lors des derniers jours, la question de l'unité du Parti démocrate a souvent été mise en avant. Jeudi soir, Barack Obama est revenu sur ce thème et l'a même poussé plus loin. « L'une des choses que nous devons changer, dans notre politique, c'est l'idée que des gens ne peuvent être en désaccord sans remettre en question le patriotisme de l'autre », a-t-il dit. Pour lui, bien plus que de l'unité de son parti, c'est de celle du pays qu'il est question. L'heure est trop grave pour jouer le jeu de la partisanerie. — Barack Obama
Il a ajouté que les hommes et les femmes qui défendent ce pays ne servent pas une Amérique rouge ou bleue. Ils servent les États-Unis d'Amérique. « J'ai donc des nouvelles pour vous, John McCain. Nous plaçons notre pays en premier. » Il a reconnu que les opinions étaient tranchées sur des questions comme l'avortement, le mariage entre conjoints de même sexe, l'immigration et le contrôle des armes à feu. Il s'est toutefois dit convaincu que, bien que la tâche serait ardue, il était possible d'en arriver à un terrain d'entente où chacun y trouverait son compte. À la fin de son discours, il n'a pas manqué de rappeler celui prononcé à Washington par Martin Luther King, il y a 45 ans, jour pour jour. Les gens qui ont assisté à ce discours auraient pu entendre des paroles de colère, a-t-il dit, avant d'ajouter: « Mais ce que les gens ont plutôt entendu, des gens de toutes croyances et de toutes couleurs qui possèdent des parcours différents, c'est qu'en Amérique, nos destinées sont inextricablement liées. Ensemble, nos rêves ne font qu'un. Nous ne pouvons pas marcher seuls. » « Nous ne pouvons faire demi-tour, a-t-il conclu, pas avec autant de boulot à abattre. » Gore en prélude Auparavant, l'ancien vice-président américain et candidat défait à la présidentielle de 2000, Al Gore, est venu s'adresser à la foule, en prélude au discours de Barack Obama. Reprenant le message du camp démocrate, il a déclaré qu'il était temps de saisir cette occasion, qu'offre la démocratie, de changer le cours des choses. Il a accusé l'administration Bush-Cheney d'avoir fait fausse route avec la guerre en Irak et sur le plan environnemental. Et selon lui, John McCain continuera dans cette voie. Je crois au recyclage, mais à ce point, c'est ridicule! — Al Gore
Il a ajouté que, si l'issue du scrutin de novembre paraissait aussi serrée, c'est parce que « les forces du statu quo ont désespérément peur du changement qu'incarne Barack Obama ». Selon lui, la force de caractère de Barack Obama et de sa femme Michelle a ses racines dans la communauté américaine. Il a terminé son discours en invitant la foule, au terme de la convention, à répandre le message d'espoir du candidat démocrate aux quatre coins du pays. Avant l'ancien vice-président, plusieurs artistes sont venus se produire sur scène, dont Sheryl Crow et Stevie Wonder, donnant des airs de fête à l'événement. C'est d'ailleurs pour permettre à la plus grande foule possible, et pas seulement aux membres du Parti démocrate, d'entendre M. Obama que la convention s'est déplacée de l'aréna de Denver au stade où jouent les Broncos, de la NFL. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters
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