
Assemblée nationale
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L'opposition péquiste adressait son bilan de la dernière session à l'Assemblée nationale, lundi, dans un contexte marqué par la controverse entourant la privatisation d'une partie du parc national du Mont-Orford et des projets de loi imposés au bâillon.
Louise Harel, chef de l'opposition, a affirmé qu'en plus d'être arrogant, le gouvernement de Jean Charest ne respectait pas ses promesses et préconisait un fédéralisme « mou ».
Les baisses d'impôts promises, remplacées par des hausses de primes, les longues listes d'attente en santé, l'abandon de la politique de conciliation travail-famille et des mesures soutenant l'économie des régions sont autant de griefs de la part du Parti québécois.
Mme Harel déclare que le premier ministre est incapable de livrer la « bataille sur le déséquilibre fiscal ». Elle évoque, entre autres, les « comptes impayés par le fédéral », soit 807 millions annoncés pour l'entente sur les garderies que le gouvernement Harper a « déchirée », le régime québécois d'assurance parentale « négocié à rabais » et les millions promis par le gouvernement fédéral pour la lutte aux gaz à effet de serre.
Mme Harel a également dénoncé l'« ingérence nouvelle du fédéral dans le programme du plan d'action du gouvernement québécois ». Elle affirme que Jean Charest accepte maintenant de soumettre au fédéral chaque projet pour les faire financer, au grand plaisir de Stephen Harper.
Boisclair met Harper au défi
Le chef du Parti québécois, présent aux côtés de Mme Harel, en a profité pour décocher quelques flèches à l'endroit de ses adversaires. M. Boisclair a insinué que Jean Charest avait « honte de faire son bilan de session parlementaire, en se cachant dans sa circonscription ».
![]() André Boisclair |
André Boisclair reproche au premier ministre le bâillon qu'il a imposé pour faire adopter en catastrophe quatre projets de loi, dont celui permettant la vente d'une partie du Mont-Orford.
« Ça sent la magouille de voir un gouvernement qui impose un bâillon sur la question de la privatisation d'un parc national. Où était l'urgence dans l'adoption d'une loi qui vient privatiser une partie d'un parc national? Le parc, il ne disparaît pas demain ».
M. Boisclair en a profité pour demander au premier ministre du Canada, qui sera présent à Québec quelques heures avant la Fête nationale du Québec pour une session spéciale de son Cabinet, de s'adresser formellement aux Québécois.
« M. Harper vient ici avec toute sa délégation, tout son Conseil des ministres, tous ses chauffeurs et ses tireurs d'élite. Va-t-il au moins être capable de parler 30 secondes, de sortir de la Citadelle et de parler aux Québécois? Va-t-il avoir le courage de dire qu'il reconnaît le fait qu'au Québec nous formons une nation? Aura-t-il le courage de dire, par exemple, qu'il va appuyer le gouvernement de M. Charest dans la mise en oeuvre du protocole de Kyoto? »
Le premier ministre Jean Charest présentera son bilan mardi matin.
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