
Parti libéral
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Le premier ministre sortant, Paul Martin, a tiré sa révérence lundi soir, lors de son discours de défaite électorale.
Pressés de faire oublier la série de scandales qui ont éclaboussé le parti, les candidats à la succession de Paul Martin sont nombreux, même si les intentions ne sont pas officiellement annoncées.
Selon Peter Duffy, stratège de Paul Martin, « c'est dans l'intérêt de tourner la page de l'ère post-scandale post-Gomery ».
Pour le moment, selon La Presse, c'est l'ex-ministre de la Défense, Bill Graham, qui agirait comme chef intérimaire, à la suite du départ de Paul Martin.
Cependant, des candidats potentiels attendaient le départ de Paul Martin depuis longtemps.
![]() Photo: Martin Cauchon Martin Cauchon |
Parmi les libéraux de l'époque de Jean Chrétien, l'ancien ministre de la Justice, Martin Cauchon, sillonne le pays et travaille à son organisation depuis déjà plusieurs mois.
L'ancien ministre John Manley, qui avait succédé à Paul Martin aux Finances, sous Jean Chrétien, ne veut pas laisser passer sa chance une deuxième fois, et s'active à préparer sa campagne.
![]() Stéphane Dion |
Stéphane Dion, que Jean Chrétien était aller chercher à l'Université de Montréal en 1996 pour occuper le poste des Affaires intergouvernementales, serait intéressé, mais il refuse de le confirmer. « Pour l'instant, dit-il, je me préoccupe de comment on atterrit quand on a été ministre et qu'on se retrouve dans l'opposition. »
D'anciens premiers ministres sont aussi tentés.
Frank McKenna, du Nouveau-Brunswick, aujourd'hui ambassadeur du Canada à Washington, sonde les membres du parti.
Brian Tobin, de Terre-Neuve, et peut-être même Bob Rae, ancien premier ministre néo-démocrate de l'Ontario, seraient aussi intéressés par le poste de Paul Martin.
Le parti pourrait toutefois vouloir aller chercher du sang neuf, à l'extérieur des membres connus du parti afin de renouveler l'image libérale.
Les nostalgiques de l'ère Trudeau voient ce renouveau dans l'intellectuel Michael Ignatief, qui vient d'être élu dans la région de Toronto. Le principal intéressé évite la question pour le moment :« C'est un moment de réflexion, il faut se regarder dans le miroir, c'est pas le moment de l'engagement ».
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