
|
|
le
principe féminin
|

|
|
Redécouvrir le principe féminin, dans la
société, comme en chacun de nous. Redécouvrir la femme. C'est une question de survie.
Soit que l'humanité se tourne vers les valeurs féminines de coopération, d'entraide, de
communauté, ou nous sommes condamnés à disparaître à plus ou moins brève échéance. |
|
| |
|
émergence
de nouvelles valeurs
Nous serions actuellement au point critique entre deux tendances, entre deux systèmes
de valeurs. Ces deux systèmes correspondent aux deux principes :
- à une étape de son évolution, l'espèce favorise le principe masculin et les
valeurs qui lui sont associées, de contrainte, de compétition, de pouvoir;
- à une autre étape, l'espèce favorise le principe féminin et les valeurs qui
lui sont associées, d'empire sur soi, de coopération, d'avantages mutuels.
Avec le principe masculin, c'est la survivance du plus fort; avec le principe féminin,
la survivance du plus sage. Il faut se demander quel changement d'attitude entraîne le
fait de mettre l'accent sur les termes féminins. Quelles valeurs découlent de cette
nouvelle attitude, au plan collectif comme au plan individuel. |
| |
|
la
différence
''Les hommes et les
femmes sont différents. Ce qu'il faut rendre égal, c'est la valeur accordée à ces
différences.''
Diane McGUINESS et Karl PRIBRAM, Neuropsychologues à
l'Université de Stanford.
|
| |
|
Le principe féminin est tourné
vers le sujet plutôt que vers l'objet : il s'intéresse davantage aux êtres qu'aux
objets. Ce que paraissent démontrer des recherches portant sur la différence entre les
sexes. Mais quand on parle de l'opposition entre les deux principes, on ne doit jamais
perdre de vue que chacun d'entre nous participe des deux principes. Une nouvelle
génération de chercheurs, dont des femmes, met de plus en plus l'accent sur les
substrats biologiques du comportement. Tout en reconnaissant l'importance des influences
sociales, ces chercheurs affirment que la constitution neurologique de l'homme et de la
femme n'est pas la même, d'où un mode pensée et de comportement divergents.
Les hormones sexuelles auraient une influence sur la structure du cerveau, et seraient
à l'origine de la différence entre les deux sexes.
Ce qui frappe le plus, cest l'orientation des intérêts : lorsquils sont
petits, les hommes, s'intéressent davantage aux objets qu'au gens; les femmes
s'intéressent davantage aux êtres et font preuve de plus de chaleur humaine et de
compassion. |
| Aujourd'hui,
tout est devenu profane. Les fonctions du principe féminin, donner naissance et nourrir,
ont perdu leur caractère magique et sacré; le corps de la femme est devenu profane.
À certaines époques, l'érotisme était
d'essence sacrée : les attributs de la double fonction du principe féminin - le ventre
et les seins - étaient à la fois désirés et respectés comme des attributs sacrés. |
|
 |
|
| |
|
le
principe féminin et la Nature
La compréhension du principe féminin et des valeurs qu'il véhicule suppose
nécessairement le respect de la Nature.
Les rapports qu'on entretient avec la Nature sont à l'image des rapports qu'on
entretient avec la femme - véhicule privilégié du principe féminin. Notre civilisation
ne respecte pas plus la Nature qu'elle ne respecte la femme, le principe féminin et les
valeurs qu'il véhicule. |
| |
|
La
femme et l'instinct de vie
Notre civilisation est dominée par l'instinct de mort. Si nous voulons survivre, nous
devons désormais mettre l'accent sur les valeurs féminines. La femme est profondément
liée à l'instinct de vie : elle est du côté des enfants, de la Nature, des autres, des
animaux, des plantes et des choses...
Une société qui reconnaîtrait les valeurs féminines reposerait sans doute sur les
communautés d'entraide. Non plus sur la domination, la compétition, l'expansion. Pour
l'humanité, la morale naturelle est un facteur de survie et d'évolution. |
 |
|
modèle communautaire
À certaines époques, les femmes
pratiquaient le mariage communautaire et élevaient leurs enfants en commun, au point d'en
venir à les confondre. Il semble que les peuples adorateurs de la Déesse Mère, groupés
autour des sanctuaires, étaient souvent organisés selon le modèle communautaire.
La mise en commun des ressources, le
partage des responsabilités en matière d'éducation, comme aussi bien le problème plus
prosaïque de la garde des enfants et de leur regroupement en fonction de l'âge,
débouchent naturellement sur le modèle communautaire. C'est le modèle communautaire qui
répond le mieux aux besoins des femmes. |
|
| |
|
''Si les femmes s'unissent dans le but sublime de régénérer
l'humanité,
elles gagneront l'estime des hommes.
De nouveau, ils seront obligés de les respecter, de les admirer,
de les estimer, et d'être inspirés par elles...
L'époque qui vient sera celle de l'amour : cela signifie que
ce sera l'époque de la femme.''
Omraam Mikhaël
AIVANHOV,
propos recueillis par Claydne BRELET IN Question de, numéro 20. |
|
|
|
la
femme libérée
La femme ne doit devenir l'égale de personne. Elle doit s'appartenir. Elle doit se
libérer de l'image que lui impose une société dominée par les valeurs masculines. Elle
doit surtout ne pas faire de l'homme le modèle de sa libération. C'est ainsi qu'elle va
créer une société nouvelle.
Quant à l'homme, qu'il contribue à libérer la femme, d'abord et avant tout en
acceptant la part féminine en lui. En reconnaissant les valeurs féminines qui demandent
à s'épanouir en lui, comme dans le monde. Afin qu'ensemble nous bâtissions une société
nouvelle.
Cette civilisation, ne sera jamais si nous ne permettons pas aux femmes de la créer.
L'avenir est l'affaire des femmes, parce qu'elles l'interrogent par les yeux de leurs
enfants. |
| |
|
 |