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Le pourquoi,
le comment
et le peut-être |
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C'est une remarque d'Hubert
Reeves, le célèbre astrophysicien et philosophe, qui m'a incité à chercher
une explication à l'astrologie. Invité avec d'autres scientifiques à se prononcer
sur cette pratique, Hubert Reeves a d'abord rappelé que l'astrologie n'a aucun
fondement scientifique, dans le cadre du moins de la vision que suggère aujourd'hui
la science; pourtant, devant le mystère que soulèvent certaines croyances occultes,
il a prudemment ajouté: " Y'a un truc... ", dans le sens,
ai-je compris, qu'il existe peut-être une explication à des pratiques non rationnelles
qui, pour le moment, demeurent inexplicables. |
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Les rapports de la science et de l'astrologie sont plutôt orageux. De toute évidence,
il s'agit de deux mondes qui ne sont pas destinés à se rencontrer. Mais c'est
aussi ce qu'on disait autrefois de l'Orient et de l'Occident... qui ont pourtant
fini par se rencontrer.L'astrologie
soutient, en particulier, que la position des astres à la naissance détermine
ou contribue à déterminer la personnalité et, relativement, le destin. Or, il
se trouve que le ciel qu'on peut observer aujourd'hui n'est plus et
depuis belle lurette! celui
des astrologues. |
| LAFLEUR,
Claude . " L'astrologie perdue dans l'espace ", Québec-Science
Déc.95/Jan.96. | |
Dans un article paru récemment dans un magazine de vulgarisation scientifique,
l'auteur résume comme suit les " cinq bonnes raisons de ne pas croire
à l'astrologie " : - La
terre n'est pas au centre de l'univers;
- il
y a plus de cinq planètes dans le système solaire;
- le
système solaire est composé de milliers d'astres;
- les
constellations n'existent pas;
- les
signes zodiaques ne sont pas justes.
Ce
dernier point mérite d'être précisé : " Comme l'axe de rotation
de la terre a pivoté depuis 3 000 ans, rappelle l'auteur, les constellations
sont décalées dans le zodiaque. Ainsi les natifs du Sagittaire sont astronomiquement
parlant, des Scorpions. " Ce qui, de son point de vue, est juste.
Mais, encore une fois, cet énoncé n'explique pas pourquoi, parfois, dans certaines
conditions, ça marche. Il
se trouve pourtant qu'en cette fin de millénaire le savoir scientifique n'est
plus ce qu'il était. La vision que la science actuelle suggère de la réalité n'a
plus grand-chose à voir avec l'idée qu'on s'en faisait jusqu'à Newton. Depuis
la théorie de la relativité d'Einstein
et celle de la mécanique quantique, je dirais que le bon sens a pris du plomb
dans l'aile! Et rien ne nous dit qu'un jour, la science post-newtonienne n'aura
pas une explication à proposer à ceux qui, comme moi, constatent que l'astrologie,
parfois, dans certaines conditions, ça marche... |
| KEEPIN,
Will; "Why So Many of Us Now Believe The Stars Reflect The Soul, ASTROLOGY
RISING", Life, july 1997. | |
L'exemple de la relativité
C'est
à l'écrivain américain Kenneth Miller que revient le mérite d'avoir déniché un
scientifique qui est même physicien! qui croit à l'astrologie;
qu'il a interviewé pour un article paru récemment dans LIFE . Ce physicien-astrologue,
du nom de Will Keepin, explique: Pendant
des siècles, on pouvait trouver des centaines d'expériences qui confirmaient les
principes de la physique de Newton. Mais on restait toujours avec deux ou trois
de ces anomalies agaçantes qu'on ne pouvait pas expliquer, sans pour autant pouvoir
les écarter du revers de la main. Or, c'est précisément grâce à la persistance
de ces anomalies que les théories de la relativité et de la mécanique quantique
ont fini par voir le jour. Autrement
dit, c'est ce qu'on ne comprend pas, qui ne trouve pas sa place dans l'explication
du moment, qui doit inspirer la recherche. Et Keepin d'ajouter que l'astrologie
pourrait peut-être bien avoir un fondement scientifique si on considérait cette
pratique à partir d'une vision post-newtonienne. Par exemple, avance-t-il, à partir
de l'hypothèse que suggère David Bohm, le célèbre physicien britannique, avec
son modèle holographique de l'univers dont chaque partie reproduit les caractéristiques
de l'ensemble, comportant par ailleurs une dimension accessible qu'il appelle
l'ordre explicite, et une dimension inaccessible, l'ordre implicite. L'astrologie,
précise Keepin, pourrait être du niveau de l'ordre implicite... Quant à moi, je
suis incapable de poursuivre mon investigation sur un terrain qui m'est aussi
peu familier. |
| DAMASIO,
Antonio; L'Erreur de Descartes, Éd. Odile Jacob. | |
De quel côté se tourner?
Sans
renoncer pour autant à une explication matérialiste que pourrait un jour suggérer
la science, je cherche plutôt l'explication de l'astrologie dans l'hypothèse d'un
champs de pensée ou d'énergie (ce qui pour moi revient au même), qui serait l'effet
de la croyance en l'astrologie, partagée par des centaines de millions d'individus
de différentes cultures pendant des millénaires. Je veux en venir à soutenir,
en somme, que l'astrologie est du domaine de l'inconscient, plus précisément de
l'inconscient collectif, et que les divers éléments qui en composent la grille
que sont, par exemple, les planètes avec ce qu'elles évoquent, etc..
tiennent des archétypes. Cette suggestion de ma part montre assez que je suis
habité par le goût du risque! Mais quoiqu'il en soit, j'éprouve tellement de plaisir
à patauger dans ce que j'ignore à l'aide de que je sais, que je vous invite à
me suivre sur les quatre chemins sinueux de ma démonstration. On
doit la notion d'inconscient collectif à Carl G. Jung, un des pères de la psychologie
moderne. Mais l'inconscient, personnel ou collectif, jusqu'à tout récemment, était
réputée assez peu scientifique... Jusqu'à tout récemment, en effet, car depuis
peu l'inconscient personnel c'est toujours ça!
fait l'objet d'une explication scientifique! " Freud
avait raison! ", reconnaît Antonio
Damasio, psycho-neurologue américain, qui soutient dans un ouvrage paru récemment
que " certains marqueurs somatiques du cerveau peuvent être mis en
jeu de façon cachée, inconsciente ". Autrement dit, qu'il y aurait,
" engrammé dans nos neurones, un inconscient ".
(Sigmund Freud, qui était lui-même neurologue, doit se retourner de joie dans
sa tombe, lui qui croyait que l'on découvrirait un jour les voies de l'inconscient
dans le cerveau!) |
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Personnel ou collectif?
Mais
qu'en est-il de l'inconscient
collectif? Puisque, pour expliquer l'astrologie par l'existence
de l'inconscient, on doit nécessairement passer du plan personnel au plan collectif. L'inconscient
collectif serait, selon Jung, un " fonds d'images anciennes qui appartiennent
au trésor commun de l'humanité ". Les archétypes qui en sont
le fondement se retrouvent dans les mythes anciens et les légendes, de même qu'à
travers certains symboles de nos rêves profonds. On peut alors se demander si
cet héritage de l'humanité ne serait pas, lui aussi, engrammé dans les neurones?
Une belle piste pour un prix
Nobel ! Mais en attendant, l'allusion à l'effet que l'astrologie pourrait être
engrammée dans les neurones risque fort de provoquer plus d'un infarctus chez
les scientistes... Pourtant, l'astrologie ne prend-t-elle pas racine dans cet
héritage de l'humanité? La question
mérite d'être retenue puisque l'on soutient par ailleurs que les étapes de l'ontogénèse
le développement de l'individu, depuis la fécondation de luf jusqu'à
l'état adulte reproduit les étapes de la phylogénèse le
développement des espèces au cours de l'évolution! On peut se demander si le cerveau,
au cours de la gestation, alors que le petit être humain traverse toutes les étapes
de l'évolution de l'humanité, n'engramme pas aussi ce qui est du niveau archétypal.
Autrement dit, dans quelle mesure les acquis culturels ne seraient pas seulement
transmis d'une génération à la suivante mais aussi engrammés dans les neurones?
Se pourrait-il que l'on puisse expliquer les acquis de la société par les lois
qui régissent l'évolution des espèces? Pourtant ne dit-on pas que la culture,
à un moment récent de l'évolution, a pris la relève de la nature? Lévolution
culturelle laisserait-elle aussi des traces au niveau des neurones? Ces questions
et beaucoup d'autres tout aussi folles! sont peut-être, malgré tout,
autant d'avenues à explorer... pour expliquer les anomalies. Étant
donné l'universalité des symboles associés à l'astrologie, il n'y aurait rien
d'étonnant à ce que cette pratique prenne racine au niveau de l'inconscient collectif.
L'astrologie formerait ainsi un champs
de pensée dont les éléments, les
symboles seraient pour ainsi dire figés dans le temps. Ce qui permettrait d'expliquer
en particulier une des anomalies soulevées plus haut : comment se fait-il,
en effet, que si l'astrologie est un système de références totalement déphasé
dans le temps, comme l'affirment les scientistes, cette grille n'en continue pas
moins d'être significative. Ce
qui suppose entre les intervenants et le champs de pensée formé par le savoir
traditionnel de l'astrologie, une
forme de communication. Et c'est
ici, curieusement, que l'initiative d'une guenon me revient à l'esprit. |
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On n'arrête pas le progrès
Cette
guenon, appelée Imo, vivait sur une île d'un archipel nippon. Pour avoir un jour
découvert ce qu'il convient de faire avant de manger des patates douces enfouies
dans le sable, Imo allait devenir une 'star' dans les milieux scientifiques. Elle
avait tout simplement découvert... qu'il fallait les laver! Ce qui peut sembler
aller de soi mais encore fallait-il y penser si j'ose dire à propos
d'une guenon! Cette expérience lui paraissant offrir des avantages au plan gustatif
et sans doute aussi digestif, elle devait entreprendre de communiquer son expertise
aux autres membres de sa tribu. Or, il se trouve que, peu à peu, les singes qui
vivaient dans les autres îles de l'archipel, sans qu'il y eut de contact entre
eux et ceux de la tribu d'Imo, ont aussi adopté le même comportement. Une question
vient aussitôt à l'esprit : comment cette leçon a-t-elle été communiquée
aux autres tribus de l'archipel? |
| GOLDBERG,
Philip. L'intuition, Éd. de l'Homme. | |
Dans un même ordre d'idées, personne n'a encore trouvé dexplication à un
phénomène de même nature, semble-t-il, que l'on peut observer chez les rats. " On
sait depuis longtemps qu'il suffit que plusieurs rats apprennent à s'acquitter
de tâches nouvelles, en acquérant un nouveau comportement, pour que les générations
suivantes adoptent beaucoup plus rapidement le même comportement. Or, il ne s'agit
pas en la matière d'une simple transmission génétique de caractères acquis, puisque
les rats n'ont aucun lien héréditaire avec les innovateurs
de la première génération. Ils reproduisent le nouveau comportement tout
aussi rapidement que leurs descendants directs. " On a aussi
observé que si un groupe de rats se familiarise avec un labyrinthe dans un temps
donné, un prochain groupe, même s'il se trouve à l'autre bout du monde et qu'il
n'a donc aucun contact avec le premier, y parviendra plus rapidement. Et le groupe
suivant encore plus rapidement et ainsi de suite, jusqu'à ce que soit atteinte
la vitesse optimale. Dans tous ces cas, on parvient éventuellement à une masse
critique suffisante pour que tel comportement exceptionnel devienne norme quasiment
universelle. |
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Ce qui n'est pas sans rappeler l'observation faite maintes fois, selon laquelle
les mêmes théories, concepts, inventions apparaissent simultanément un peu partout
dans le monde, dans divers domaines, chez des individus qui n'ont pourtant aucun
contact les uns avec les autres. L'effet d'imitation, pour le moins surprenant,
déclenché par l'initiative de la belle Imo, suggère rien de moins qu'une forme
de communication télépathique! Ou si cette explication vous gêne : rien de
moins qu'un champs de pensée le mot est fort! alors j'opte pour :
énergétique... propre à telle espèce, telle société animale, dans
lequel les individus peuvent puiser des informations, des modèles de comportements,
etc., susceptibles d'augmenter leurs chances de survie. (Cela dit, bien sûr, pour
le seul plaisir d'évoquer le fantôme de Darwin!) C'est beaucoup? Peut-être, en
effet. Mais avez-vous autre chose à proposer? Or,
il se trouve que c'est à peu près là ce que suggère l'hypothèse d'un biologiste. |
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Une révolution ou... un pétard mouillé?
Il
y a quelques années, une nouvelle théorie évolutive voyait le jour en biologie.
Il faut savoir que, dans les milieux scientifiques, on estime généralement que
l'évolution des espèces s'est faite trop rapidement pour qu'elle n'ait dépendu
que de la transmission de l'ADN... Depuis peu, il est vrai, la génétique moléculaire
permet d'expliquer en partie ce phénomène, mais des chercheurs estiment que l'explication
suggérée par cette nouvelle discipline n'est pas entièrement satisfaisante. Les
recherches se poursuivent donc dans le but de comprendre cette anomalie. C'est
dans ce courant que s'inscrivent les travaux de Rupert
Sheldrake, un jeune biologiste britannique,
qui a soumis l'hypothèse dite des champs morphogénétiques ou théorie
de la causalité formative. Cette explication, qui remet sérieusement en question
la vision purement matérialiste de l'évolution, repose en fait sur le concept
d'une double transmission : d'une part, des distorsions physiques avec les
modifications physiologiques que cela comporte et, d'autre part, l'existence d'un
réservoir, lui-même en évolution, où se retrouvent les acquis qui ne peuvent être
transmis génétiquement. Il y
a deux ans, l'Institut
des Sciences Noétiques qui s'intéresse
tout spécialement à l'hypothèse de Sheldrake a demandé à des étudiants en sciences
de trouver des projets d'expériences peu coûteuses qui permettraient d'en démontrer
le fondement. Le plus curieux des projets suggérés repose sur la prémisse suivante :
si un savoir nouveau enrichi un champs de pensée, devenant ainsi accessible au
plan psychique, les mots croisés qui paraissent dans les journaux devraient donc
être plus faciles à réussir le lendemain que le jour de leur parution, puisqu'un
nombre donné d'individus les auraient déjà réussis. Ce qui s'est avéré! |
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Revenons à nos moutons
L'astrologie
propose une grille dont chaque élément a une valeur symbolique. Il est donc impossible
de ramener l'astrologie à ce que pourrait être une grille astronomique qui est,
au contraire, essentiellement mathématique. De ce point de vue, il n'y aura jamais
d'explication scientifique satisfaisante de l'astrologie. Il s'agit en fait d'une
science occulte, ou
encore d'un art selon
le point de vue qui ne peut être réduit à de simple valeur mathématique.
La science n'a pas à se prononcer sur l'astrologie. Ce n'est pas de son domaine.
Elle n'a pas non plus à se prononcer sur ceux qui ont recours à cette grille.
Ils ne sont pas plus en danger de " capote " que les scientifiques
pointus qui ne voient le monde que par le petit bout de la baguette d'une hyper-spécialité.
Et plus la science progresse, plus les spécialités se découpent, se morcellent
en spécialités encore plus spécifiques et de plus en plus réduites. C'est
d'une part en grande partie ce qui permet à la science de progresser. Mais cette
hyper-spécialisation, nécessaire dans la recherche, n'autorise pas pour autant
des scientifiques à se prononcer sur tout. Je n'ai pas dit : les scientifiques.
Car il y a encore Dieu merci! des scientifiques qui ont
à la fois une vue pointue et une vue périphérique. Mais vous observerez que ces
scientifiques qui ont de l'envergure c'est le mot que je cherchais
gardent, le plus souvent, un esprit ouvert. Ce qui ne signifie pas pour autant
qu'ils devraient croire à l'astrologie, mais, au moins, ils savent que la science
ne peut pas tout expliquer. Le psychologue Abraham Maslow disait à propos des
spécialistes qui ne possèdent qu'une vue pointue, qu'ils ont tendance à se comporter
comme quelqu'un qui ne possèderait pour seul outil qu'un marteau : il ne
voit dans le monde que des clous à enfoncer! |
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Et l'intuition dans tout ça?
L'astrologie
est une grille donc, en ce sens qu'elle tend à recouvrir la réalité de manière
à en dégager les éléments qui la composent. Pour simplifier, je dirais que chaque
planète représente une valeur. Il se trouve que je peux considérer une valeur
de façon logique, linéaire; puis deux valeurs. Mais dès que je parviens à trois
valeurs, la logique ne suffit plus : la pensée linéaire s'étouffe. Alors
que dire d'une grille qui considère un nombre infini de valeurs. Je peux, bien
sûr, pousser le plus loin possible la compréhension par la logique. Un peu comme
essayer de comprendre rationnellement le concept de l'infini. Mais à un moment
donné, je dois nécessairement me replier sur l'intuition. C'est
à partir de ce point que l'explication scientifique se trouve éjectée. Et c'est
aussi à partir de ce point que le terrain devient glissant. Car on trouve des
astrologues incultes comme on trouve des scientifiques incultes. Sans compter
qu'il est impossible qu'un astrologue soit objectif, c'est-à-dire qu'il renonce
au point de vue que lui impose son état (marié ou célibataire, hétérosexuel ou
homosexuel, homme ou femme, etc.) et sa nature (introverti ou extraverti, etc.).
On pourrait en dire autant de certains scientifiques. Mais dans ce cas, c'est
encore plus grave puisqu'ils prétendent se définir en fonction de la rationalité,
ce qui n'est pas le cas des astrologues. Il
en va de l'interprétation astrologique comme de l'interprétation des rêves. On
aura beau posséder tous les livres sur l'interprétation des rêves, il restera
toujours une partie du sens qui échappera à la linéarité des définitions. Comme
Freud le disait: " Les éléments du rêve sont les éléments du rêveur. "
Or, dans la mesure où l'astrologie appartient au domaine du mythe et que le mythe
est au rêve ce que le niveau collectif est au niveau individuel, je dirais que
pour interpréter les thèmes astrologiques, la même prudence est nécessaire que
pour interpréter les rêves... Je
veux rappeler en terminant que si, pour expliquer l'astrologie, j'ai osé suggérer
une vision aussi éclatée, c'est que le vide, l'absence de tout intérêt de la part
des scientistes pour cette pratique qu'ils écartent du revers de la main avec
le plus grand mépris, me fait l'effet d'un vacuum. Et que, tout simplement, mon
expérience personnelle et celle de plusieurs personnes de mon entourage, qui
ne sont pas parmi les plus cinglés que je fréquente, me confirment que l'astrologie,
parfois, dans certaines conditions, ça marche! Avez-vous
une autre explication à proposer? |
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Daprès :
 | Encyclopédi
universalis, Corpus, Tome 3, 1993. |  | VERREUIL,
Marianne. Dictionnaire pratique des Sciences occultes, Éd. Le Livre des
superstitions, Laffont, 1995. |  | Univers
de la para-psychologie et de l'ésotérisme, Tome 3, Éd. Martisart, 1976. |
 | Les
phénomènes inexpliqués, aux frontières de l'inconnu, Sélection du Reader's
Digest, 1983. |  | VEYRIER,
HENRI. Encyclopédie de la divination, Éd. Cercle du Livre Précieux, 1982. |
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