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Émission du lundi 14 septembre 1998

Grands-parents

D'après:

ATTIAS-DONFUT, Claudine, SEGALEN, Martine.
Les nouveaux grands-parents,
La Presse, 25 juillet 1998.

 


Quand je pense que je suis déjà grand-père…déjà.

Hier, c’était la journée des grands-parents, décrétée par la Fédération de l’Âge d’Or du Québec. Et l’occasion m’a donné l’idée de parler de la grand-parentalité. Tiens un nouveau mot… on en apprend tous les jours.

Une nouvelle identité pour les grands-parents. C'est le titre d’un article paru dans La Presse, écrit par deux sociologues français qui sont venus au Québec à l’occasion de ce grand Congrès mondial de sociologie : Claudine Attias-Donfut et Martine Segalen. D’après leur recherche menée auprès de 2 000 lignées de trois générations : " Les grands-parents prennent une place centrale dans la famille, et sont âgés d'environ 50 ans en moyenne à la naissance du premier petit-enfant. " Un peu plus loin, on mentionne: " Le mode d’emploi du cadeau de la grand-parentalité n’est pas clair. S’il repose sur une norme qui paraît évidente (être grand-parent, c’est être parent en second), celle-ci se décline sur un axe qui va de la distance à l’intimité. Pourquoi? Parce qu’il n’y a pas encore de modèle de ce que nous devons être dans notre société puisque nous devons tout inventer. Les grands-parents d’aujourd’hui ne peuvent pas prendre modèle sur les grands-parents d’autrefois. " Pas plus que les parents sur les parents d’autrefois; pas plus que les enfants sur les enfants d’autrefois, autrement dit il faut tout réinventer.

Voir aussi:
Les grands-parents : un lien primordial pour les petits-enfants
Les grands-parents seraient devenus " [...] de nouveaux partenaires de l’éducation de l’enfant et permettent à la cellule parents-enfants de s’ouvrir pour faciliter la socialisation de la nouvelle génération. " Voilà une des fonctions de la grand-parentalité que j’ai retenue : permettre à la cellule parents-enfants de s’ouvrir pour faciliter la socialisation de la nouvelle génération. " Les jeunes grands-parents sont souvent encore actifs professionnellement ayant encore en majorité parents ou beaux-parents, s’efforcent de s’affranchir de l’image tenace de vieillesse associée à la grand-parentalité et ses signes désuets, confitures, tricots, fauteuil roulant. " et…horloges grands-pères. On ne parle pas d'horloges grands-pères dans le texte mais je l’ajoute parce que ça me frappe tout à coup le nom qu’on a donné à ces horloges.

Il faut dissocier la notion de grands-parents de celle de la vieillesse. C’est intéressant, on n’y pense pas vraiment, mais il m’arrive de rencontrer aujourd’hui des grands-mères très sexy et je ne peux faire autrement que d’être parfaitement d’accord avec cette idée. [rires] Il y a de ces grands-mères! Très, très loin du tricot, du fauteuil roulant et des confitures, laissez-moi vous dire!

" Les jeunes grands-parents apportent une aide massive à leurs enfants en gardant les petits-enfants en bas âge et leur contribution s’avère bien supérieure à celle des générations précédentes, c’est curieux ce phénomène malgré l’activité professionnelle plus fréquente des nouvelles grands-mères. " C’est une piste de réflexion, mais encore faut-il connaître la source de l’étude effectuée, le contexte, etc.

Que font les grands-parents dans le cas où les parents ont divorcé? C’est peut-être dans ces cas-là que leur fonction devient plus importante. " Quand surviennent des ruptures conjugales, les relations et entraides entre générations en sont aussi affectées : les grands-parents se mobilisent pour aider le jeune parent (la jeune femme) divorcé ou séparé, et prendre plus de responsabilités dans la prise en charge des enfants. "

Peut-être bien que " le rôle grand-parental qui passe au premier plan quand survient une crise familiale, explique le renouveau de l'intérêt de la société pour les grands-parents, – intéressant ça – compte tenu de la fragilisation du lien conjugal, de l’augmentation du nombre de personnes âgées et de la raréfaction des petits-enfants. " C’est vrai qu’il n’y en a plus tellement. Autrefois, on pouvait avoir cinq ou six enfants qui s’offraient le luxe d’en avoir sept ou huit chacun, c’était tout un autre monde. J’attribuerais aussi ce renouveau au fait que maintenant la première vague des baby-boomers approche la grand-parentalité, ou ils sont déjà grands-parents. Comme les baby-boomers sont très médiatisés depuis leur naissance, c’est évident que maintenant le rôle des grands-parents va prendre de plus en plus d’importance. Bravo!

Ensuite, j’ai retenu que cette étude " contribue à renforcer le regard sociologique sur la dimension intergénérationnelle, car on reconnaît maintenant, alors que le démariage porte atteinte à la filiation – ou le sentiment d’appartenance –, [...] dépassant la simple dyade des parents et des enfants. "

Notre société est réellement en train de changer. C'est donc à suivre …

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Le capitalisme aujourd’hui


Je n’aurais jamais osé employer un titre comme celui-là : " Le capitalisme risque-t-il d’exploser en plein vol? " Il s’agit pourtant bien du titre d’un article, une œuvre collective par la rédaction de Marianne, portant sur la crise économique que nous traversons. Je vous en souligne les étapes principales, depuis la fin de 1997, et les conséquences qui sont peut-être considérables et qui remettent en question beaucoup de croyances devenues dures comme fer pour certains.

Récemment, je demandais à un ami que je connais depuis 35 ans – un avocat de formation, président d’un trust et en qui j’ai confiance, la question suivante :- Dis-moi une chose, honnêtement parlant. Est-ce que tu peux m’expliquer comment il se fait que l’économie tient le coup? Qu’à la Bourse, on continue d’acheter des actions pour des compagnies dont finalement la productivité ne correspond pas à la plus-value des actions qu’on achète? Est-ce que tu peux m’expliquer ça? Et voici sa réponse : " Moi non plus je ne comprends pas. Il n’y a pas d’explication logique, il n’y a pas d’explication rationnelle au fait que l’économie continue de fonctionner; c’est une question de foi. C’est comme pour la religion. Aussi longtemps que les gens croient que ça peut fonctionner, le système continue d’opérer. Mais à un moment ou l’autre, peut-être, il y aura une chute parce que la foi… Et là, il y aura des problèmes parce qu’on aura pris des risques… " Il m’a expliqué que les banques prenaient des risques considérables avec des prêts à des particuliers ou à des institutions qui ne pouvaient pas tenir le coup. C’est le cas, par exemple, de ce qui se passe au Japon.

D'après:

"Le capitalisme risque-t-il d’exploser en plein vol?",
Marianne spécial,
n° 72, semaine du 7 au 13 septembre 1998, p. 10-23.

 


Dans le même ordre d’idées, un article m’a beaucoup frappé parce qu’on y présente un portrait de l’ensemble économique mondial actuel. En voici un extrait: "Quand dans un pays, le Mexique ou le Pérou, par exemple, un taux de croissance flatteur se double d’une paupérisation absolue de la population. – C’est vrai, tout à coup, il y a une croissance fabuleuse sur papier puis il y a de plus en plus de pauvres. – Quand dans un autre l’Indonésie l’augmentation impressionnante du produit intérieur brut (PIB) ne profite qu’à une étroite oligarchie directement liée à une dictature militaire... Quand – en Corée du Sud une expansion impressionnante financée par un système de cavalerie se construit autour de véritables oligopoles sur la ruine de dizaines de milliers de petites entreprises... Quand en Thaïlande et en Malaisie l’activité productive est à 80 % dépendante de capitaux externes et volatiles qui cherchent un profit important et rapide... Quand comme au Japonune spéculation effrénée, appuyée sur l’endettement conduit à déconnecter totalement le prix des choses de leur valeur réelle... – c’est l’un des gros problèmes qu’on a actuellement – Quand la flambée autogénérée de la Bourse ainsi Wall Street fait que le cours des actions croît 26 fois plus vite que les dividendes générés par les entreprises... Quand un boum économique – c’est le cas aux États-Unis est exclusivement dopé par une consommation à crédit que stimule irrationnellement l’anticipation des plus-values boursières futures... " Avez-vous bien compris de quoi il s’agit? Sur le coup, moi, je n’avais pas saisi. Ces dernières années, beaucoup de gens ont investi des sommes à la Bourse. Comme vous le savez, la Bourse a monté, monté, monté et ils se sont dits : on fait des profits. Aux États-Unis, notamment, ils ont considéré la chose ainsi : Avec l’argent qu’on a là, il va sûrement y avoir une plus-value avec le temps, donc on pourrait acheter la voiture maintenant et on paiera dans un an, etc.

Quand en Russie on lessive toute une population pour favoriser l’enrichissement d’une caste mafieuse qui s’empresse d’exporter ses profits hors des frontières... Quand l’explosion de l’économie financière favorise en même temps que l’enrichissement des plus riches, l’écroulement des deux tiers de la planète... Ouf! ça commence à devenir un peu lourd tout ça…Quand un processus d’expansion globalisée repose sur une telle pyramide d’aberrations, comment peut-on décemment juger qu’il est sain; prétendre qu’il est solide; affirmer qu’il est rationnel; prévoir qu’il sera pérenne? – qu’il va continuer pour toujours – Là pourtant, cela fut non seulement prétendu et affirmé, mais martelé, comme toute propagande qui se respecte. Et par qui? Non par des idéologues fumeux ou des militants sectaires, mais par des experts " émérites ", comment on disait en Union soviétique, des spécialistes patentés qui, repris en boucle par les médias dont ils étaient les gourous, se couvraient du manteau de leur technicité pour mieux écraser le bon peuple sous le discours plombé de leur arrogance. " [rires]

Tout était prévisible et cependant, ils n’ont rien prévu. Rien : enfermés qu’ils étaient dans leur monde irréel, absurde, dont l’être a disparu parce que ne s’y nouent plus que des rapports entre " avoirs ". Cet aveuglement doctrinaire, que protégeait et protège toujours une véritable muraille de certitudes béton, constituera sans doute, dans l’avenir, un cas d’école à l’usage des étudiants. – Pas en économie mais en psychiatrie…probablement. – Qu’on ne se fasse cependant aucune illusion : au moindre redoux, les mêmes reprendront du service et le jour où, éventuellement, cela tournera très mal, eux qui se sont si lourdement trompés seront appelés à commenter sur toutes les ondes, les conséquences de leur cécité. " [rires]


Destinée de notre huard


Plus près de nous, la question relative aux huards, et je ne parle pas de l’oiseau mais bien de notre dollar canadien. Le huard qu’on appelle dans certaines officines le " Hudson Bay peso ".

Dans une revue de presse parue dans Le Devoir, signée par Antoine Robitaille, on y mentionne le nom de Richard Gwyn, un chroniqueur étoile du Toronto Star, et qui écrivait que " la crise actuelle doit nous faire prendre conscience que le monde nous estime peu productifs, peu compétitifs en comparaison de nos voisins du Sud. [...] Une grande partie de notre prospérité est liée aux exportations vers les États-Unis. Et une portion dangereusement grande de celles-ci se fait grâce au " truc " du dollar faible. Or ce " truc " cesse d’être efficace lorsque le dollar descend en bas d’un certain niveau.

D'après:

ROBITAILLE, Antoine.
" Le déclin du huard ",
Le Devoir, 2 aôut 1998.

 

Alors, que faire? Gwyn présente deux options, toutes deux inspirées de l’histoire européenne récente : 

1. bâtir une sorte de SME (système monétaire européen) qui maintiendrait le dollar canadien à un taux fixe par rapport à la monnaie américaine.

2. établir une monnaie commune.

Gwyn avoue et déplore que " les deux options réduisent notre souveraineté ". Il tente toutefois d’aller chercher un peu de réconfort du côté d’un professeur de l’université de Toronto qui prétend " qu’en tant que membre minoritaire de la Réserve fédérale des États-Unis, nous aurions davantage de maîtrise sur la monnaie que nous utiliserions. Après avoir abordé l’impensable, soit la disparition du huard, Gwyn se ravise et propose une troisième option : devenir difficile à atteindre et qui heurterait notre mode de vie collectiviste. Conclusion en somme, à long terme, cette crise signifie soit la perte du huard ou une perte de souveraineté. "

Même conclusion du côté de Peter C. Newman dans le McLeans du 27 juillet. Avec un ton nettement plus alarmiste voire " millénariste " – (selon Flemming, du Daily News de Halifax). Dans son texte intitulé " La mort du dollar canadien ", Newman affirme que la question n’est pas " jusqu’où descendra le dollar canadien? " mais plutôt " Combien de temps va-t-il durer[rires] Bon, je ne devrais pas rire parce que j’aime bien le huard, c’est un oiseau sympathique. " Coincée entre la nouvelle et puissante monnaie européenne et l’ancien et non moins puissant dollar américain, la petite monnaie du Canada peut-elle survivre? Aucun politicien responsable veut affronter cette dure question, mais la réponse est probablement non. Il n’aurait tout simplement pas fallu mettre le bras dans le tordeur du libre-échange ", écrit Newman, avec tristesse.

Dans le Daily News de Halifax, Flemming conclut aussi " le huard est mort " mais n’en fait pas grand cas, affirmant " que si l’on souhaitait conserver une monnaie canadienne, il valait mieux respecter le libre-échange. Mais c’eût été naviguer à contre-courant. " Tout ça pour vous montrer le genre de questions qui sont soulevées compte tenu de la crise actuelle. Mais on s’endort et on s'éveille, puis on se rendort un peu, et on se réveille, etc.

Certains sont en train de payer plus que d’autres. Je pense, par exemple, à ce monsieur Georges Soros, un philantrope remarquable que j’apprécie beaucoup. Celui qui a un étage de son bureau où l’on fait de l’argent, puis un autre étage où l’on dépense de l’argent, en bourses et en subventions à des fondations, etc. Bientôt, il va être obligé d’organiser un troisième étage : pour les pertes celui-là. Savez-vous combien il a perdu avec la chute du rouble? Lui et sa compagnie Quantum? Deux milliards de dollars – deux mille millions – comme ça, du jour au lendemain. Heureusement qu’avec sa fortune ça n’a probablement pas empêché sa femme de faire ses emplettes le lendemain.

D'après:

RICHÉ. Pascal,
" De l’économie nouvelle à la récession globale ",
Libération / Le Devoir.

Voilà ce que disait récemment Pascal Riché de Libération pour Le Devoir: " Les ménages américains se sont tellement habitués à gagner de l’argent en Bourse depuis trois ans qu’ils n'épargnent presque plus rien. Leur taux d’épargne (la part du revenu qu’ils mettent de côté) est descendu à 0,2 % en juin, contre plus de 13 % en France! Leur portefeuille boursier leur donne un sentiment de richesse qui les pousse à la dépense. Certains économistes ont calculé que lorsque la Bourse américaine augmente de 100 $, la consommation grimpe de 4 $. [Les gens dépensent d’autant plus.] Ce calcul est réversible. Les ménages vivraient un krach comme un appauvrissement personnel et réduiraient alors leur consommation, cassant net la croissance américaine. " Plus loin, on parle de la nouvelle économie, de la récession globale, etc.

 

Le capitalisme par Karl MARX

Je n’ai jamais été particulièrement marxiste, mais je me suis intéressé au contenu de cette pensée. Le hasard fait que j’ai trouvé quelques points de la critique du capitalisme par Karl Marx. Quelques exemples : il a parlé de l’accumulation de marchandises, de la tendance à la mécanisation de plus en plus grande, de la production à la concentration du capital due à la croissance de chaque entreprise et à la concentration des entreprises aux mains de quelques capitalistes des plus puissants. Il s’inquiétait de l’augmentation du chômage, de la baisse relative des salaires, qu’il envisageait comme une conséquence de l’accumulation. " Les machines tendent à remplacer les hommes constituant ainsi une armée industrielle de réserve, dont la présence tend à faire une pression à la baisse sur les salaires. Cette paupérisation croissante apparaît comme la loi générale de l’économie capitaliste. " – C’est troublant, non? Ce qu’il avait à proposer n’était peut-être pas meilleur, ce qui est devenu le communisme, mais sa vision n’était pas fausse : " Les machines conduisent à augmenter sans cesse les capacités de production au détriment des possibilités de consommation, à travers les revenus distribués. D’où les crises de surproduction " et " Il faut du temps et de l’expérience avant que les ouvriers ayant entrepris à distinguer entre la machine et son emploi capitaliste dirigent les attaques non contre le matériel de production mais contre son mode social d'exploitation. " Tout ça donne un peu le frisson quand on réalise que ça n’a pas été écrit hier.

 

Les fonds de pension

D'après:

"Le capitalisme risque-t-il d’exploser en plein vol?",
Marianne spécial,
n° 72, semaine du 7 au 13 septembre 1998, p. 10-23.


Saviez-vous qu’on avance maintenant que les fonds de pension pourraient déstabiliser le monde? C’est difficile à croire mais c'est ce qu'on dit dans Marianne :" Les fonds de pension qui sont dans des caisses de retraite par capitalisation. On parle ici tout bonnement de gens comme vous et moi qui ont des fonds dans des caisses de retraite, dans le but de toucher des revenus confortables à la fin de la vie. Pourtant, par cette préoccupation légitime, prétend-on, ils sont en partie responsables des convulsions financières qui secouent régulièrement la planète. Car, pour honorer les prestations qu’elles doivent verser aux vieux travailleurs, ces caisses de retraite par capitalisation ont une obligation : faire fructifier au mieux les fonds qui leur sont confiés. Leur force de frappe est considérable. La firme UBS pèse 920 milliards de dollars! […] Au total, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) estime que les fonds de pension représentent près de 38 % du Produit Intérieur Brut de l’ensemble des pays développés. Une masse totale de 8 700 milliards de dollars. [...] Ces titans financiers qui semblent souvent se comporter comme des enfants. Comment expliquer la contagion de panique actuelle qui fait vaciller des économies aussi différentes que celles de l’Asie, de l’Amérique latine ou de l’Europe de l’Est.[...] Ils ont peur. [Une bonne explication.] Chacun des fonds redoute de voir céder les autres à un réflexe de crainte, réaction qui ferait s’écrouler les cours. Mieux vaut donc vendre préventivement. Et comme chacun veut retirer ses billes avant le grand plongeon, tout le monde précipite la chute. [...] Même l’OCDE, pourtant peu suspecte de stigmatiser le grand capital, s’alarme de cet impact néfaste en observant (dans sa revue de juillet ’98) que " les fonds de pension et autres investisseurs institutionnels jouent parfois un rôle crucial lorsqu’ils déterminent le prix des actifs sur les marchés des capitaux émergent car les changements de comportement des investisseurs se traduisent par des phases d’essor et de récession, et par une forte volatilité sur les marchés de capitaux. La chute des Bourses ne doit cependant pas masquer un autre effettout aussi dangereux, mais bien plus larvédes fonds d’investissement. Lorsque ceux-ci prennent pied dans le capital d’une entreprise en raflant ses actions, ils n’ont qu’une seule préoccupation, toujours la même : obtenir, très vite, le retour financier le plus élevé possible des capitaux qu’ils placent. Quitte à pousser les directions à dégraisser les effectifs pour réduire les charges de personnel. "

À l’idée que mes fonds de pension auraient pu contribuer à cette pagaille-là, je suis très inquiet. Mais j’y pense… et les vôtres aussi, messieurs, dames – je ne veux pas être seul à être inquiet dans cette histoire!  [rires]

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