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Mercredi 3 décembre 2008 19:21 HNE


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Carnet Jean Dussault

29 septembre 2008

La flexibilité libérale


Les libéraux québécois aiment vanter leur capacité d'adaptation. Ils ont démontré en fin de semaine qu'ils ont raison de le faire. 
 
L'épine au pied 
 
Le dossier linguistique a souvent causé des angoisses, même des embarras, au Parti libéral du Québec. Cela tient, entre autres, à sa composition. S'il est erroné de le qualifier de « parti des anglos », ses militants y représentent quand même une plus grande proportion de Québécois anglophones ou issus de l'immigration que dans la population en général.  
 
Le brasse-camarade 
 
Leurs voix s'étaient bruyamment fait entendre au conseil général de l'automne 2007 et au congrès du printemps 2008. Avec d'autres ardents fédéralistes, ils avaient combattu, et renversé, des propositions du parti trop axées, à leur goût, sur l'identité et la citoyenneté québécoises. 
 
Ils avaient à tel point contesté des mesures de renforcement de la protection et de la promotion du français que les débats sur ces périlleuses questions avaient en large partie été reportés au conseil général de cette fin de semaine à Lévis. 
 
La belle discipline 
 
Le contraste entre cette dernière réunion et les deux précédentes est frappant. En septembre 2007 et en mars 2008, l'acrimonie ressemblait quasiment à celle souvent entendue dans des assemblées péquistes. 
 
Cette fois-ci, et sans débat réel, les libéraux ont décidé de « renforcer le rôle de l'Office québécois de la langue française », d'instaurer « la visite régulière d'un plus grand nombre de commerces », même si non soumis à la loi parce que comptant moins de 50 employés. Dommage de n'avoir pu demander à la ministre responsable ce qu'elle en pense. 
 
Ils ont aussi réclamé que « les sous-ministres fédéraux, les PDG des sociétés d'État fédérales, les ambassadeurs canadiens soient parfaitement bilingues ». Sans qu'aucune voix ni un seul sourcil soient levés. 
 
Cela aurait été fort improbable il y a six mois ou un an. 
 
La capacité d'adaptation 
 
Questionné sur la différence de ton manifeste de ses militants, cette fois-ci, le chef du parti a expliqué, ou en tout cas répondu, qu'« on veut agir en fonction des nouvelles réalités [...] le contexte continue d'évoluer, les gens voient ça à la lumière de ce que nous vivons actuellement ». 
 
Rares seront celles et ceux qui auront constaté une grande évolution dans le dossier linguistique québécois depuis un an. Mais nombreux seront celles et ceux qui auront noté le contexte préélectoral provincial. M. Charest lui-même a joué à fond la carte nationaliste à l'ouverture du conseil général, dans un de ces discours éloquents dont il est capable. 
 
La prochaine élection, comme les précédentes, se décidera par la majorité francophone. Celle qui, la dernière fois, a donné la très grande part de ses voix à l'ADQ et au PQ.  
 
Les libéraux s'adaptent.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Jean Dussault a fait des études universitaires en relations industrielles et en sciences politiques. Journaliste et animateur comptant plus de 30 ans d'expérience à la radio de Radio-Canada, il a amorcé sa carrière aux Actualités à Vancouver, en 1974, et s'est joint à l'équipe des Actualités du réseau à Montréal en 1977.

De 1990 à 2006, il a animé tour à tour les grands rendez-vous quotidiens d'actualités: d'abord Les Affaires et la vie, puis Montréal-Express, La Tribune du Québec et Sans frontières.

La qualité de son travail comme journaliste et animateur a été soulignée à plusieurs reprises, notamment par l'attribution du Grand Prix du journalisme de la CRPLF et du Prix Judith-Jasmin.

Il a couvert la campagne électorale québécoise de 2007 pour la Première Chaîne. Il est maintenant reporter national à la colline Parlementaire de Québec.

5 octobre 2008

Bonjours M.Dussault.  
Un point tournant dans cette campagne est venu d'où Stephen Harper s'y attendait le moins. L'ancien premier ministre Robert Bourassa a dit un jours à René Lesveque au moment où il a pris le pouvoir " Tes ennemis sont pas en face, ils sont derrière ton dos". En déclarant que le déséquilibre fiscal était loin d'être réglé et que les coupures dans le domaine étaient injustifiées, ce fût le début de la descente aux enfers pour les conservateurs au Québec. Gilles Duceppe a sauté dans le train suivi des artistes et maintenant la campagne électorale conservatrice s'étire comme peau de chagrin.

Mario Goyette, Charny Qc.

1 octobre 2008

John James aura le mérite d'avoir fait baisser L'A.D.Q. 
à 4% dans Jean-Talon. Maintenant que le P.Q. défende la séparation, l'indépendance, la souveraineté afin que sa base militante se regroupe autour du projet de pays auquel tout peuple normal 
aspire. Conservons nos impôts, faisons nos lois, choisissons notre immigration, vivons en français. 
Radio Canada n'est pas la CBC je suis las d'entendre '' comme on dit en anglais'' aux deux phrases tant sur les ondes de la première chaîne qu'à la télé de radio canada. Dites-le en français sinon allez travailler à la CBC diantre.

André Côté, Terrebonne

30 septembre 2008

Bonjour à tous. Je suis un militant libéral des Cantons de l'Est. Je ne pouvais pas être présent au dernier congrès mais j'y étais lors des deux précédents. Je suis assez d'accord avec vos propos.  
Mais je suis très content de la tournure des évènements. Il est temps au Québec que le PLQ cesse de passer injustement pour être seulement un défenseur des anglophones. 
Ce n'est pas parce que je ne souscris pas aux politiques et aux idées de gestion étatique du PQ que je suis un mauvais francophone et que je ne suis pas prêt à défendre la langue de mes ancêtres.

Patrice Dupont, Racine

30 septembre 2008

Je crois que M. Charest ne sait plus où donner de la tête pour faire parler de lui. S'il parle de santé, on ne pourra que constater son échec à régler la crise et des difficultés qu'il éprouve à maintenir le système en place. 
 
S'il parle d'éducation ce ne sera guère mieux. 
 
S'il parle d'intégration des émigrants, de logement sociale, de baisse d'impôt, de garderie, d'aide aux familles, de pauvreté ou de je ne sais quoi d'autre il se couvre de ridicule. Franchement rien n'a changé depuis qu'il est en poste. 
 
Alors aussi bien attirer l'attention vers un sujet ou il n'a jamais rien fait, donc aucun échec à se faire reprocher et faire oublier tout le reste... 

Jean-Francois Lemay, Longueuil

30 septembre 2008

En endossant des positions plus nationalistes, le parti libéral renoue avec une longue tradition, depuis Jean Lesage, René Lévesque et Robert Bourassa. En se positionnant au centre de l'équilibre politique et en affirmant la spécificité québécoise, il s'assure d'une victoire aux prochaines élections.

Jacques Saint-Cyr, Québec

30 septembre 2008

On le voit , on le sent , Ti-Jean veut se faire élire. 
Il est très prétentieux de sa part de nous présenter ses plans préélectoraux alors que le monde entier s'interroge sur l'économie. 
Ti-Jean relaxe ton body, respire l'air automnal et calcule . 
Car avec toi on recule!

Louis Breton, Montréal

29 septembre 2008

Bonjours M.Dussault. 
La flexibilité libérale... 
La molesse libérale qui plit comme un roseau semble plus approprier. Sous l'effet du 400 e anniversaire de Samuel Champlain, Jean Charest nous ramène Robert Bourassa à tour de bras, comme si on avait oublié les affiliations libérales du passé avec la famille Désourdy, aujourd'hui remplacé par las famille Beaudoin de Bombardier et Desmarais de Power-Corporation. C'est bien beau pelleter des nuages et promettre la lune dans le grand-nord, mais encore faudrait pas le perdre au sud, le nord.

Mario Goyette, Charny Qc.

29 septembre 2008

Je pense que Jean Charest met la charrue avant les boeufs. 
Il est déjà en campagne électorale et prévoit sa réélection. 
Attendons les conséquences qui arriveront bientôt au Québec avec la crise américaine. 
Faut pas aller trop vite et que ce dernier( Jean dit Charette ) nous laisse digérer l'élection fédérale et les dépenses. 
On vote trop souvent et on est ÉCOEURÉS 

Claire Thibaudeau, Sherbrooke

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