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Mercredi 3 décembre 2008 16:31 HNE


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Carnet Maurice Godin
Retour à la section spécial: Élections fédérales 2008

10 octobre 2008

La guerre oubliée


L'occasion était pourtant belle. À quelques jours de l'élection, le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, a publié son rapport très attendu sur les coûts de la mission canadienne en Afghanistan. Elle coûtera, pour la période de 2001-2011, entre 14 et 18 milliards de dollars.  
 
Même si M. Page a déploré l'absence flagrante de transparence sur le plan fiscal des gouvernements successifs et même s'il n'a pas eu accès à plusieurs données importantes, c'est la première évaluation indépendante faite au nom des parlementaires après sept années de guerre. Et elle aura réussi à attirer l'attention pendant seulement quelques heures - moins de 24 heures - dans cette campagne électorale qui s'achève.  
 
Ce n'est pourtant pas parce que l'intervention canadienne fait consensus. Dans le sondage de Radio-Canada* publié au début de la campagne, 66 % des Canadiens et 75 % des Québécois jugeaient que cette mission allait être un échec!  
 
Mais le débat n'aura pas lieu maintenant. Non pas parce qu'« une élection n'est pas le moment pour discuter des affaires sérieuses », comme le disait Kim Campbell en 1993, mais parce que la tourmente qui secoue les marchés financiers et les inquiétudes économiques qui l'accompagnent ont tout aplati sur leur passage.  
 
Dix-huit milliards de dollars, c'est beaucoup, a admis le premier ministre. Mais c'est le prix à payer, a-t-il ajouté, pour respecter nos engagements et assurer la protection de nos militaires dans cette mission qui est le résultat d'un consensus entre le Parti conservateur et le Parti libéral et d'un vote favorable aux Communes. 
 
Les pressions des États-Unis 
 
Toutefois, il ne suffira pas au nouveau gouvernement élu le 14 octobre de s'en tenir au retrait prévu de nos troupes en 2011. Il aura à prendre des décisions d'une grande importance.  
 
Un rapport de 16 services de renseignement et de sécurité américains, publié par le New York Times cette semaine, fait état d'une spirale de violence qui s'accélère et d'une situation qui se détériore grandement depuis deux mois. On parle même de chaos.  
 
Les deux candidats à la présidence des États-Unis se sont engagés à accélérer l'envoi de nouvelles troupes dès le début de 2009. La guerre en Afghanistan est maintenant considérée comme la priorité militaire américaine. Et ils n'ont pas l'intention d'agir seuls. Attendons-nous à ce que le prochain président des États-Unis réclame une participation accrue des alliés de l'OTAN.  
 
Que dira le Canada? Silence chez les conservateurs et les libéraux. L'étude du directeur parlementaire du budget estime que le coût de la mission pourrait grimper à 20,5 milliards de dollars, si le Canada devait déployer 1000 soldats de plus en Afghanistan.  
 
La décision d'augmenter les effectifs sera prise par un gouvernement qui n'aura pas profité du débat électoral pour réclamer ce genre de mandat aux électeurs.  
 
Et ce n'est pas tout. Les ministres de la Défense de l'OTAN, réunis vendredi à Budapest ont décidé, à la demande des États-Unis, de faire la chasse aux seigneurs qui contrôlent le trafic de la drogue en Afghanistan. Cela nécessiterait une force supplémentaire de 50 000 militaires. Certains pays ont des réserves, mais on ne connaîtra toujours pas la position canadienne le 14 octobre. 
 
*Élections fédérales: une brise conservatrice  
Article de Radio-Canada.ca – 5 septembre 2008

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Maurice Godin est correspondant parlementaire à Ottawa. Journaliste à l'antenne de la radio de Radio-Canada depuis 1972, il a travaillé le plus souvent dans la capitale fédérale, d'où il a couvert, suivi et analysé de nombreuses élections. Malgré cela, il n'a jamais songé à se faire élire!

Maurice Godin est devenu, avec les années, le doyen des journalistes francophones sur la colline du Parlement fédéral, mais il constate, chaque jour, qu'il en reste beaucoup à apprendre et à expliquer.

13 octobre 2008

Mais, monsieur Godin, à ces énormes montants, il faut ajouter les milliards que nous avons dépensés pour l'achat de nouveau matériel, chars, avions, hélicos, cartouches, uniformes etc. Certes, il fallait remplacer certains équipements, mais les coûts auraient été beaucoup moins élevés si nous n'avions pas été en guerre. Notre traditionnel rôle de maintien de la paix - par opposition au rôle guerrier - est beaucoup moins élevé.

Tom Voeckler, Magog

12 octobre 2008

Dernièrement, je me suis demandée ce qu'on ferait avec tous ces soldats canadiens ou québecois, déployés en Afghanistan ou ailleurs, si on devait tous les rapatrier au bercail d'ici quelques mois disons ? 
Si on ne veut pas voir renvenir des soldats dans des boîtes de bois, on n'a qu'à dissoudre l'armée !!! Ces soldats là, se sont enrôlés de bon gré je crois bien. Quand il y aura des conflits, ils n'auront qu'à dire nous on ne veut pas aller mourir ou tuer des gens qu'on ne connaît pas ! 
Mais, tous ces soldats devraient être payer même ici au pays, les payer "à jouer à la guerre", ou à se "regarder le nombril !"  
Peut-être devrait-on les envoyer à Montréal Nord, pour "suveiller les émeutes"...ou encore les poster à la sortie des centres sportifs quand il y a des évènements importants, surtout après les parties de hockey... 
ou encore les mettre aux portes des écoles, c'est rendu que c'est plus dangereux d'aller à l'école, que de voyager dans d'autres pays ! 
On pourrait les mettre sur nos routes pour empêcher les flots de rouler en fou et de se tuer et de tuer des innocentes.... 
"Comment ça coûte entretenir une armée ?" Mais comment ça coûterait si ils étaient allés ailleurs qu'en Afghanistan, ou encore à demeurer sur leurs derrières ici ? Quand on a a une armée, il faut s'attendre à ce qu'il y est des coûts, on n'est plus en 1940, tout se chiffre en milliards maintenant ! 
On a le choix avoir une armée et l'entretnir ou l'abolir ! 
Mais voyez-vous on fait partie des grands, on se doit de répondre présent quand il y a un conflit ! 
C'est mon opinion personnelle M.Godin merci...

Cécile Perreault, Ste-Sophie d'Halifax

12 octobre 2008

Vous avez raison M. Godin de mentionner que la guerre a été oubliée. Mais il n'y a pas que la guerre, il y a aussi les bactéries qui se développent dans notre alimentation canadienne et dont on entend jamais parlé et qui a fait des décès au Canada, et aussi les langues officielles au Canada. Croyez-moi, je trouve que les élections fédérales sont tellement concentrées sur l'économie qu'on en oublie aussi nos vraies valeurs Canadiennes. Les élections fédérales de 2008 sont ennuyantes et ne sont que pour les entreprises et les gens qui ont beaucoup d'argent. Autre point aussi à souligner, il y a une grosse part de responsabilité des médias, et ça, je ne suis pas la seule qui le pense. Je suis sûre qu'après le 14 octobre prochain, nous entendrons beaucoup moins la crise économique des Etats-Unis. Alors, pourquoi que les médias s'acharnent seulement sur la crise économique des Etats-Unis, et non pas sur les vraies valeurs Canadiennes. Où sont nos vraies valeurs canadiennes ?

Line Perras, Russell (Ontario)

11 octobre 2008

Mr Godin. 
Avec la crise économique, on a passé sous silence la guerre en Afghanisthan. 
On sait que les dépenses sont plus élevées que ce que mon ami Harper a affirmé. 
Si on enlève ou détruit l'opium ,oui il y aura des massacres. 
Imaginons un instant qu'on détruit la culture du tabac chez les indiens. 
Que se passera-t-il ?  
Pas difficile de prédire une crise pire que celle d'Oka. 
L'opium est la richesse de ce pays, leur exportation. 
On a des retombées négatives dues à la transformation de l'opium mais tout saccager !  
On comptera sur nos dix doigts le retour de nos soldats. 
Je ne crois pas à cette guerre. 
Réglons nos problèmes. 
A une heure sur terre , l'image du Canada a perdu sa crédibilité. 
Être identifié à Bush est un déshonneur.

Claire Thibaudeau, Sherbrooke

11 octobre 2008

L'OTAN n'ira certainement priver les seigneurs de guerre du gouvernement Karzaï de ce très lucratif marché dont les énormes profits sont utilisés pour acheter des armes au complexe militaro industriel de nos voisins du sud...( L'unique marché de la bourse de Kaboul n'a pas à craindre le manque de liquidité car l'argent de ces transaction ont un traitement privilégié par les banquier mafieux de la CIA dans les paradis fiscaux Y a-t-il encore quelqu'un qui ignore que ce pays est une pavocratie soutenu par la CIA ? Secret bancaire et secret d'état sont imbriqués l'un dans l'autre) 
Votre carnet arrive tout de même à point pour effleurer le sujet de cette guerre et questionner la caution que l'on donne au gouvernement en votant libéral ou conservateur. 
Est-ce possible d'élargir nos oeillères en ce qui concerne cette crise de confiance envers les institutions financières et de poser un regard plus global sur l'ensemble de nos institutions avant que cette crise ne vide de tout sens l'acte même de voter . 

Denis Miron, Montbeillard

11 octobre 2008

Les chiffres révélés cette semaine sont incomplets. 
 
Aux coûts mis de l'avant par M. Page, il faut ajouter les plusieurs milliards de dollars pour l'achat d'hélicos, de chars, de drones, de cartouches, d'uniformes de combat etc. Bien sur, il fallait remplacer certaines pièces désuètes d'équipement, mais les nouveaux achats se sont faits en fonction d'une situation de guerre. Dans notre rôle traditionnel de maintien de la paix, nous n'aurions pas eu à nous équiper de façon beaucoup plus coûteuse en fonction d'une guerre au succès bien incertain.  
 
Gardons aussi à l'esprit que lorsqu'ils sont en Afghanistan, nos soldats, reprenant ainsi le modèle américain, ne paient pas d'impôts, qu'ils reçoivent une prime au danger et une prime de "subsistance" (et ce bien qu'ils soient vêtus, nourris et logés sur la base militaire). Ça - tous ces petits avantages douillets - le ministère de la Défense se garde bien de nous le révéler...

Tom Voeckler, Magog

10 octobre 2008

Pour paraphraser le président Nicolas Sarkozy, je dirais que : « tout est lié » : la guerre en Afghanistan, la crise des marchés, la crise de l'immobilier, les fluctuations sur les monnaies et sur le pétrole et la misère endémique dans certaines parties du monde. Tout comme le fait que tous les américains du nord, incluant les canadiens et nombre d'européens sont plus pauvres aujourd'hui. De même façon, la recherche éperdue de plaisirs des uns, la recherche effrénée de performances, l'usage abusif de toutes sortes de drogues pour justement améliorer d'illusoires performances, tout cela contribue à la production de pavot et nombre de substances dérivées ou connexes, simultanément cela favorise toutes formes d'économies parallèles à l'abri qui plus est des impôts, lesquelles entremêlées et de manières aussi transparentes que possibles aux activités légales ; viennent corrompre la valeur de toutes choses, entraînant de ce fait une surévaluation de certains produits et conjointement la dévaluation de toute autres produits et valeurs vertueuses, incluant celles qui ont fait l'humain : le travail, les économies, la famille et le partage. Bizarrement ou de facto, c'est l'Islam qui aujourd'hui nous montrent ce que nous sommes parce que nombre d'entre eux font plus avec moins et parce que le sens du sacrifice est tenu en très grande estime. De même les musulmans pauvres savent offrir l'aumône à ceux qui sont moins fortunés qu'eux.  
 
Pour régler les problèmes des autres, il faut aussi régler les problèmes chez nous. Apprendre de nouveau les valeurs de solidarité et de loyauté envers nos amis et retirer sans délais nos troupes engagées en Afghanistan. Il y a d'autres voies, elles sont pour ainsi dire aussi vielles que le monde elles s'appellent : la diplomatie.

Serge Drouginsky, Montréal

10 octobre 2008

Bonjours M.Godin. 
Malgré que le commun des mortels n'est pas accès à l'information souhaitable vu qu'elle est contrôlée, il est permis de croire que le nombre de soldats tués va aller en s'augmentant au fur et à mesure que la cohalition va s'attaquer au trafic de la drogue, la principalle source de revenu des Taliban autant que du gouvernement Karzaï.

Mario Goyette, Charny Qc.

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