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Émission du mercredi 17 mai 2000 Rediffusée le dimanche 21 mai 2000 | ||||
| Une dope naturelle pour les sportifs : le sexe | ||||
" Toujours plus haut ", QUO, avril 2000. |
Partant du principe que l’acte sexuel élève le taux de testostérone – qui est l’hormone du développement de l’agressivité, de la combativité, etc. –, deux chercheurs italiens recommandent aux sportifs une dope 100 % naturelle : le sexe! Une nouvelle qui ne vous surprendra pas tant que ça au fond, même s’ils s’en trouvent encore pour rappeler qu’aux Olympiques on l’interdit aux sportifs. Ça n’a pas l’air de marcher, de toute façon. Ce qui revient à dire que plus ces sportifs pratiqueront le coït, plus ils seront performants sur le terrain. Bonjour les vestiaires avant les matchs! [rires]
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Langue : | ||||
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Je découvre dans un article dont j’ai pris connaissance, et dont je vais vous communiquer la quintessence, qu’aux États-Unis, les jeunes doivent apprendre une deuxième et même une troisième langue. Ce qui m’étonne, c’est que la deuxième langue qu’ils apprennent généralement c’est l’espagnol : 64,5 % d’entre eux. Mais je me réjouis d’apprendre qu’après l’espagnol, la seconde langue étrangère la plus étudiée par les jeunes Américains, c’est le français : 22,3 %.
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Dans le tableau des langues les plus parlées dans le monde que j'ai sous les yeux, le mandarin (avec 17,3 %) arrive en première position et l’anglais en deuxième, avec 8,4 % – mais c’est en tant que langue seconde que l’anglais arrive en seconde position, car s’il n’était parlé que par les gens qui sont de pays anglophones, il n’atteindrait que les 3 ou 4 % environ. Pour le reste :
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STEINBERG, Jacques. " Vive le français, vive le cantonnais! ", Le Courrier international, N° 427, 7-13 janvier 1999. |
Dans un article du New York Times repris dans Le Courrier international, on apprend que des millions d’adolescents américains continuent d’apprendre le français malgré le déclin du français dans l’échelle internationale. " Selon des études plus récentes, écrit Jacques Steinberg, un élève américain sur quatre qui apprend à l’école ou au lycée une langue étrangère porte son choix sur le français, langue qui n’est parlée couramment que par à peine une personne sur cinquante dans le monde. En revanche, un adolescent américain sur 100 étudie le chinois ou le japonais, qui, ensemble, sont parlés par 20 % de la population mondiale. " Il y a une raison à cela, je l’ai trouvée un peu plus loin. " La place accordée au français dans l’enseignement serait-elle sans aucune mesure avec le rôle que le français exerce réellement dans le concert des nations et de l’économie mondiale? demande l'auteur de l'article. Telle est du moins l'avis de Richard Brecht. (Richard Brecht est un professeur de russe à l'Université du Maryland.) […] " Particulièrement virulent envers le français et l'allemand, il estime qu'il n'y a aucune raison de les imposer à tant d'élèves américains, aux dépens du russe ou du japonais. ‘ La seule explication valable, en-dehors du fait que ce sont des langues accessibles, c’est qu’elles sont très profondément enracinées dans nos traditions culturelles ’, avance-t-il. "
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| " On
peut faire remonter l’histoire d’amour entre l’Amérique et la langue française aux colons sudistes du 18e siècle " | " Dans les écoles américaines, poursuit plus loin l'auteur, on a tendance à proposer le français pour des raisons liées, en particulier, à la tradition. – Auriez-vous soupçonné ça que la tradition américaine faisait une place aussi importante au français? – On peut faire remonter l’histoire d’amour entre l’Amérique et la langue française aux colons sudistes du 18e siècle, qui avaient instauré l’enseignement du français dans l’éducation classique. " Vous souvenez vous de Madame Jacqueline Bouvier, d’origine française, qui était l’épouse du président John Kennedy? Elle avait été très bien accueillie par les Américains. " Il est clair que plus d’un francophile n’admettrait pas de gaieté de cœur le déclin du français, poursuit l'auteur. Après tout, l’étude du français demeure indispensable pour traduire l’œuvre de Voltaire ou même les chansons de la québécoise Céline Dion. On peut même trouver des défenseurs du français dans des lieux traditionnellement peu francophiles. " Ainsi, un fonctionnaire britannique à l’ONU, qui tient à garder l’anonymat afin de ne pas être considéré comme un défenseur du français, soutient que cette langue peut à l’occasion s’avérer fort utile. – Il donne un exemple qui me semble, je l’avoue, un peu niaiseux… – ‘ Si vous voulez impressionner votre petite amie, dit-il, il faut absolument connaître les rudiments de la conversation sur l’oreiller à la française. ’ " Quelle réputation! [rires]
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La séduction : | ||||
" Bureaux des cœurs ", QUO, avril 2000. |
Je me doutais bien qu’être pilote de ligne était une valeur sûre en matière de séduction. Il paraît que c’est encore le pilote de ligne qui continue à faire fantasmer le plus les dames. Blazer bleu marine, grand, beau, bronzé, vous voyez le genre, les tempes grisonnantes, le regard d’acier, les responsabilités… Il parle plusieurs langues, fait ce qu’il faut pour rester athlétique, etc. Un peu comme les pompiers, finalement, ce que confirme un pilote de ligne : " Nous sommes comme les pompiers, nous inspirons confiance. " J’aime le rapprochement. Il y a, certes, le charme de l’uniforme, mais le statut social joue également. " Loin devant les professions à responsabilité, ce sont des métiers comme masseur-kinésithérapeute (33 %), maître nageur (29 %) ou bien acteur (17 %) qui incarnent le mieux l'idéal masculin [de ces dames]. Les médecins (15 %) et pilotes de ligne (10 %) n'arrivent qu'en quatrième et cinquième position. – oui, oui, les blouses blanches, ça marche encore! Voyez par exemple la série télévisée Urgence… – L’homme politique, quant à lui, est carrément largué : en avant-dernière place avec seulement 2 %, juste devant le boucher-charcutier et – bizarrement – derrière… le curé. "
Ah les fantasmes! C’est ce qu’on dit dans ce sondage (je vous assure!) publié d'abord dans le quotidien français Libération, et dont les grandes lignes sont ici reprises dans un dossier du magazine QUO, intitulé : " Sexy pouvoir ". Je veux bien être politiquement correct mais… et puis non je ne tiens pas à être politiquement correct. Voilà. | |||
Dans un article intitulé " Bureaux des cœurs ", on mentionne aussi un hit-parade pour les hommes. " En novembre 1999, le magazine Elle faisait le hit-parade des métiers qui font fantasmer les hommes. Aux premières places, on trouve notamment l’attachée parlementaire (Je le sais, j’en ai épousé une moi! [rires]), l’escrimeuse, la soldate israélienne et la femme d’affaires : des jobs étonnamment viriles. " Il y a chez certains hommes la volonté d’être rassurés, sécurisés, pas nécessairement la recherche de la mère, mais quand même il y a l’autorité, etc. " Dix ans auparavant, un sondage similaire […] plaçait en tête le mannequin, l'hôtesse de l'air, la vendeuse de lingerie et la secrétaire. Le fantasme de la pédégère ne rassemblait alors que 3 % des désirs masculins. " Quel amusant néologisme, la pédégère!
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| Ça paraît un
peu simpliste mais il semble y avoir un rapport que les gens font entre puissance de travail et puissance sexuelle. |
Je ne vais pas m’étendre sur ce que je vous ai déjà dit là-dessus, à savoir que les hommes de pouvoir ont toujours eu un attrait considérable auprès des dames. J’avais fait mention déjà de Mitterrand en France, de René Lévesque au Québec, de P.E. Trudeau, etc. : ce sont un peu comme les princes des Cendrillons. Les femmes fantasment aussi sur les gens d’affaires : le méga-bureau, la bagnole de fonction, les repas d’affaires, etc. Ça paraît un peu simpliste mais il semble y avoir un rapport que les gens font entre puissance de travail et puissance sexuelle. C’est le premier point qu’il faut retenir – sauf si vous avez une grande puissance de travail mais que vous avez le teint jaune comme un citron ou vert comme une lime… [rires] Dans le cas où vous travailleriez trop. | |||
" Attraction fatale ", QUO, avril 2000. |
" Sur le plan hormonal, estime un psychothérapeute,
les hommes hyperactifs fabriquent beaucoup d’adrénaline et de testostérone
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| " Selon
un psychanalyste, ‘ séduire un homme, c’est prendre le pouvoir sur lui. " |
" Selon un psychanalyste, ‘ séduire un homme, c’est prendre le pouvoir sur lui. Plus il est puissant, plus c’est valorisant. La femme peut s’estimer puisqu’elle a un partenaire de taille, un adversaire à sa hauteur. […] La femme cherche un maître pour pouvoir enfin le dominer. " Ah, ah! voilà l’idée! Tout s’explique, ça devient clair. " Autre explication avancée par les psy, poursuit plus loin l'auteur de cet article intitulé " Attraction fatale " : l’homme de pouvoir représente pour certaines un très crédible substitut paternel. (Cette explication fait partie de l’approche freudienne, évidemment.) Revenons au b.-a. ba freudien. Au moment du complexe d’Œdipe, toutes les petites filles ont été amoureuse de leur papa, ce surhomme si fort, si grand, si puissant. Toutes ont rêvé de le séduire. Quand une femme aime un homme influent, elle transfère sur lui ses sentiments de petite fille ", explique-t-on ici. C'est en fait une relation paternante. Quand on en est conscient, ce n’est pas si mauvais; mais il faut être prudent, car parfois, les jeux de pouvoir et de soumission dans le couple peuvent devenir pathologiques. Sans compter que les gens de pouvoir sont souvent des manipulateurs. Vous en connaissez? [rires] Plus on monte dans la hiérarchie, moins il y a de regard extérieur, moins il y a de contrôle social et plus c’est dangereux. " La séduction du chef passe aussi par ce qu’on appelle les attributs du pouvoir ", explique l'auteur. Puis il cite un psychologue qui estime qu’il y a une explication génétique à cette situation, mais je ne suis pas sûre que les dames vont beaucoup aimer sa théorie… " Selon David Buss, […] les femmes ne font que répéter un vieux réflexe acquis depuis les temps préhistoriques de la survie de l’espèce. À cette époque, les femelles s’accouplaient aux mâles dominants parce qu’ils étaient plus aptes à assurer la survie de leurs futurs enfants. Selon le psychologue, les femmes ont gardé cette logique inscrite dans leurs gènes : pour assurer la survie de leurs enfants, mieux vaut un compagnon puissant et riche que faible et démuni. " Mais c’est sous toute réserve ce que je vous raconte là maintenant. L’idée ce n’est pas tellement de dire des choses qui sont vraies, mais de stimuler la pensée, la réflexion, l’imagination dans certains cas, la créativité et même, je dirais, la sexualité. Voici pourquoi nous sommes ici attablés chaque jour devant cette table et ce micro. Après cette belle sortie, est-ce que je peux rentrer chez moi? [rires] Il y a des dames qui aiment l’autorité, alors que d’autres, au contraire, la craignent. Une dame, chef d’entreprise, explique : " Les hommes de ma génération se sentent souvent ‘ dévirilisés ’ par les femmes qui ont du pouvoir. Quand un homme me fait la cour, je sens bien qu’il a peur de ne pas être à la hauteur. Je gagne très bien ma vie, j’ai l’habitude de décider, de prendre des initiatives. Du coup, le mec se sent parfois inutile. Il a peur d’être pris pour un gigolo, un homme-objet. Le résultat, c’est que je vis seule. Les hommes préfèrent sortir avec leur assistante plutôt qu’avec moi. ’ " Même constat de la part [d’une autre], poursuit l'auteur : ‘ J’ai un poste à responsabilités dans un grand laboratoire pharmaceutique et je dirige une équipe essentiellement masculine. Ceux qui m’apprécient me considèrent comme un bon copain, ils me félicitent d’assurer comme un vrai mec. Les autres m’appellent l’amazone, macho-girl, ou la cheftaine. Aucun ne m’a jamais draguée, c’est comme si je n’étais plus désirable. – Et elle ajoute : – C’est injuste. ’ " Réfléchissez bien messieurs, vous avez pu mettre de très belles chances de côté. " D’où vient un tel rejet? de demander l'auteur. D’une angoisse de castration mal digéré, expliquent les psys. Les femmes ambitieuses et fortes réveillent chez l'homme la peur de perdre son pouvoir viril. " Encore la peur de se faire couper le psouitt, car le psouitt c’est très important pour eux. Ah car il faut que le psouitt, soit bien pendue, comme la langue! Il existe aussi ce qu'on appelle les executive women, dont on dit qu'elles nient leur féminité, sont intraitables, surtout avec les autres femmes, sacrifiant leur vie affective à leur carrière, obsédées par leur réussite, etc.
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Le directeur de recherche de l'Observatoire des tendances sociales explique le changement : " Les femmes prennent le pouvoir dans le monde du travail sans se viriliser. On assiste à une montée des valeurs féminines : convivialité, consensus, harmonie, empathie, intuition, au détriment des valeurs masculines d’agressivité, de compétition et de logique froide. On va manager en privilégiant la persuasion plutôt que le passage en force. " Manager… encore un autre néologisme à la mode! Jean Baudrillard, le sociologue, estime quant à lui : " Il y a de la séduction partout. Un homme peut séduire en jouant de sa féminité. Une femme en jouant de sa masculinité. " Il faut dire que Baudrillard aime bien lancer des affirmations à contre-courant de tout le monde… | ||||
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Richard Buckminster Fuller : | ||||
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Le
dômede l'Expo 67 Montréal |
Le dôme géodésique est une structure assez étonnante. Il en est question dans un article dans lequel j’ai puisé d’autres informations que celles que j’avais déjà dans mon cerveau : " Grâce à sa légèreté, l’objet architectural en acier n’est plus soumis aux règles statiques de la gravitation mais à celles de sa rigidité structurale interne. " L’objet devient alors un système fermé, sans liaison structurale avec le sol. Il s’agit de la seule structure qui devient d’autant plus solide qu’elle est plus grande, mais on n’en connaît pas la limite pour la raison que les grands projets de Fuller sont toujours assez d’avant-garde. Comme, par exemple, quand il avait eu l’idée de recouvrir des villes avec des dômes comme celui-là. À un moment, il était même question de recouvrir tout Manhattan. Buckminster Fuller est un homme qui participe de la réflexion utopique : il voulait recouvrir les villes, faire des jardins sans que leur structure ne repose nécessairement sur le sol, etc.
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Pourquoi diable n’a-t-on pas pensé à faire le Stade olympique à partir d’un dôme géodésique? |
Quand on regarde ce dôme sphérique qui a tellement eu de succès pendant l’Expo 67, quand on voit la facilité avec laquelle il a été construit et la solidité de la structure, il me semble qu’on ne peut s’empêcher de soulever quelque chose d’un peu douloureux dans notre mémoire collective : Pourquoi diable n’a-t-on pas pensé à faire le Stade olympique à partir d’un dôme géodésique? Parce que c’était trop simple, trop solide, trop bon marché, peut-être… Je n’ai jamais compris qu’on n’y ait pas pensé parce qu’on aurait pu avoir là, chez nous, le plus grand monument géodésique, le plus considérable, le plus significatif conçu par Buckminster Fuller. | |||
Si vous la regardez attentivement, vous noterez que la structure géodésique repose en partie sur un ensemble de petites pyramides qu’on appelle des tétraèdres (tetra pour quatre) : ce sont de petites pyramides toutes formées de quatre triangles équilatéraux, l’un associé au suivant et au suivant, etc., et un seul côté de la structure tient lieu de deux côtés. C’est absolument étonnant comme structure. D’après Buckminster Fuller, le tétraèdre était la brique fondamentale de l’Univers. C’est curieux qu’il ait pensé à une chose comme celle-là, parce que ce n'est que plusieurs années après la mort de ce puissant visionnaire, qu'on s’est tout à coup rendu compte que la molécule de carbone – qui est à la base même d’à peu près tout dans l’Univers – est justement un tétraèdre. Il ne pouvait pas savoir ça à l’époque. Or, cette molécule de carbone qui joue un rôle très important dans la structure de l’Univers s’appelle maintenant la buckminsterfullerena. Arthur C. Clarke, auteur, entre autres, d’essais de science-fiction dont le plus connu est sans doute Odyssée 2001, est un autre personnage très important. C’est celui qui a le premier parlé de la possibilité d’installer des réseaux géostationnaires dans l’espace, de ces satellites qui suivent le mouvement de la Terre, etc. Il était de formation scientifique, vous me direz, et c’est exact mais tout de même pas une formation qui lui permettait de concevoir un tel projet puisqu’il était biologiste marin. Si j’en parle c’est que selon moi il appartient à la même famille que Buckminster Fuller, au même genre de pensée.
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Entre autres choses, Fuller enseignait que le plus important ce n’est pas de transformer les êtres humains, mais de transformer l’environnement. |
Entre autres choses, Fuller enseignait que le plus important ce n’est pas de transformer les êtres humains, mais de transformer l’environnement. Et quand on aura transformé suffisamment l’environnement pour servir les intérêts de la collectivité, on aura créé les conditions qui permettront à l’homme de se transformer à l’intérieur de ce milieu. Évidemment, Fuller insiste sur la relation qui existe entre l’influence de l’environnement sur les individus et l’influence des individus sur l’environnement. Si on est dans un environnement naturel, ça a telle influence sur nous; si on vit dans un environnement artificiel, ça a un autre genre d’influence sur nous; mais on voit bien qu’il y a toujours cet échange entre les deux. Ce scientifique estimait qu’il fallait s’attacher à transformer l’environnement car l’influence du milieu, selon lui, est " responsable à 99 % du bonheur et du malheur de nos existences ". Je ne sais pas si j’irais jusque là, mais il avait une façon assez poétique de s’exprimer à certains moments.
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J’ai eu l’occasion d’entendre B. Fuller lorsqu’il a prononcé une conférence à l’Université McGill. Il y avait à peu près 5 000 personnes qui s’étaient rendues pour assister à sa conférence un jeudi midi, dans une salle qui n’en contenait normalement que 1 000. Il y avait du monde partout, plein de gens debout : on l’avait ovationné. C’est un grand maître à penser de notre époque. Il a fait tant de choses. Par exemple, parmi ses inventions, Fuller a conçu et construit une voiture automobile, il a construit des maisons, etc. La plupart de ses grandes tentatives n’ont pas été reproduites, pour toutes sortes de raisons. Mais lorsqu’il concevait quelque chose, il la couvrait pour ainsi dire de brevets, car il y avait dans tout ce qu’il concevait ou fabriquait en exemplaire unique, tellement d’éléments nouveaux au point de vue technologique. En tout cas, il a très bien vécu de ce que lui rapportaient ces brevets.
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| Dans un article d’une revue qui s’appelait Main Currents (Courants principaux) – je ne sais pas si elle existe toujours –, il a exposé quatorze concepts de base de sa façon de voir le monde, sa philosophie autrement dit. Je vous les donne en désordre.
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