| Émission du lundi 6 mars 2000 | |||||
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Des policières trop sexy en Thaïlande |
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Apparemment, en Thaïlande, les femmes policières sont trop coquettes. Le chef de la police considère qu’un certain nombre de femmes policières portent un uniforme trop moulant, avec des jupes trop courtes, qu'elles sont trop fardées, les cheveux teints, etc. Alors, le port de la minijupe est proscrit ainsi que la vareuse qui met les formes en évidence. Une équipe doit désormais inspecter les uniformes des policiers, ceux des femmes comme ceux des hommes. Ce sont des femmes policières trop bien formées, peut-être… [rires] |
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| Le bonheur, c'est se perdre : Une question d'attitude |
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| GERRARD, Nicci. " Le bonheur est un animal à demi sauvage ", The Observer, Courrier international, N° 455, 22-28 juillet 1999. |
Le bonheur serait un animal sauvage ou à demi sauvage. Cette métaphore est tirée d’une recherche effectuée par un psychologue de l’Université Harvard qui a publié une étude sur le fonctionnement du " baromètre émotionnel ". Elle était fondée sur un questionnaire qu’on a adressé à plusieurs professeurs d’université, interrogés avant et après leur titularisation. L’idée était de savoir ce que ça leur donne d’avoir le titre de professeur ou de ne pas l’avoir. Dans un article de The Observer repris par le Courrier international, l'auteur, Nicci Gerrard, explique que cette recherche " apporte un éclairage inédit sur notre capacité au bonheur et notre refus obstiné du changement ". " Les enseignants étudiés par Daniel Gilbert s’attendaient tous à être ravis s’ils étaient titularisés, et passablement malheureux en cas d’échec. Or, dans les deux cas, ils se sont trompés. – C’est une belle leçon pour le mental, non? – Ceux qui ont réussi en ont conçu un bonheur de courte durée mais pas aussi intense qu’ils l’auraient imaginé. Et ceux qui ont échoué n’ont pas été aussi malheureux qu’ils l’avaient prédit. Il semble que l’état d’esprit individuel revienne toujours à la ligne de départ ", note l'auteur de l'article. |
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" Les insatisfaits |
" On peut éprouver de l’euphorie ou de la tristesse pendant un certain laps de temps, mais on ne tarde pas à revenir à son état initial ", précise-t-on ici. La leçon à retenir c’est qu’il ne faut pas tellement chercher à créer des événements; il faut changer les attitudes, les états d’esprit et les états d’âme. On le savait déjà, nous de Par 4 Chemins, mais il faut se le redire… " Les insatisfaits continueront à broyer du noir; les optimistes retrouveront leur bonne humeur. Un coup du sort, si violent soit-il, ne provoque guère plus qu’une petite déviation sur la courbe prévisible de nos vies. On peut en tirer des conclusions positives ou négatives : s’il n’est pas facile de devenir plus heureux, pour autant, il n’est pas si difficile de remonter la pente… – C’est vrai, prenez, par exemple, les gens qui gagnent à la loterie. – Les gagnants à la loterie ont a priori de quoi se réjouir, explique l'auteur. En fait après l’explosion de joie initiale – celle qu’on filme pour la télévision… – (qui s’accompagne souvent d’une frénésie de dépenses), les gagnants reviennent à leur humeur moyenne : s’ils étaient sombres auparavant, ils le resteront – vous les entendrez se plaindre : Ah, c’est compliqué, vous savez. On ne sait pas quoi faire avec tout cet argent qu’on gagne à la loterie... – S’ils étaient sereins avant, ils le redeviendront ensuite. – Ah, c’est amusant d’avoir un peu plus d’argent que d’habitude, diront-ils. Bref : l’argent ne fait
pas le
bonheur. Une autre étude qui a fait l'objet d'une publication américaine, La fièvre du luxe, ou pourquoi l'argent ne satisfait pas en période d'excès, de Robert Franks affirme que " deux décennies d’enrichissement et de dépenses excessives n’ont rendu personne plus heureux ". Pourtant, si on consomme plus, la courbe de consommation devrait nous donner une idée de la courbe du bonheur. Mais ça ne marche pas comme ça. |
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| " De toute évidence, la consommation effrénée ne joue pas longtemps un rôle thérapeutique. " |
" De toute évidence, la consommation effrénée ne joue pas longtemps un rôle thérapeutique. À en croire l’auteur de cette étude, le monde occidental s’est livré à une folie dépensière qui a fini par gagner les classes moyennes et même les milieux plus modestes. Ce qui était autrefois un luxe devient un bien dû, le manque est source d’insatisfaction. [On veut toujours] des maisons plus spacieuses, des voitures plus grosses, plus belles, des vacances plus luxueuses, moins de temps avec la famille et les amis, davantage de temps sur le divan. " " Sommes-nous condamnés à rester
d’éternels insatisfaits? " Le psychologue britannique Olivier James va plus loin que Robert Franks ou Daniel Gilbert. Dans son livre La Grande-Bretagne sur le divan un peu partout : Pourquoi sommes-nous moins heureux qu’en 1950 bien que nous soyons plus riches?, il note que les cas de dépression sont plus nombreux qu'ils ne l'étaient il y a cinquante ans, malgré une bien meilleure situation économique. Une analyse portant sur 39 000 personnes de huit pays conclut que les jeunes de 25 ans ont trois fois plus de chances aujourd’hui de souffrir de dépression; que les cas de dépression légère, en Grande-Bretagne, sont passés de 22 à 31 % de la population; qu'enfin, aux États-Unis, 20 % de la population a souffert de maladies mentales graves. – Justement, ils doivent voter bientôt…[rires] – Les toxicomanies, la criminalité, les comportements compulsifs tels que la boulimie, l’anorexie, le jeu pathologique sont en hausse – je comprends avec toute la publicité qu’on fait pour le jeu! –, au même titre que le taux de suicide, notamment parmi les jeunes hommes. " |
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" Nous éprouvons un
" Le bonheur consiste |
" James cite Freud sur ce point, poursuit l'auteur : la dépression est la règle et non l’exception. – C’est terrible cette idée, mais il y a du vrai. – Il invoque de nombreuses raisons pour expliquer notre malheur : certes, nous sommes globalement plus riches, mais le fossé entre riches et pauvres ne cesse de se creuser; le divorce est une sorte de guerre totale sur le plan affectif; le chômage entame l’estime de soi et hypothèque l’avenir; les jeunes grandissent si vite qu’ils ne profitent guère de leur enfance. Nous éprouvons un sentiment d’abandon, soutient James, tant sur le plan affectif que professionnel. " Tout n’est pas perdu parce qu’on dit plus loin : " Les excentriques détiennent le secret du bonheur. – Surtout ceux qui font de la radio… [rires] – Ils s’impliquent à fond dans leur projet obsessionnel. – Fais de la radio, fais de la radio, fais de la radio, c’est une obsession ça! – Les enfants heureux sont ceux qui s’absorbent dans leurs jeux. En d’autres termes, le bonheur consiste à se perdre. " |
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Je chercherais une meilleure chute que je n’en trouverais pas. Voulez-vous vous perdre avec moi? [rires] |
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| Les critères culturels de la beauté | |||||
Je ne vais pas vous raconter ma vie dans le détail mais il faut que je vous dise que, depuis un certain temps, nous sommes propriétaires d’un aquarium. Je ne me doutais pas jusqu’ici que je préparais un doctorat en matière d’écosystème, mais prendre soin d’un aquarium, c’est un peu ça. C’est ou trop chaud ou trop froid, il y a trop d’eau ou pas assez d’eau, l’eau est trop douce, ou trop alcaline, etc. Il y a de beaux poissons et il y en a de moins beaux. Parmi les beaux spécimens, il y a les discus, par exemple, qui sont orange, plats, un peu fragiles, évanescents, un peu transparents en même temps. D’autre part, il y a ces deux poissons qui se ressemblent, des poissons noirs rayés de blanc et qui ont l’air un peu de barbus, avec une drôle de gueule en forme de suçoirs. Nous, on les appelle les " squeegee " : vous savez, ces téteux professionnels qui nettoient les vitres de l’aquarium? Et dans leur cas, 30 cents, ça n’est pas satisfaisant. C’est vrai que ça ne fait pas beaucoup de l’heure, je dois dire… [rires] Toujours est-il qu’il s’est passé quelque chose de curieux. Ma petite-fille Mimi – qui est de l’âge de Julie-Pier pour ceux qui connaissent l'émission télévisée La boîte à lunch – était à regarder les poissons. Et tout à coup, je me rends compte, qu’entre tous les autres poissons, ce sont les squeegee qu’elle trouve intéressants. Elle se tourne alors vers moi et me dit : " Ah, ce qu’ils sont beaux! Viens voir grand-papa comme ils sont beaux! " Et là, je me suis pris à réfléchir. Est-ce parce qu’ils sont intéressants?
Ou parce qu’ils ont du caractère? Et puis, ils ont un profil professionnel,
si je puis dire. Mais, en même temps, je me disais que si j’avais
été une petite fille, ce n’est pas ce que j’aurais dit à
propos de ces poissons. Je les aurais trouvés spéciaux,
un peu, mais c’est tout. Il faut dire qu’à notre époque
les adolescents adorent les chauve-souris, les vers de terre |
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Cette histoire a refait surface dans mon esprit quand je me suis plongé dans un article qui porte sur les mystères de la beauté, paru dans le National Geographic (France). Parce que le National Geographic paraît en français aussi. Je suis peut-être de quelques mois en retard avec cette nouvelle… |
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D'après : |
Dans un article intitulé " L'énigme de la beauté ", l'auteure, Cathy Newman, fait observer que la science assimile la beauté à une stratégie. " ‘ La beauté est un signe de santé, me dit un psychologue. C'est un panneau sur lequel on peut lire : Je suis saine et féconde. Je peux transmettre vos gènes. ’ " Moi je veux bien mais il y a quand même une question de culture à considérer. Quand je vois ces filles maigres qui se promènent avec des robes flottant sur leur dos, elles n’ont pas l’air d’être en mesure de transmettre mes gènes. On pourrait essayer, par curiosité, mais je ne crois pas que ce soit un bon choix… " Des études suggèrent que les individus séduisants gagnent plus d’argent, sont plus souvent interrogés en classe, se voient infliger des condamnations plus légères et sont perçus comme plus sympathiques. " Remarquez qu’on parle de séduction, et non de la beauté comme telle. |
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" Pour le meilleur ou pour le pire, la beauté a de l’importance. À quel point? est une question qui secoue nos valeurs. Avec un peu de chance, plus nous vivons et plus nous élargissons notre expérience, plus généreuse devient notre définition. " C’est ce qui a retenu mon attention au départ, car je pense que c’est vrai. La beauté classique, oui bien sûr, mais la beauté de caractère, quand il y a de l’étoffe, de la personnalité, etc. moi, ça me fait bien triper en tous les cas. |
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Henry James, quand il a fait la connaissance de la romancière George Elliot, alors qu’elle avait 49 ans, a écrit à son père ceci : " Elle est magnifiquement laide! Elle a le front bas, les yeux d’un gris terne, un gros nez qui pend, une bouche démesurée découvrant une dentition irrégulière… Et pourtant, dans cette immense laideur réside une beauté des plus puissantes, qui, en quelques minutes, captive et charme l’esprit au point qu’on finit, comme je l’ai fait, par tomber amoureux d’elle. " Il faut voir au-delà des visages. On rappelle ici que dans les contes de fée, seules les âmes pures arrivent à discerner le prince charmant dans l’affreuse grenouille. Peut-être sommes-nous de vrais humains seulement quand nous en venons à croire que la beauté n’est pas tant dans les yeux que dans le cœur de celui qui regarde. " Une belle réflexion. |
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" Qu’est-ce qu’un visage attrayant? Un visage symétrique, précise-t-on ici. Mieux : un visage conforme à la moyenne, comme l'affirme Judith Langlois. […] Certains visages sont plus agréables à regarder. C’est une question d’harmonie et de positions des éléments. " |
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On voit que les attributs de ce qu’on appelle la beauté sont souvent liés à la jeunesse, à la santé et à la fécondité. Voici un extrait qui en dit long sur la question : " Prenez les lèvres qui, gonflées par les œstrogènes, atteignent leur volume entre 14 et 16 ans lorsque les femmes entrent dans leur période de fécondité. Lorsque la ménopause se déclare, les lèvres se flétrissent. " Une des hypothèses pour définir la beauté, c’est l’image de santé. C’est le message que donneraient les lèvres charnues, les yeux brillants, la peau satinée, etc. Mais certains doutent de cette analyse, car cette programmation – en supposant qu’on en ait une – peut être altérée par de multiples facteurs, principalement culturels. On donne l’exemple suivant : " On s’est aperçu que les peuples indigènes du sud-est du Pérou préféraient les femmes que la culture occidentale qualifierait de corpulentes. – Et même dans la culture occidentale, moi, j’en connais qui les aiment. Non, je ne les nommerai pas… – ‘ Une véritable théorie de la beauté humaine doit inclure les variations ’, déclare Douglas Yu ", un spécialiste de la question. |
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Marilyn Monroe racontait à une de ses amies : " J’ai su que j’avais un pouvoir à l’âge de huit ans. J’étais montée dans un arbre et quatre garçons m’ont aidée à redescendre. " Parce qu’ils étaient jeunes, probablement; parce que s’ils avaient été un peu plus vieux, ils lui auraient dit : Remonte donc, pour voir…[rires] Une dame dit, au contraire : " Ne pas être jolie m’a rendu service. On trouve d’autres voies. Ça m’a donné de l’humour, m’a rendue plus intelligente. On n’allait pas me prendre à l’université pour mon sex-appeal. " |
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Puis on parle de cheveux et des blondes. Je trouve ici des noms comme Jean Harlow, une grande comédienne américaine d’une autre époque, Carole Lombard, Marilyn Monroe et d’autres blondes célèbres. Vraiment blondes? Seul leur coiffeur en était certain, bien sûr. Marilyn disait qu’elle avait le plaisir de se sentir blonde des pieds à la tête. " Dans une perspective biologique, la blondeur conférerait un air juvénile,
" Quels autres messages les cheveux nous adressent-ils? se demande ici l'auteure. Dans la plupart des sociétés, les cheveux courts signifient la contrainte et la discipline, à l’instar des marines, des moines bouddhistes ou des prisonniers. – Beau mélange… [rires] – Les cheveux longs évoquent la liberté et l’anticonformisme. " |
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Je sens qu’on va me |
La beauté juvénile n’est cependant pas éternelle, car la loi de la gravité intervient à un moment de la vie. Et avec la gravité arrive le vieillissement – pire ennemi de la beauté – qui laisse des traces sur nous tous, car elle est bien en cause, de même que le temps, la génétique et l’environnement. Un spécialiste de chirurgie esthétique explique que : " Les os restent droits jusqu’à ce que vous soyez définitivement à l’horizontale […], tandis que les tissus mous commencent à se détacher des os, les joues roses de l’enfance font place aux bajoues jaunâtres de la vieillesse. Ce qui était jadis le menton se forme en fraise. Cette fragilité de la chair incombe au collagène et à l’élastine, matériaux contenus sous la peau qui lui confèrent son élasticité. " Et cette élasticité diminue avec le temps… |
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À propos du collagène, on explique ici que la peau se comporte un peu comme un pull-over : " Après avoir été porté et étiré dix mille fois, il devient lâche, et la peau également. Quand les mailles du collagène et de l’élastine se mettent à craquer, la peau perd de son élasticité. C’est alors que la loi de la gravité entre en jeu. Si le vieillissement est un phénomène normal, n’y a-t-il pas quelque chose d’anormal dans toute cette chirurgie qui taille et suture pour retarder l’inévitable? " C’est à vous de répondre à ces questions. Un article comme celui-là pourrait nous mener dans un débat fort différent. Se demander, par exemple, si on doit ou non se faire enlever les poches sous les yeux, rajouter ceci ou enlever cela. Vous pourriez être étonné de savoir tout ce que les gens se font rajouter ou enlever… Un spécialiste affirme que la frontière entre l’amélioration de son image et la névrose s’avère floue. On rapporte ici que l’actrice américaine Shirley Temple, quand elle avait justement huit ans elle aussi, avait dit : " Et si je n’étais pas aussi mignonne quand je serai grande que je le suis maintenant…" Une prémonition? Peut-être. |
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La vieillesse |
" La vieillesse n’est pas faite pour les poules mouillées ", affirme l'auteure de l'article et pour les vieux coqs non plus, je vous dirai.[rires] La formule est de Betty Davis. Tiens je vais la garder pour ma collection de citations. En tout cas, la vieillesse n’est pas faite pour des êtres narcissiques. Si vous ne pensez qu’à vous-même, vous avez tout à perdre. Et même si on n’a rien d’une poule mouillée, vieillir peut être un problème. Martha Graham… je ne sais pas si ce nom vous dit quelque chose mais c’est une personne associée à la danse. Elle a joué un rôle très important dans la danse moderne, mais avec l’âge, on dit qu'elle a sombré dans l’amertume. " Il lui arrivait d’appeler un de ses danseurs en pleine nuit, Bertrand Ross qui était de ses amis, pour lui dire : ‘ Mourrez pendant que vous êtes encore jeune et séduisant ’, puis elle raccrochait. " Je pourrais vous raconter plusieurs anecdotes comme ça sur la question. Pour terminer – ça fera une belle péroraison – l'auteure fait observer que " si Marilyn Monroe demandait aujourd’hui à suivre une cure d’amaigrissement, personne ne broncherait ". Tout le monde serait d’accord pour dire qu’en fait, elle est un peu grosse. Pour moi, ses rondeurs faisaient partie de son charme. J’aime tout ce qui est adipeux… [rires] Aujourd’hui, elle ne serait pas dans les normes de la mode "femme portemanteau". |
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| Le chien est un loup apprivoisé | |||||
GERMAIN, Mari-Sophie. " Les fils du loup ", Science & Vie, N° 961, octobre 1997. |
Les chiens, quel que soit leur âge, demeurent des bébés. Ils conservent une forme de néo-déni, une adaptabilité qui est celle des bébés animaux, autrement dit. D’autre part, je trouve intéressant d’apprendre que les chiens descendent du loup (Canis lupus) mais pas les coyotes, ni les chacals, ni les hyènes et les renards, comme le pensait Darwin. Nous ne sommes donc pas les seuls à être ignorants. Konrad Lorenz même s’est trompé là-dessus. Il croyait que certains chiens se rapprochaient du loup et d’autres du chacal. Vila et d’autres scientifiques, mais en particulier Carles Vila, ce biologiste qui est l’auteur de cet article paru dans Nature, auquel se réfère Marie-Sophie Germain dans un article de Science & Vie, croient que le chien est un loup domestiqué par l'homme. |
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" Verdict de |
" Ce biologiste a étudié le matériel génétique de 27 populations de loups – 162 bêtes – et de 67 races de chiens. Il a aussi étudié quelques coyotes et chacals, qui appartiennent, comme le loup, à la famille des canidés, explique Marie-Sophie Germain. Le chacal est le canidé qui ‘ remplace ’ le loup en Afrique et en Amérique, le coyote côtoie le loup. Verdict de l’enquête : Canis lupus est l’unique ancêtre de tous les chiens. " |
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Comment ça s’est passé? " Les hypothèses sont nombreuses, dit-on. Selon l'une d’entre elles, tout commence entre 15 et 10 000 ans avant notre ère, au temps des hommes chasseurs-cueilleurs et des derniers mammouths, vers la fin du Pléistocène. Autour d’un feu, un groupe d’hommes dévorent le butin de chasse de la journée. Une bande de loups affamés s’approchent craintivement. Un des hommes leur lance un morceau de viande, sur lequel ils se ruent avant de s’enfuir, l’échine courbée et la queue entre les pattes. Ils reviendront tous les jours. " On dit que dès lors, en l’espace d’une dizaine de générations, habitués à l’homme, les carnivores vont se transformer en animaux domestiques, dociles et fidèles. Autre version : " ‘ Les hommes avaient de gentilles femmes, de gentils enfants. Et pour leur faire plaisir, ils leur apportaient des jouets : des bébés loups ’, propose Francis Petter ", unmammalogiste. Aujourd’hui ce sont des hamsters. Que deviendront les hamsters demain? C’est autre chose. |
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" Domestiqué, le loup a régressé. " |
Ce qui m’intéressait c’est qu’on soit clair sur cette question. On sait donc maintenant que " en devenant chien, le loup a perdu la puissance de sa mâchoire – sa tête s’est donc réduite – et la puissance de ses pattes avant. En outre, sa capacité cérébrale a diminué, comme c’est le cas chez toutes les espèces domestiquées. " Autrement dit, quelle que soit l’intelligence d’un chien adulte, il ne sera jamais aussi intelligent qu’un loup adulte. Parce que le chien va garder une certaine plasticité génétique. Ce qui m’a étonné en lisant cet article c’est de voir qu’il existe une très grande quantité de races de chiens alors que les félins n’ont pas cette plasticité, si bien que le nombre de races est beaucoup moindre chez eux. " L’association homme-chien daterait d'au moins 14 000 ans ", ose avancer un chercheur. On aurait trouvé des ossements d’un chien dans une tombe à côté des restes d’un humain. Mais on ne sait toujours pas lequel avait mangé l’autre… [rires] La date de leur apparition n’est pas encore connue, cependant la recherche avance toujours… à pas de loup.
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