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-... Celui qui ne participe pas à la transformation, comment pourrait-il transformer les autres hommes? - C'est bien, dit Lao-Tan, vous avez senti le Tao. |
Le modèle de l'univers que propose la physique classique considère que la matière est composée d'éléments solides, les atomes, constituant les objets qui forment un tout semblable à une grande machine. On croyait que cette grande machine fonctionnait selon des principes mécaniques sans aucun rapport avec le monde de l'esprit; on croyait aussi que les fonctions de l'univers étaient indépendantes et qu'elles ne pouvaient pas être affectées par l'observation scientifique. Selon le modèle que propose la physique moderne - la théorie de la relativité, celle des quanta et les autres qui en découlent -, l'univers apparaît au contraire comme un tout unifié, organique, holistique; comme un processus dont tous les facteurs sont reliés entre eux - en interaction. On ne peut séparer de l'ensemble aucun élément sans le détruire. Ce qui paraît évident lorsqu'il s'agit de l'homme, qu'on ne peut séparer de son environnement sans le détruire. Mais la physique moderne a démontré que cette interdépendance des éléments d'un système entre eux, et de chaque élément par rapport à l'ensemble, est vrai non seulement des organismes vivants mais aussi de ce que nous appelons la matière inorganique. |
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Le docteur Fritjof CAPRA, physicien, disait dans une interview :
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On pouvait croire, vers la fin du siècle dernier, que l'explication de l'univers physique serait matérialiste. Mais on sait aujourd'hui que la matière n'existe pas. Ce qu'on appelle la matière est, en fait, de l'énergie. L'effondrement de la matière : de l'explication matérialiste de l'univers physique, devait par ailleurs entraîner la chute de la Raison, considérée à un moment comme la souveraine du monde de la pensée. On sait maintenant que l'intuition joue un rôle déterminant dans la créativité, tant chez l'homme de science que chez l'artiste. Mais, surtout, on sait, depuis en particulier la révolution de la cybernétique et des sciences de la communication, que c'est dans l'interaction des facultés, comme par ailleurs et plus généralement, de tous les éléments d'un système quel qu'il soit, que réside le fonctionnement dynamique et harmonieux. Dans l'interaction, par exemple, des deux modes de pensée, l'occidental et l'oriental; comme de la raison et de l'intuition : de l'hémisphère gauche du cerveau, qui commande en partie la raison, et de l'hémisphère droit, qui commande en partie l'intuition; ou encore, dans l'interaction de la science et de la mystique. |
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