
Canada
![]() Photo: AFP/STR Le premier ministre Sidorski à son arrivée à Cuba |
Ottawa a refusé jeudi à l'avion du premier ministre bélarussien de toucher le sol canadien. L'avion de Siarhieï Sidorski a été contraint de faire escale à Boston avant de se rendre à Cuba, sa destination finale.
« Le gouvernement a pris cette décision en tenant compte de la situation des droits de l'homme, et en particulier de la façon dont le régime a agi envers un des Canadiens de passage là-bas », a expliqué à La Presse un membre du gouvernement canadien sous le couvert de l'anonymat.
Rappelons que le journaliste québécois Frédérick Lavoie a été arrêté à Minsk alors qu'il couvrait les manifestations de l'opposition bélarusse, en mars dernier. Le régime du président Alexandre Loukachenko est resté sourd aux demandes canadiennes de le libérer, et Frédéric Lavoie a été contraint de purger une peine de 15 jours de prison.
Les autorités bélarussiennes ont rejeté du revers de la main les accusations canadiennes de non-respect des droits de l'homme et ont estimé qu'Ottawa ne pouvait refuser l'atterrissage à l'avion de la délégation bélarussienne.
Toutefois, il semble qu'en vertu de la convention de Chicago sur l'aviation civile internationale, les autorités canadiennes sont tout à fait autorisées à refuser le droit d'atterrir aux avions d'un gouvernement étranger.
Le président Loukachenko s'est déjà vu refuser le privilège d'entrer sur le territoire américain.
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