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la réincarnation
et la loi du karma

 

L'incarnation est un choix.

Parvenu à une étape de son évolution, l'être choisit de s'incarner. Afin de poursuivre sa progression. Le mot choix peut prêter à confusion. Le choix obéit à la loi du karma : action-réaction. Ce sont les vies passées qui déterminent le choix.

On récolte ce qu'on a semé.

Les actions positives et négatives des vies passées. Autrement dit, l'action que je fais maintenant contribue à déterminer mon avenir. Le choix est donc l'aboutissement d'une démarche : il découle de la nécessité créatrice.


L'être choisit le véhicule – corps / personnalité – de l'incarnation, qui lui est nécessaire pour franchir la prochaine étape de son évolution. La réincarnation est un processus selon lequel on se retrouve, à chaque étape, face à soi-même : dans le véhicule, autrement dit avec le corps et la personnalité, qui sont à la fois le moyen de franchir l'étape actuelle et, pourrait-on dire, l'étape elle-même.

Le véhicule qu'on a présentement n'a jamais vécu d'autre existence dans le passé et n'en vivra pas d'autre dans l'avenir; ce qu'on est au niveau du Moi constitue le véhicule que le SOI emprunte pour franchir la présente étape.

Ce qui s'est incarné dans d'autres véhicules, dans d'autres corps, donc dans d'autres personnalités, autrement dit d'autres Moi, et qui s'incarnera sans doute encore dans d'autres véhicules, c'est le SOI ? qui existe non seulement sans le support du corps mais aussi sans celui de la personnalit? : faire l'exp?rience du SOI, de la conscience individuelle en dehors du corps et de la personnalit?, c'est ce en quoi consiste l'initiation.

Dans l'échelle de la progression : ce que je suis, c'est là que je suis.

 

le sens de l'incarnation


C'est pourquoi il est tellement difficile de s'accepter : d'être bien dans sa peau et dans sa tête. Parce que chacun constitue l'épreuve qu'il doit franchir, en même temps qu'il est le moyen de la franchir. Et c'est pourquoi l'essentiel est le travail sur soi : afin de devenir un meilleur outil pour, éventuellement, se dépasser – c'est-à-dire dépasser l'étape à laquelle on est parvenu dans son évolution.
 

Le travail sur soi – volontaire ou non.

Travailler sur soi volontairement est moins douloureux. Quand on sait ce qu'on est venu faire au plan physique, tout devient plus facile. Un peu plus facile... Bien que l'incarnation demeure une épreuve. Une étape à franchir. Elle est plus ou moins difficile selon l'attitude qu'on adopte - et je devrais ajouter : parfois selon l'attitude qu'on peut adopter, étant donné ce qu'on est.

Les êtres sont tous engagés sur la Voie; mais il ne sont pas tous parvenus au même point. Il y a ceux qui commencent à comprendre le mécanisme dans lequel ils sont engagés; et ceux qui sont encore loin de commencer à le comprendre. Ceux qui commencent à comprendre, commencent aussi à prendre du recul par rapport au mécanisme dans lequel ils sont engagés; ce qui revient à dire qu'ils commencent, dans une certaine mesure, à s'en libérer.

 

Il faut se dépasser.

Puisqu'on est l'étape présente de son évolution : pour dépasser cette étape, il faut donc se dépasser. Si nous avions le choix, il ne fait pas de doute que nous choisirions plutôt une épreuve qui serait à l'extérieur de soi.  Plutôt construire un chemin de fer, bâtir une pyramide, découvrir l'Amérique, que de travailler sur soi. Mais toute démarche à l'extérieur constitue une occasion de travail sur soi.J'écris ce livre pour moi ? comme une occasion de travailler sur moi-même.

Tout ce qu'on fait à l'extérieur de soi n'est qu'une façon de travailler sur soi. Que tu écrives un livre, que tu diriges une entreprise, que tu défriches une terre. Tu ne fais toujours que travailler sur toi-même. Le monde est une occasion diverse et multiple de travailler sur soi. L'objectif n'est pas le livre, n'est pas l'entreprise, n'est pas la terre. Ce sont des occasions de travailler sur soi. Ce sont des moyens, non pas des fins.

Le livre, l'entreprise, la terre – tout est à l'intérieur de soi. Être conscient du sens de la vie rend le travail sur les objets extérieurs plus fécond intérieurement. Par ailleurs, le recul que donne cette conscience favorise généralement aussi l'efficacité au plan même de l'action.  Enfin, cette conscience permet parfois, dans une certaine mesure, de choisir parmi les objets extérieurs ceux qui sont susceptibles de rapporter le plus intérieurement. Encore qu'il faille prendre garde aux pièges de l'Ego qui trouve plus de satisfaction, par exemple, dans la rédaction d'un livre que dans la réparation d'un toit qui coule... Les moyens sont différents pour chacun; mais l'objectif est le même : dépasser l'étape à laquelle on est parvenu; autrement dit, se dépasser.

Pour se dépasser, il faut dénouer ce qui est noué; ouvrir ce qui est fermé; éclairer ce qui est dans l'ombre. C'est ce que nous sommes venus faire; et c'est, selon la pensée ésotérique, le sens de la vie.


 

Chaque incarnation est comme un labyrinthe.
Qui débouche sur un peu plus de lumière.
Et l'ensemble des incarnations, comme un méta-labyrinthe qui débouche sur la Lumière, sur le divin en chacun de nous, sur le SOI que nous devons, petit à petit, réaliser.

Telle est l'initiation, tel est le sens de la vie.

 
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