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la théorie évolutionniste

la chasse... et la guerre

la personnalité androgyne

problèmes du couple

importance du couple

la volonté d'amour

les anciens

la recherche du SOI

le couple

  

de la scissiparité au couple

Il y a cinq millions d'années, le sexe fut la clé qui ouvrit les portes à un avenir biologique d'espèces proliférantes et d'adaptations rapides à de nouveaux milieux. "

Robert ARDREY, Et la chasse créa l'homme, Stock/Monde Ouvert.

Pendant des millions d'années, l'évolution s'est faite à travers la reproduction d'êtres monocellulaires par scissiparité : la division d'une cellule en deux cellules parfaitement identiques. Cette forme de reproduction est non seulement monotone - si on peut parler ainsi d'une étape de l'évolution - mais elle ne permet aucune diversité au plan de la reproduction même.

Le sexe allait être, à une étape ultérieure de l'évolution, ce dont la vie avait besoin : la reproduction d'un rejeton imprévisible, par l'union de deux parents génétiquement différents. C'est ce qui allait donner à la sélection naturelle ce dont elle avait besoin : une diversité pratiquement infinie. Le couple est donc, à ce niveau, l'agent de l'évolution de la vie. Dans l'évolution de la sexualité, le couple humain a dépassé l'animalité en inventant la copulation frontale, une posture qui individualise et intensifie les rapports sexuels.

Cette posture peut être dépréciée par nos technocrates sexuels à la mode, mais au moins on savait avec qui on le faisait et, si la relation était agréable, on pouvait un jour l'appeler amour. "

Robert ARDREY, Et la chasse créa l'homme, Stock.

Le couple humain était né.

  

la crise de civilisation

Pour que survive le couple, il faut replacer la crise qu'il traverse ces années-ci dans le contexte de la crise de civilisation. Je veux dire qu'on rend bien souvent le couple responsable de situations qui sont, en fait, créées par la société. Pour que survive le couple, il faut aussi prendre un certain recul par rapport au couple même, s'interroger sur la loi naturelle à laquelle il obéit - en particulier, sur l'opposition et la complémentarité des opposés, qui constituent le mécanisme régissant non seulement le couple mais l'individu lui-même.

 

la théorie évolutionniste

Lorsqu'on parle des rôles sexuels, l'atmosphère devient vite chargée d'électricité. Ces années-ci, qu'on le veuille ou non, la remise en question des rôles sexuels est au coeur même de la vie du couple.

Alors qu'on souhaite se libérer de plus en plus des stéréotypes, il est sans doute utile de s'interroger sur les conditions qui ont pu déterminer en partie ces stéréotypes - ce qui devrait peut-être aussi nous éclairer sur la part d'inné et la part d'acquis, ou mieux, sans doute, sur ce qu'il y a d'inné renforcé par l'acquis. Il est impossible de ne pas tenir compte des théories avancées par les évolutionnistes.

Les rôles sexuels ont de vieilles racines qui s'enfoncent profondément dans le passé de l'espèce. Au moment où nous voulons remettre en question ces rôles sexuels, il ne faut pas les perdre de vue.

 

la chasse...

Chez les évolutionnistes, on estime que plusieurs des explications que nous cherchons à certains de nos comportements se trouvent dans le fait que la chasse a dominé la vie de notre espèce pendant une longue étape de son évolution. Il y a un peu moins de 10 000 ans, nous avons franchi une étape culturelle déterminante : l'espèce humaine a découvert ou redécouvert la culture des céréales et des légumes, de même que la domestication de certains animaux. Mais, jusque là, c'est-à-dire sur une période d'environ 500 000 années, la chasse a dominé la vie quotidienne de notre espèce, ce qui représente quelque 25 000 générations. La sélection qui s'est opérée au cours de cette période a nécessairement laissé des traces. En particulier, pour ce qui est des rôles respectifs attribués aux sexes dans le couple. Ce que certains appellent la polarisation sexuelle de la société. Je pense à la femme au foyer et à l'homme qui travaille à l'extérieur. Il y avait, à l'époque où dominait la chasse, deux espaces : celui de la reproduction, au centre du territoire, dominé par la femme; et celui de la chasse, à la périphérie, parfois même à l'extérieur du territoire, dominé par l'homme.

 


... et la guerre

La guerre et, en particulier, les invasions auxquelles elle donne lieu, a certainement contribué à renforcer la polarisation sexuelle. Le territoire d'un groupe est comparable à une balle en caoutchouc : plus on la presse, plus la résistance est grande. Au centre du territoire se trouvent les femmes et les enfants. Les hommes se tiennent à la périphérie.

Si le groupe, qu'il s'agisse d'une tribu ou d'une nation, est attaqué, les hommes se replient vers le centre et la résistance devient de plus en plus grande. Malheur à ceux dont le centre est touché. Malheur aux vaincus... Leurs enfants sont tués ou faits prisonniers et leurs femmes violées. Le groupe est alors atteint dans son essence même.

Les femmes transmettent la vie, mais aussi la race, la religion, la langue - l'appartenance au groupe. Même dans les sociétés patriarcales. Un homme peut faire des enfants où il voudra. Mais si une femme devient enceinte d'un étranger, sauf exception, le groupe se trouve menacé. Du moins, c'est ainsi qu'autrefois on percevait la continuité. Et je ne suis pas certain qu'on la perçoive autrement aujourd'hui, quoi qu'on en dise.

On comprend mal aujourd'hui, à une époque d'émancipation, que la femme ait été l'objet de tant de protection, au point d'être souvent comme une prisonnière chez elle. Mais les invasions étaient nombreuses. Certains pays méditerranéens, par exemple, ont connu plus d'une centaine d'invasions en quelques millénaires. Il est certain que la guerre, comme la chasse, a contribué à la polarisation sexuelle.

 

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la personnalité androgyne

Un autre facteur de changement qui devrait contribuer à atténuer la polarisation sexuelle se trouve dans la valorisation de ce qu'on appelle la personnalité androgyne - qui emprunte à peu près également aux deux sexes - c'est-à-dire dans la volonté, encore une fois en particulier chez les jeunes, de se libérer des stéréotypes de leur propre sexe.

Dans les études socio-psychologiques, on tient de plus en plus compte de ce qu'on appelle la personnalité androgyne. Le mot androgyne n'a plus ici aucune connotation sexuelle : il s'agit d'un être, homme ou femme, qui ne se définit pas selon le stéréotype de son sexe. Du point de vue de la psychologie, la recherche de l'autre procéderait de l'envie inconsciente d'être l'autre. Selon Bruno BETTELHEIM, dans Les blessures symboliques, TEL, Gallimard, il y a en chacun de nous " l'envie que porte l'être humain à l'autre sexe ". Il explique que chaque sexe envie les organes et les pouvoirs sexuels de l'autre : à l'envie du pénis chez la fille correspond chez le garçon le souhait de porter un enfant dans son ventre.

La conscientisation, qui consiste à faire émerger les matériaux de l'inconscient au niveau du conscient, suppose donc qu'on reconnaisse un désir inconscient de s'identifier à l'autre sexe. Tout découle de la recherche de l'unité qui passe nécessairement par la dualité : de la recherche de l'harmonie qui est la résolution d'une tension. Une personnalité androgyne, autrement dit, emprunte beaucoup d'éléments de définition à l'autre sexe.

Les chercheurs ont fini par se rendre compte que la polarisation : les femmes pensent comme ceci, les hommes agissent comme cela... n'est pas assez nuancée. Dans la pratique, l'opinion et le comportement sont rarement aussi tranchés que le voudrait le stéréotype. Il ne l'est que dans le cas de personnes dont la définition est proche du stéréotype de leur sexe; alors que chez les androgynes, l'opinion ou le comportement pourra être parfois celui de l'autre sexe ou s'en inspirer. L'androgynie considérée de cette façon apparaît comme le signe d'un heureux équilibre.

Il est probable que l'évolution, tout en prenant appui sur les différences biologiques qui sont nécessaires à la survie de l'espèce, nous entraîne vers l'androgynie, dans la mesure où précisément l'espèce peut renoncer à certaines différences qui ne sont plus nécessaires ou même utiles à sa survie.

Il s'agit sans doute d'un processus très lent. Mais il est permis de penser que l'être de l'An 2000 sera encore un peu plus androgyne que nous le sommes aujourd'hui.

 

 

Le yin-yang

problèmes du couple :
problèmes individuels

Une vie de couple, c'est difficile à réussir. Il y a les problèmes auxquels le couple se trouve confronté. Mais il y a surtout les problèmes individuels qu'on n'avait pas résolus et qui font surface à la faveur de la confrontation avec l'autre. Vivre avec les autres constitue un défi. Vivre avec une autre personne, c'est encore plus difficile car on investit davantage. Mais le véritable défi, c'est de vivre avec soi-même. Mais on n'en est pas conscient. On finit par projeter sur l'autre tous ses démons. Il/elle devient l'autorité contre laquelle je veux me révolter; il/elle devient cet aspect de moi qui me culpabilise; - je projette sur lui/elle mes angoisses. Si les problèmes individuels étaient identifiés, il y aurait sans doute assez peu de problèmes de couple qu'on ne pourrait résoudre. Dans la mesure où on refuse de se regarder en face, de se connaître, de connaître ses souvenirs, ses émotions, il est difficile de vivre avec un être à travers lequel on est obligé de se regarder.

Les problèmes du couple sont en grande partie des problèmes individuels qui surgissent à la faveur du couple.

Il existe des problèmes inhérents au couple, c'est certain; mais une grande partie des problèmes qu'on dit être des problèmes de couple sont plutôt des problèmes personnels qui ont fait surface à la faveur du couple. Encore une fois, nous débouchons sur la nécessité du travail sur soi, ce qui est particulièrement difficile dans le couple, car la tendance est de travailler sur l'autre : l'homme a tendance à coloniser la femme.

Peut-être un peu moins ces années-ci, en particulier chez les jeunes. Mais la tendance est là. De faire sa conquête; de la plier à sa loi; de la dominer. Pour certains hommes, l'épouse parfaite serait un reflet d'eux-mêmes.

Mais la femme, de son côté, a tendance à convertir l'homme. Elle a bien vu qu'il avait tel défaut, tel problème, mais elle s'est dit que l'amour vient à bout de tout : elle va donc entreprendre de transformer son époux.

Parmi les pièges du couple, celui dans lequel on tombe le plus fréquemment consiste à vouloir conquérir / refaire l'autre. Au lieu de se conquérir soi-même; de se refaire par le travail sur soi. Mais il y a le doute terrible : si j'entreprends de travailler sur moi, est-ce que l'autre, l'époux / l'épouse, ne va pas profiter de la situation?, abuser de moi?, prendre le dessus? Comme c'est difficile de s'abandonner, d'avancer à découvert, de vivre généreusement car, au moment où on travaille sur soi, en effet, on renonce en partie à son système de défense, on montre son jeu, on devient plus vulnérable. Mais on doit pouvoir le faire faute de quoi, il faudrait admettre qu'on a épousé un être avec qui on ne peut pas s'ouvrir. À moins que ce ne soit une justification qu'on a trouvée pour ne pas s'ouvrir...

Je veux dire que le couple a le dos large. Il devient une justification. On met bien souvent sur le compte du couple la difficulté de se prendre en charge en tant qu'individu.

Dans la séparation et le divorce, ce qu'on fuit, c'est souvent soi-même. Il faut pouvoir vivre, ne serait-ce que quelques instants, sans masque et désarmé, tel que l'on est en face de soi-même, en face de l'autre.

Le travail sur soi, c'est l'investissement le plus important qu'on puisse faire dans la vie de couple...

 

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importance du couple dans la vie

Le couple est, pour la plupart des individus, ce qu'il y a de plus important dans la vie. Et je ne parle pas seulement du point de vue de l'espèce pour qui la reproduction est essentielle, mais aussi bien du point de vue individuel. Trouver un compagnon, une compagne; avoir un compagnon, une compagne; - c'est ce qu'il y aurait de plus important dans la vie. Pour avancer cela, je m'appuie sur les études qui ont été faites sur les facteurs de stress.

Il existe une échelle des facteurs de stress où on trouve, par exemple, le congédiement au huitième - considéré, donc, comme plus stressant que la mise à la retraite; le mariage au septième rang; mais, curieusement, la séparation au troisième... Il est donc plus stressant de se séparer que de se marier. Mais encore plus stressant est le divorce qu'on trouve au second rang. Au premier rang, considéré comme le plus grand facteur de stress, on trouve la mort du conjoint... Avant tout, avant la perte d'un emploi, avant les difficultés d'ordre sexuel, avant même une grossesse, comme plus tard les enfants qui quittent la maison, on trouve la mort du conjoint. C'est l'épreuve la plus difficile à surmonter. Et c'est autant à porter au crédit du couple et du mariage - dont on dit tant de mal ces années-ci.

Si telle est l'importance du couple dans la vie de la plupart d'entre nous, mais dont on ne prend conscience qu'à la mort de l'autre, une réflexion paraît s'imposer : c'est d'être plus attentif à notre vie de couple, d'investir davantage de temps et d'énergie, davantage de nous-mêmes, dans notre vie de couple, sans quoi, nous serons passés tout droit à ce qu'il y aurait de plus important dans la vie.

 

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la volonté d'amour

Nos aïeux étaient sans doute plus raisonnables. Ils fondaient une cellule sociale et perpétuaient leur lignée. Ils mettaient plus de sacré dans cette affaire que dans le désir et la passion. "

Louis PAUWELS, L'Apprentissage de la sérénité, Retz.

Statue HF couple.jpg (17169 octets)Il n'y a pas d'amour véritable sans volonté d'amour. Nous investissons dans le couple, dans le mariage en particulier, beaucoup de faux sentiments. Ce serait, selon des chercheurs, la raison de nombreux échecs : nous investissons trop dans le mariage, nous attendons trop du mariage, et nous sommes déçus. Sans doute, avons-nous aussi perdu le sens du sacré.

Ce qu'il y a de sacré dans le mariage, c'est la résolution d'un homme et d'une femme de vieillir ensemble " dit encore PAUWELS.

Mais ces propos ne sont pas à la mode : nous vivons à une époque où il ne faut pas vieillir. Malheur à ceux qui prennent du recul par rapport au cycle de la production / consommation. Malheur aux vieux, malheur aux vaincus... Nous sommes obsédés par la jeunesse. Cette obsession contribue sans doute à l'échec de nombreux couples. Reconnaître qu'on vieillit : accepter que l'autre vieillisse - je découvre mon vieillissement dans celui de l'autre; vouloir vieillir ensemble exige une grande lucidité. Cette lucidité peut contribuer à sauver des couples bombardés par les images de la jeunesse que la publicité et la propagande tentent d'imposer à une société comme critère absolu.

De la jeunesse et du mythe de l'état de célibataire, ce ballon qui commence à peine à crever. On commence à découvrir, à travers la littérature et le cinéma, la difficulté de vivre seul, particulièrement à notre époque. Mais la résolution de vieillir ensemble, transcende tout : les orages, les tromperies, les lassitudes... Alors seulement, la vie à deux prend un sens. Et pour ceux qui cherchent une définition de l'amour, je dirais que tenir ensemble jusqu'au bout, durer contre vents et marées, c'est la plus belle forme d'amour...

 

Le yin-yang

les anciens

dualité...

Pour les anciens, l'homme et la femme, dans le couple, sont à la fois opposés et complémentaires. Ils sont d'abord opposés. En ce sens, le couple participe de la dualité. Il existe toujours une tension entre deux opposés. Cette tension est même nécessaire. HÉRACLITE disait : " Le conflit est le père de toute chose. "

Du point de vue de la pensée traditionnelle, le couple a pour fonction de permettre à deux êtres de se polir l'un l'autre, par l'usure réciproque des aspérités... comme on voudrait que n'existât point cette fonction. Il faut pourtant vivre avec. Si on comprend la raison d'être d'un mécanisme, on prend alors un certain recul par rapport à ce mécanisme et il nous apparaît moins pénible à supporter. Ce qui suppose que l'on croit que la vie a un sens : que chacun d'entre nous progresse sur la voie vers une plus grande perfection.

Je crois qu'il n'y a guère de solution aux tensions qui existent dans le couple, sans le sentiment que la vie est une occasion de progresser vers un état plus élevé. Au lieu de regarder l'autre comme un ennemi, j'apprends à le considérer comme l'agent de mon perfectionnement. Si on laisse le temps au couple d'évoluer, ces deux êtres vont se transformer l'un l'autre.

Aussi bien participer consciemment à ce processus de transformation, plutôt que de résister... C'est l'égo qui résiste... Non, je ne veux pas que l'autre agisse sur moi, et encore moins qu'il soit l'agent de mon perfectionnement... Mais si j'étais déjà parfait, l'autre n'aurait aucune prise sur moi.

Il est évident que notre civilisation ne favorise guère la prise de conscience du fonctionnement d'un tel mécanisme. L'image du couple qu'on nous propose est celle de l'amour-passion.


... complémentarité

L'autre dans le couple est non seulement l'agent de mon perfectionnement mais en même temps le compagnon / la compagne qui me soutient dans l'épreuve, avec qui je chemine dans le labyrinthe du quotidien.

 Adam et Eve.jpg (7821 octets)Il y a beaucoup de choses que j'aurais pu dire sur le couple : parler de sondages, d'enquêtes, d'études savantes sur la vie à deux. Mais pourquoi ne pas dire plutôt ce qu'il y a au fond de moi, et qui, autrement, se cacherait plus ou moins habilement derrière les sondages, les enquêtes, les études, même si je sais que mes propos ne seront peut-être pas accueillis avec enthousiasme. Ils ne sont pas à la mode, c'est certain... Mais il est tellement plus facile de parler de l'amour-passion, de la libération sexuelle, et du droit à l'orgasme... Il est tellement plus facile d'alimenter le mythe de la sexualité. Plutôt que de parler du couple comme d'une entreprise difficile. Car ce qui compte, somme toute, ce n'est pas d'atteindre le but, mais le mouvement vers le but. Comme d'une entreprise exigeante, où l'un intervient comme l'agent de perfectionnement de l'autre; comme d'une démarche fraternelle, comme d'un compagnonnage au sens profond du terme, à travers le quotidien qui débouche sur la vieillesse à deux... Et de parler de l'amour comme d'un sentiment sur lequel on doit travailler, sur lequel on doit agir volontairement.
 

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la

recherche

du

SOI

Il y a aussi dans le couple quelque chose de plus grand, quelque chose d'absolu. Ce que je cherche dans l'autre, ce que j'aime, c'est le SOI - c'est l'autre qui est en moi comme chez l'autre, qui est en chacun de nous et que je devine chez l'autre avec qui je chemine, comme objet de mon désir, que je découvre par éclairs chez l'autre qui, petit à petit, me révèle ainsi à moi-même.

Les Anciens enseignaient que la recherche de l'autre dans le couple est aussi, sur un plan supérieur, la recherche de l'Autre qui est en chacun de nous, qui est le SOI - ce qu'il y a d'éternel en chacun de nous.

 
Le couple : conjecture sur ceux de demain
Le couple : péripéties de la vie à deux à travers les âges
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