L’œuvre de Luc Archambault me rejoint. Je le considère comme un artiste de premier plan. C’est dire que j’attache une grande importance à l’esthétique, à la structure de l’œuvre et à l’émotion qu’elle transmet. Et pour ce qui est des racines de son œuvre, je dois dire que je suis sensible à un certain classicisme que je retrouve chez lui; et plus encore, son apparentement avec la grand école du symbolisme. Non pas dans les thématiques – encore que… – mais au plan formel. Je dirais qu’il est de la lignée de Gustave Moreau – dont l’œuvre et l’enseignement à l’École des Beaux-Arts à la fin du siècle dernier ont marqué plusieurs générations d’artistes; dans cette même lignée, je trouve aussi le peintre britannique Burne-Jones. Je ne voudrais pas que ces apparentements qui m’inspirent un grand respect, donnent l’impression d’enfermer Luc Archambault dans une catégorie puisque, en définitive, il y a déjà un bon moment qu’il est parvenu à être lui-même.

Jacques Languirand