
Grippe aviaire
![]() Le masque N95 a été utilisé à Toronto, lors de l'épidémie de SRAS en 2003 |
Une interprétation différente du mode de propagation de la grippe aviaire a convaincu l'Agence de santé publique du Canada (ASPC) d'acquérir des masques chirurgicaux moins sophistiqués que ceux proposés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), rapporte La Presse.
Les dernières recommandations de l'OMS suggèrent aux professionnels de la santé de se doter de masques de type N95, au coût d'environ un dollar l'unité. L'OMS, contrairement à l'ASPC, estime que la grippe aviaire est une infection de type aéroallergène (airborne), ce contre quoi le N95 est parfaitement adapté.
Mais l'ASPC, dont le comité de pandémie est convaincu que la maladie se transmet non par des particules en suspensions dans l'air, mais par des gouttelettes propagées par la toux et les éternuements, a plutôt jeté son dévolu sur 4,5 millions de masques vendus au détail à moins de 10 ¢ l'unité.
Il demeure que malgré l'initiative de l'ASPC en vue de constituer des stocks il revient aux provinces d'approvisionner les établissements de santé. Or, Québec n'a pas encore déterminé ce qu'il lui sera nécessaire en cas de pandémie et attend, notamment sur la question des masques, les recommandations de ses propres experts.
La question n'est pas non plus tranchée au niveau international quant au type de masque le plus adapté pour faire face à une éventuelle pandémie. Si l'Australie et les États-Unis recommandent le N95, l'Angleterre s'est pour sa part rangée dans le camp canadien.
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