PAR...   Émission du Lundi 27 avril 1998
   Viagra :
la pilule cardiaque devenue pilule sexuelle
D’après :
JEANBLANC, Anne 
" La pilule révolutionnaire ", 
Le point, N° 1335,18 avril 1998.
 


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir (ou presque!) sur la pilule révolutionnaire qui permet, enfin, aux hommes... de rebander!

La pilule pour l’homme est très différente de la pilule pour la femme : pour la femme, il s’agit toujours de ne pas tomber enceinte, tandis que pour l’homme, il s’agit d’assurer l’érection... Et pour lui, tout est là! L’homme et la femme, comme chacun sait, sont très différents.

Le Viagra est la première pilule destinée à surmonter l’impuissance. Elle vient tout juste d’être commercialisée aux États-Unis et déjà, les hommes font la queue… Peut-être savez-vous qu’il s’agissait au départ d’un médicament contre l’angine de poitrine? (C’est là que je voulais en venir, suivez-moi bien...)

" Si l’état cardiaque des premiers patients traités ne s’est pas amélioré, leurs performances sexuelles, en revanche, ont gagné en qualité. " Il faut préciser que ce médicament " sensé favoriser le relâchement des cellules musculaires composant la paroi des coronaires – et donc d’éviter les spasmes – est devenu un traitement de l’impuissance. Tout simplement parce qu’il agit aussi sur d’autres cellules, elles aussi musculaires, mais présentes dans la verge. – Voyez-vous ça! – Pour qu’une érection se produise, il faut que le cerveau envoie un message particulier [...] qui provoque une dilatation artérielle et donc un flux, puis un stockage du sang dans la verge. "

Ce qui m’a le plus intéressé dans cette affaire, c’est de voir jusqu’à quel point cette découverte accidentelle vient confirmer certaines confidences qui m’ont été faites par des hommes qui ont vécu une expérience beaucoup plus difficile que celle d’absorber une pilule de temps en temps, à savoir celle des pontages coronariens : à la suite de ces interventions, le système sanguin se mettait à fonctionner ‘ comme sur des roulettes ’ au point que ces hommes, au cours de conversations entre eux, à l’hôpital, en jaquettes confiaient : " Moi, après les pontages, j’ai retrouvé la vigueur sexuelle de mes vingt ans! "

La pilule a donc simplement un effet de détente, de décontraction, qui fait que la circulation sanguine est meilleure – comme elle l’est aussi à la suite de pontages ou même d’angioplasties (intervention qui consiste à introduire dans une artère un petit ballon qui exerce une pression à l’endroit de l’obstruction provoquant une dilatation de l’artère).

Du coup, le symptôme angineux disparaît, ce qui se traduit – je peux en témoigner, ayant moi-même vécu l’expérience quelques fois – par un renouvellement de la vigueur sexuelle chez l’homme. Je veux en venir à la conclusion suivante – c’est la partie la plus hardie de mon propos mais c’est très simple au fond : moins il y a de cholestérol, moins il y a d’encombrement du système sanguin, plus l’érection est satisfaisante (forcément, puisque l’érection dépend du flux sanguin). Je simplifie peut-être à l’excès, mais on voit bien, avec la réaction des opérés cités et l’effet révolutionnaire de la pilule en question sur l’impuissance, qu’il existe un rapport entre le fonctionnement du système sanguin et le processus de l’érection.

Le système sanguin doit donc être aussi libre que possible du mauvais cholestérol qui en obstrue les canaux et qui empêche la circulation de se faire correctement. Ce qui revient à dire que, même sans la pilule, on peut améliorer ses performances sexuelles (je parle aux hommes), en ayant une alimentation moins riche en cholestérol... C’est une hypothèse... de travail ou de plaisir!

  


  
  Thé vert : des vertus à consommer allègrement


D’après :
LAURENS, Alain, LEBOEUF,
Michel & CAVÉ, André
 
" Les surprenantes vertus du thé vert ", 
La recherche, N° 308, avril 1998.

 

J’ai décortiqué pendant un bon moment un article extrêmement " fouillé " concernant le mauvais cholestérol, article concocté par trois scientifiques qui sont tous professeurs de pharmacognosie (de gnôsis qui signifie " connaissance ") : " Les surprenantes vertus du thé vert ". Le sous-titre de l’article se lit comme suit : " La pharmacognosie à la rescousse de la médecine chinoise traditionnelle ", et je l’aurais bien intitulé : " Thé-rapeutique traditionnelle "... parce qu’il s’agit de thé vert.

" La médecine traditionnelle asiatique connaît les qualités thérapeutiques du thé depuis des millénaires. Aujourd’hui, la recherche clinique et fondamentale confirme et précise ses propriétés préventives et curatives. Absorbés en grande quantité, les thés vert et noir diminuent le taux de cholestérol dans le sang. Le thé vert possède un atout supplémentaire, car il semble bien qu’il puisse prévenir certains cancer. " C’est un peu comme le French paradoxe, formule américaine pour faire état du paradoxe suivant : les Français ont une alimentation très riche et pourtant, ils sont moins sujets aux accidents cardio-vasculaires grâce aux polyphénols contenus dans le vin, qui les aident à " nettoyer " leurs artères.

Dans ce cas-ci, on est face au " paradoxe chinois " selon lequel les composés phénoliques du thé vert protégeraient non seulement des maladies cardio-vasculaires, comme le font ceux du vin, mais aussi de la survenue des cancers. Il y a d’ailleurs un proverbe chinois qui dit : " Quand vous avez du thé et du vin de riz vous avez beaucoup d’amis. "

Une curiosité : " Pendant des siècles, le thé est consommé sous forme de feuilles pressées et séchées en gâteau, souvent bouilli avec du riz, des épices, du lait et des oignons. – Ce n’est pas sorcier, c’est chinois! – Préparé en décoction sous la dynastie Song (960-1279). "

effets du thé sur l’organisme

  • Le thé représente la 2e boisson consommée dans le monde après l’eau. Pour la médecine traditionnelle chinoise le thé clarifie la tête et les yeux, facilite la digestion, favorise la mixtion et neutralise les toxines. Il concerne les méridiens du cœur, du poumon et de l’estomac. De plus, mâchonner des feuilles de thé serait souverain. Enfin, une chose est recommandée : ne pas jeter les feuilles de l’infusion, parce qu’utilisées comme oreiller, elles procureraient un sommeil incomparable.

trois catégories de thé

  • Le thé non fermenté ou thé vert qui représente 80 à 90 % de la production chinoise. Pour obtenir le thé vert, les feuilles sont soumises à une stabilisation par une chaleur sèche ou humide.
  • Les thés fermentés appelés Oolong.
  • Le thé fermenté ou thé noir, thé rouge en Chine, qui constitue 90 % de la production indienne.

quelques propriétés du thé

  • La vitamine C est assez abondante dans les feuilles fraîches : on en retrouve 0,6 % dans le thé vert. Par contre, elle est totalement détruite dans le thé noir.
  • La teneur en fluor des feuilles de thé est largement suffisante pour prévenir la carie dentaire.
  • Le thé est un stimulant bien connu du système nerveux central. Cet effet, il le doit à la caféine qui favorise aussi bien le travail intellectuel que l’effort musculaire.
  • La caféine contenue dans le thé est également responsable de ses propriétés diurétiques et de sa capacité de stimuler les fonctions cardio-respiratoires : à quantité égale, la caféine est libérée dans l’organisme de façon plus lente, plus progressive et son action excitante est moins brutale que celle du café.
  • Des revues scientifiques internationales on fait état d’une activité préventive ou curative du thé dans l’artériosclérose.
  • La prise régulière de thé vert diminuait de façon significative le taux de lipides circulant dans le sang et en particulier, celui du cholestérol. Plus cette consommation est élevée, plus les taux de cholestérol sont bas, notamment chez les consommateurs de dix tasses ou plus.
  • Le thé vert piège les radicaux libres. Aux États-Unis, le National Cancer Institute a jugé l’ensemble de ces résultats suffisamment intéressant pour que débutent des études cliniques de phase 1 sur l’activité du thé vert dans la prévention du cancer, notamment du côlon.
  • En ce qui concerne leur effet sur le métabolisme des graisses, thé noir ou thé vert sont sur le même pied d’égalité.

Voir aussi :
Le thé vert,

un Essentiel
  


  
   Longévité : la longueur d’avance des femmes
D’après :
CROSE, Royda 
Pourquoi les femmes vivent-elles plus longtemps que les hommes?,  Éd. de l’Homme, 1998.

 " Pourquoi les femmes vivent t-elles plus longtemps que les hommes? " Êtes-vous capable de répondre à cette question-là? Il y a peut-être plusieurs réponses ou peut-être une seule...

l’argument biologique

" Il y a généralement deux types de réponses, affirme Royda Crose, auteure d’un ouvrage dont le titre est justement : Pourquoi les femmes vivent-elles plus longtemps que les hommes? Le premier ressemble à peu près à ceci : ‘ C’est hormonal. C’est biologique. ’ ou ‘ Ce doit être dans les gênes. ’ Dans le deuxième cas, on répond simplement : ‘ Les hommes travaillent plus dur que les femmes. ’ ou ‘ Les femmes ressentent moins de stress que les hommes. ’ " Dire cela est d’une grande hardiesse et en plus, ce n’est pas exact. Il semble y avoir une espèce d’explication " nature contre culture ".

L’argument biologique nous décrit venant au monde avec un bagage naturel transmis par nos parents biologiques; nous nous retrouvons dans un environnement qui peut aussi bien favoriser notre santé, qu’entraver le bon fonctionnement de notre organisme. Essentiellement, hommes et femmes qui vivent dans le même environnement sont constitués d’organes et de codes génétiques semblables et pourtant nous mourons à des âges différents. C’est même une affaire de siècles; les statistiques nous montrent que les gens dont les chromosomes sont femelles vivent plus longtemps que ceux dont l’anatomie et les chromosomes sont mâles. Qui, de la poule ou de l’œuf, détermine l’autre? Est-ce la biologie qui entraîne la différence culturelle ou la culture ajoute-t-elle à cette différence?

l'augmentation récente de la longévité

Savez-vous que : " La différence de longévité entre les sexes n’est survenue que depuis les cinq dernières décennies. Au début de notre siècle, explique la psychologue, l’espérance de vie était essentiellement la même pour les hommes et les femmes. À la naissance, les enfants des deux sexes pouvaient s’attendre à vivre en moyenne autour de 49 ans. Aujourd’hui, l’espérance de vie a atteint environ 75 ans, une amélioration de plus de 25 ans. " Puis, petit à petit, on a vu que la différence entre les deux sexes devenait de plus en plus importante.

Par exemple : " Au tournant du siècle, aux États-Unis, l’espérance de vie à la naissance était de 47,9 ans pour les hommes, 50,9 ans pour les femmes. Cinquante ans plus tard, en 1950, les moyennes avaient atteint 65,6 ans pour les hommes et 71,1 ans pour les femmes. Avec le recensement de 1990, les chiffres montent à 72 ans pour les hommes et à 78,8 ans pour les femmes. [ ...]

" En 1990, il y avait aux États-Unis 1 572 511 filles et 1 644 801 garçons de moins d’un an. Les mâles continuent à avoir une légère supériorité numérique jusqu’à l’âge de 25 ans, moment où les femmes les rattrapent et commencent à les dépasser. Cette même année, il y avait 5 669 120 femmes et 4 947 047 hommes âgés de 60 à 64 ans; parmi les gens de 85 ans et plus – tenez-vous bien messieurs – il y avait 2 222 467 femmes et seulement 857 698 hommes. " Plus l’âge avance, plus la différence devient considérable.

les causes de décès les plus fréquentes

" Pour étudier de façon plus concluante les différences sexuelles face à la longévité, on a observé les grandes causes de décès et tenté de déterminer ce qui avantageait les femmes et ce qui désavantageait les hommes face à ces facteurs de risque. [...] Au moment où s’achève notre siècle, les principales causes de décès sont les suivantes, par ordre d’importance décroissante :

1. Maladie du cœur

2. Cancers (en tous genres)

3. Problèmes cérébro-vasculaires (attaques d’apoplexie)

4. Accidents (surtout en véhicules motorisés)

5. Maladies pulmonaires obstruantes chroniques (maladies respiratoires)

6. Pneumonies et grippes

7. Diabètes

8. Cirrhoses

9. Athérosclérose (blocage des artères)

10. Suicides

11. Homicides

12. Maladies infantiles

" Les hommes meurent de toutes ces causes à un taux plus élevé que les femmes, et il existe des différences significatives entre les sexes dans au moins cinq catégories : les maladies du cœur, les cancers, les accidents, les suicides et les homicides. En plus de ces principales causes de décès, d’autres maladies comme le sida tuent également plus d’hommes que de femmes. Les hormones ont beaucoup d’effet à la fois sur les facteurs biologiques  –proprement dit – et sur les facteurs culturels qui sont en jeu dans les causes de décès ", parce que les homicides, les suicides et les accidents en véhicules motorisés pourraient bien être l’effet d’hormones associées à la masculinité : combativité qui devient agressivité dans certains cas, etc.

une question d’hormones

" Selon la science médicale, les femmes bénéficieraient avant la ménopause d’une sorte de réservoir qui les protègerait de certaines maladies grâce à la présence d’œstrogènes, une hormone féminine. […] D’après le docteur William R. Hazzard, de la Wake Forest University aux États-Unis, chef de file de la recherche sur les aspects biologiques de la longévité selon le sexe, la longévité supérieure des femmes aurait un fondement biologique que nous n’avons pas encore tout à fait compris.

" Il semble indéniable que l’œstrogène avantage les femmes par rapport aux hommes jusqu’à la ménopause, moment où elles cessent d’en produire naturellement. Toutefois, l’avènement des hormones de remplacement que les femmes prennent après la ménopause augmente les effets bénéfiques de ce réservoir d’hormones sur les maladies du cœur pendant plusieurs années après que leur corps ait cessé de produire naturellement de l’œstrogène. Si cela est exact, le fossé entre les sexes – en ce qui concerne la longévité – pourrait se creuser encore plus à mesure que les traitements à base d’hormones de remplacement deviennent plus courants chez les femmes ménopausées. […]

" Il est toutefois assez évident qu’il existe un lien entre la testostérone et la tendance à être actif, à avoir un caractère impulsif, à ressentir une certaine irritabilité et de l’agressivité, note plus loin l’auteure. On soupçonne ces facteurs de créer des problèmes de santé chez les hommes. Voici ce qu’affirme le docteur Cheryl Brown Travis, dans son livre Women and Health Psychology : Biomedical Issues (Les femmes et la santé psychologique : une question biomédicale) : ‘ La simple présence de la testostérone semble augmenter la réaction du corps à plusieurs facteurs de tension (par exemple, l’adrénaline), alors que la présence d’œstrogène tend à favoriser une meilleure réaction au stress. ’ "

Il est donc difficile de dire ce qui détermine la longévité : le comportement seulement ou la dimension biologique? Les attitudes des hommes et des femmes dans la vie ne sont pas les mêmes : peut-être les hommes pourraient-ils cultiver des moyens de mieux contrôler la testostérone? Quelles seraient donc les qualités que les hommes devraient cultiver et dont les femmes semblent disposer naturellement? Il y en a quatre, d’après notre auteure.

4 qualités à favoriser pour augmenter la longévité

  1. La flexibilité
  2. " La rigidité est mortelle à tout âge. […] À mesure que les gens vieillissent, ils commencent à perdre ce qu’ils avaient considéré comme de l’acquis, par exemple la santé, les amis, les amours et leur place dans la société. […] Certains tombent dans le piège de l’amertume et de la colère. Quand quelqu’un s’entête dans un sentiment donné, son bien-être est en jeu. Être flexible sur le plan affectif veut dire que les hommes et les femmes font vraiment le deuil face à leurs douleurs, et témoignent d’une juste colère devant les injustices liées à leur âge, mais aussi qu’ils s’acharnent à trouver de la joie dans leurs expériences de vie tardive, et qu’ils apprennent à rire et à avoir le sens de l’humour J’ai un de mes amis qui dit : " Pour bien vieillir, il vaut mieux avoir un sens de l’humour extrêmement développé. " Plus j’avance en âge, plus je comprends ce qu’il voulait me dire. [Rires]

    […] Les systèmes de croyances rigides s’effondrent souvent quand les choses vont mal, et les gens âgés qui ont des croyances religieuses ou spirituelles flexibles arrivent à accepter les inévitables malheurs et à tolérer la diversité qui se présente de plus en plus dans de nouveaux milieux de vie et dans un monde toujours changeant. "

  1. La résistance
  2. " Si les hommes étaient plus forts que les femmes, pourquoi mouraient-ils plus tôt?, se demande l’auteure. – Très bonne question! – Ces dernières années, le terme résistance a commencé à remplacer le terme force, et cela semble être un meilleur concept pour rendre compte de la différence de longévité entre les sexes. – Ce qui me rappelle que parmi tous ceux qui ont suivi Mao Tsé-Toung durant la Longue Marche, ce sont surtout les femmes qui ont résisté et qui sont arrivées au bout. – Être résistant veut dire que l’on peut se remettre d’un malheur et réussir à vivre de façon créative malgré la maladie et le stress. Les femmes semblent être plus résistantes et les hommes plus forts. "

  3. La capacité d’être en contact
  4. " Les hommes et les femmes qui vivent vieux et heureux ne sont pas des solitaires. Ils sont en contact avec eux-mêmes, avec les autres, avec les idées, avec la Terre et avec l’Univers. Ils symbolisent vraiment [un] modèle d’identité relationnelle [...]. Ils expriment peu de regrets par rapport à leur vie et se sentent sûrs d’eux. Même si certains d’entre eux ont été farouchement indépendants quand ils étaient plus jeunes, ils ont survécu aux ravages de la vie en acceptant d’être dépendants des autres de temps en temps, quand ils ne pouvaient se débrouiller seuls. "

  5. L’engagement

" Selon une des plus anciennes théories sur le vieillissement, les gens laissent leur place dans la société avec l’âge et cessent d’exercer leurs anciennes activités. Cette théorie du détachement ne correspond pas aux gens âgés que j’ai interviewés dans le cadre de mon projet. Ces femmes et ces hommes étaient tous très actifs dans la vie et s’occupaient bien, en fonction de ce que leur santé et leurs ressources économiques leur permettaient.[...] La plupart des gens que j’ai interviewés vivaient dans leur maison ou dans leur appartement, et ils s’occupaient de bénévolat, d’événements publics et d’affaires de famille.

C’était un extrait de l’exposé de madame Royda Crose sur la longévité, ouvrage intitulé Pourquoi les femmes vivent-elles plus longtemps que les hommes?, paru en 1998 aux Éditions de l’Homme.

è Pour en savoir plus sur la longévité.

  


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