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PolitiqueCourses de chevaux

Loto-Québec se cabre

Mise à jour le jeudi 28 août 2008 à 21 h 53

Hippodrome

Une industrie sur la corde raide depuis de nombreuses années. (archives)

Loto-Québec estime ne pas être concernée par la situation difficile de son partenaire, Attractions Hippiques. C'est pourquoi elle n'entend pas investir pour permettre aux hippodromes de survivre. Acculés à la faillite, ceux-ci pourraient même bientôt fermer leurs portes.

Le président de Loto-Québec, Alain Cousineau, qui témoignait jeudi en commission parlementaire, estime qu'il a respecté ses promesses. La commission parlementaire a pour but de constater dans quelle mesure le processus de privatisation des hippodromes s'est fait selon les règles de l'art, en 2005.

M. Cousineau a précisé que les salons de jeux qui ont été installés sur le site des hippodromes sont des entités indépendantes. Il a même assuré qu'ils survivront à l'éventuelle fermeture des champs de courses.

Une question de survie

Mercredi, le propriétaire d'Attractions Hippiques, le sénateur libéral Paul Massicotte, avait dit que la survie des hippodromes passait par Loto-Québec, qui dirige les salons de jeux. Ils sont censés être une importante source de revenus pour l'industrie des courses de chevaux.

Attractions Hippiques, qui prétend que Loto-Québec n'a pas respecté ses engagements, s'est placée en juin dernier sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. En juillet dernier, grâce à la Cour supérieure, l'entreprise a pu gagner un peu de temps en s'engageant à présenter un plan de redressement d'ici le 9 octobre.

Un manque à gagner

Dans le contrat de 2005, il était prévu qu'Attractions Hippiques déménage l'hippodrome Blue Bonnets dans la section nord de la couronne de Montréal. Loto-Québec devait alors y installer un salon de jeu équipé de 1100 appareils de loterie vidéo qui rapporteraient à l'entreprise 25 millions de dollars par année.

Toutefois, deux ans et demi plus tard, Paul Massicotte n'a toujours pas trouvé de terrain pour réaliser ce projet. C'est pourquoi Attractions Hippiques a fait parvenir une mise en demeure à Loto-Québec pour être dédommagée pour le manque à gagner.

Le président de Loto-Québec a rappelé qu'aucune garantie de revenus n'avait été fournie à Attractions Hippiques quand l'entreprise a acquis les quatre hippodromes. Il a précisé que les salons de jeu adjacents aux hippodromes de Québec et de Trois-Rivières, sans être rentables, « faisaient leurs frais ».

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne

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