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Émission du mardi 13 octobre 1998

 

L’entreprise citoyenne

  " Tout concourt aujourd’hui à une démocratisation du pouvoir dans l’entreprise. Reste à surmonter les vieilles habitudes… "

Une entreprise serait devenue un lieu de contradictions : d’une part, des salariés qui veulent le salaire le plus élevé possible, la stabilité et une plus grande autonomie; d’autre part, des clients qui demandent des produits pas chers, quelle qu'en soit l’origine. Quant aux élus, ils rêvent du plein emploi de firmes utiles non polluantes. Ça fait beaucoup! Et à travers ça, il y en a qui préconisent – et c’est bien nécessaire – que l’entreprise devienne de plus en plus une entreprise citoyenne.

Ce qui importe pour les actionnaires, bien sûr, c’est avant tout le rendement financier de leurs titres; jusqu’au point où, paraît-il, on serait tous un petit peu complices de plusieurs licenciements dans certaines entreprises… Comment ça, nous, complices?, direz-vous. Mais oui, puisque beaucoup d’entre nous possédons, à travers certaines institutions, un fond de pension dont les gérants, des firmes colossales, exigent une rentabilité à tout prix.

D'après :

REA, Vincent.Entreprises : Comment le pouvoir évolue-t-il? ", Ça m'intéresse, septembre 1998.


Des tendances intéressantes

Qu’est-ce qui change dans les entreprises? D’abord, les organisations pyramidales reculent et sont de plus en plus remplacées par la notion de réseaux. L’idée - et mon propos ne s’adresse pas seulement aux entrepreneurs – c’est de réaliser que des tendances intéressantes entrent dans nos préoccupations.

" Depuis deux décennies, écrit Vincent Rea, on prend conscience des limites de l’organisation pyramidale. […] Pourquoi surcharger une direction générale de décisions que les salariés concernés peuvent prendre à meilleur escient? Le fait est qu’ils possèdent un vaste savoir pratique inexploité dont l’entreprise, en ces temps incertains, a tout intérêt à profiter. À quoi s’ajoute que, dans un monde complexe et turbulent, les petites unités s’adaptent mieux et plus vite. Comme dit Peter Drucker : " Mieux vaut, par tempête, une flottille de petits bateaux qu’un gigantesque porte-avions. " 

Comme par exemple? Eh bien, Disney! " Disney a aplati ses structures de huit échelons - c’est considérable, ça! Et les firmes se scindent, de plus en plus souvent, en petites unités à forte capacité d’initiative. L’entreprise ABB, pionnière du credo Think global, act local, s’éparpille depuis 1988 en 1 000 unités de 200 personnes - une " démassification " permise par les technologies de l’information. Comme en géopolitique, l’entreprise du futur n’aura plus un sommet dominant une cascade de niveaux, mais plusieurs centres, liés par des relations non plus de pouvoir mais de conseils - ce que traduit le concept de " réseaux ". L'entreprise post-industrielle est avancée. "

Il y a ainsi cette notion de l’entreprise citoyenne, pas encore tout à fait stable, mais qui évolue malgré les objectifs très souvent divergents des actionnaires et la grande résistance des gestionnaires.

Qu’est-ce que qu’une " Entreprise citoyenne "? C’est une entreprise pour laquelle l’utilité sociale compte.

C’est même de plus en plus un argument de vente. " Pour la théorie économique classique, l’entreprise n’a qu’un but : produire au plus bas coût, à partir de matières premières ou de produits semi-finis (inputs), des marchandises (outputs), qu’elle doit vendre à meilleur prix. Socialement, c’est donc une boîte noire, dont le seul souci est la rentabilité. Qu’importe l’utilité de ce qu’elle produit et la morale de son activité. "

Aujourd’hui, par contre, on passe un cran : " La montée des préoccupations écologistes et la conscience qu’en économie tout se tient, font que l’entreprise doit, de plus en plus, se justifier face à son environnement. " Et face à la société au sens large du terme.

Cet accent social se traduit de plusieurs façons : il y a les firmes fortement externalisées qui sous-traitent leur production dans le tiers-monde (Nike, par exemple) et qui ont été amenées à se dissocier du travail des enfants, par suite de pressions qui ont été faites sur ces entreprises qui n’étaient pas suffisamment citoyennes. " Patagonia met l’accent sur le caractère écolo de ses vêtements, en coton biologique ou en fibres issues de bouteilles plastiques recyclées, lit-on dans l'article. Et d’autres vont plus loin encoreAinsi, la marque américaine de crème glacée Ben & Jerry’s, qui est une aventure que je suis avec beaucoup d’intérêt depuis plusieurs années, achète son lait 20 % plus cher que le prix du marché à des fermes non industrielles respectant l’environnement et certaines de ses matières premières à des entreprises employant des jeunes en réinsertion. Un engagement civique payant : Ben & Jerry’s est devenue la firme numéro un sur le marché américain. " En effet, les clients apprécient et il semble qu'ils sont même prêts à payer un peu plus cher un produit à message écologique ou éthique. L’entreprise du 21e siècle, si elle n’obéit pas obligatoirement aux diktats des gestionnaires, deviendra de plus en plus citoyenne, dit-on " ou elle ne sera pas ".

   
 

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Big Brother…es-tu là?

D'après :

BOULET-GERCOURT, Philippe et COUVELAIRE, Anne-Louise. " Des nounous sous surveillance ", Nouvel Observateur, 1998.


J’aime bien de temps à autre prendre des risques et aborder comme ça des questions qui ne sont pas tout à fait claires. Comme, par exemple, celle qui concerne un mouvement, ou une tendance devrais-je dire plus exactement, que l’on peut observer présentement aux États-Unis.

" C’est la dernière folie à Manhattan : les parents surveillent à distance leur gardienne d’enfant - la baby-sitter, si vous voulez - grâce à des caméras cachées. "

Avec le résultat que, dans la plupart des cas, les parents finissent par licencier les " nannies ". Il y a un procédé appelé nannycam, du nom de la cachée. Aujourd’hui, on vend ce type d’appareils partout : " Le marché de la télévision de surveillance – non seulement pour surveiller les " baby-sitters " - progresse de 20 % par an ", peut-on lire dans un article du Nouvel Observateur, " Des nounous sous surveillance ". Parmi les marques connues, il y a : Baby Watch, Eye on You et Nanny Check.

Je me souviens qu’à un moment, il y a eu en Angleterre ce procès qui est encore présent, dans les esprits du moins, de Louise Woodward qui avait accidentellement ou par négligence tué un enfant d’un an placé sous sa surveillance. La directrice des ventes de Eye on you a avoué que depuis cette affaire, leur chiffre d’affaires a doublé et un peu plus.

" Les trois quarts des parents qui utilisent la nannycam renvoient la nourrice ou la jeune fille au pair, explique la directrice des ventes de Eye on You. Pas forcément à cause de violences physiques, mais le plus souvent parce qu’ils découvrent qu’elle ne s’occupe pas de leur enfant comme ils le souhaiteraient. " Il paraît qu’après avoir vu les enregistrements, 7 parents sur 10 n’ont plus qu’une idée en tête : Comment la virer de la maison? [rires]

Home video : l’épouvante.

Un exemple de témoignage : " L’une était une jeune fille au pair bardée de trois lettres de recommandation et apparemment irréprochable, racontait une mère. J’ai visionné les bandes, c’était l’horreur! Elle n’adressait pas la parole à ma fille et lui ordonnait de se taire dès qu’elle ouvrait la bouche. Une autre […] était franchement méchante […] : elle restait vautrée sur le canapé et ignorait complètement l’enfant. "

Évidemment, les vendeurs font beaucoup état de ces cas afin de déculpabiliser les parents. On hésite parce qu’il est évident que l’on entre dans une société qui va recourir de plus en plus à ce genre de technologie. La question se pose : Est-ce qu’on a le droit de faire ça? Vous me direz : Si les filles ne sont pas correctes, on a eu bien raison de le faire... Je vous signale cependant qu’aux États-Unis, le fait de filmer quelqu’un chez soi est légal parce que la personne filmée se trouve dans le domicile de celle qui enregistre ses mouvements.

Par contre, en France, il n’en est pas question. C’est une atteinte au droit à l’intimité. Il faut avouer tout de même que nous devenons une société surveillée à l’extrême. Les caméras fleurissent, les cartes bancaires laissent des traces; quand vous allez sur Internet, vous pensez que vous êtes seul mais vous ne l’êtes pas tant que ça parce qu’on peut – sauf ceux qui ont pris des tas de précautions – savoir quel a été votre cheminement sur les sites Internet. Il y en a qui sont en train de se dire : " Oh je vais arrêter de fréquenter les sites cochons! " [rires] Attention, Big Brother vous surveille…

 


Un fil à la patte

D'après :

" Big Brother ", Science illustrée, no 5, mai 1998.


Vous savez que Big Brother, imaginé par Orwell dans le roman 1984, incidemment c’était un ordinateur. C’est le numéro Un qui dirigeait tout. Les autres exécutifs, Deux, Trois, Quatre et Cinq, étaient des haut fonctionnaires qui savaient que le Un était un ordinateur. On revient à ça, je trouve. Téléphone cellulaire portable, cartes de crédit, caméra de surveillance... Le progrès technologique nous facilite l’existence? Très bien. Mais le prix à payer est que peu à peu un réseau aux mailles de plus en plus fines enserre les individus.

Les lois nous protègent encore contre Big Brother – relativement en tous les cas – mais dès qu’on branche un téléphone portable, par exemple, qui n’est pas de la catégorie de ceux qui justement ont été conçus pour éviter ce genre d’indiscrétion, " la zone géographique du porteur est dévoilée. La compagnie enregistre ensuite le nom, le numéro appelé, la durée de la conversation et conserve toutes ces informations pour éviter toute contestation ultérieure sur le montant facturé ", expliquait le magazine Science illustrée. Le fait que la conversation elle-même ne soit pas conservée peut vous rassurer, peut-être, mais quand même, nous ne cessons de laisser des traces électroniques. Des " Petits Poucets " malgré nous… C’est à ça que je voulais en venir.

Parfois je lève la tête et je suis toujours étonné de constater que : tiens, en voilà deux! Tiens en voilà une autre! Je vous le dis tout de suite, cette habitude chez moi va me passer rapidement parce que les caméras sont tellement flexibles, tellement minuscules, qu’on peut les rendre invisibles. Il y en a même des petites comme le petit doigt! Alors 24 heures sur 24, à certains endroits, les images enregistrées sont archivées sur bande vidéo. On voit bien, par exemple, dans les dépanneurs où un vol a été commis, qu’en reculant la bande, on arrive parfois à reconnaître le voleur.

Un marchand de vêtements affiche à Montréal : " Vous passez devant la caméra dix fois par jour. Êtes-vous bien habillé? " C’est tout dire… Voilà pour les caméras mais il y a toutes les informations qui sont enregistrées dans les hôpitaux et même aujourd’hui, par les pharmacies également, parce qu’on fait partie de tout ce système de l’assurance-médicaments. Il n’y a plus grand-chose qu’on puisse cacher.

Les banques, par exemple, échangent beaucoup. Forcément, puisqu’elles doivent échanger entre elles plusieurs données sur les clients pour que les transactions puissent s’effectuer. La tentation dans tout cela c’est celle de l’efficacité. Et je pense tout à coup au mot merveilleux de Bertrand Russel qui disait : " Si les généraux avaient tous été efficaces, où en serions-nous? "

D’un autre côté, cette situation donne lieu à toutes sortes d’abus. Par exemple, on a découvert récemment qu’il y avait plus de cartes d’assurance sociale que d’individus pour en posséder! Donc, il y a quelque chose de sérieux à examiner. Jusqu’où faut-il aller pour que l’efficacité soit valable sans qu’on soit compromis? Ce qui m’amène à parler de publicité, car on nous inonde de publicité. Il paraît que les adresses de personnes montrant des intérêts spécifiques sont particulièrement recherchées etc. Mais, bien sûr, il existe des avantages comme, par exemple, on peut, sur Internet, acheter directement de chez soi, régler ses achats au supermarché sans argent, effectuer certaines transactions bancaires, etc.

Je lisais tout à l’heure que s’il est facile de retracer la navigation d’un abonné sur le Net c’est que le réseau multiplie les possibilités d’analyse de nos habitudes. On se dit, par exemple, que selon nos goûts, nos besoins, etc., on va pouvoir nous envoyer très rapidement – déjà expérimentalement ça existe et apparemment, ce n’est pas si difficile à réaliser – un journal électronique qui contiendra des informations qui seront choisies en fonction de nos intérêts. Ceux-ci ayant été, au fur et à mesure, identifiés et répertoriés.

Dans certains sites, on fournit même une liste de tous les intérêts ou presque et vous n’avez qu’à cocher vos préférences. C’est ainsi que l’ordinateur va se souvenir que vous manifestez un intérêt marqué pour les magazines où l’on présente une fille dans la page du milieu. Vous allez donc recevoir régulièrement des photos genre filles de la page du milieu. Qui sait… peut-être que vous allez reconnaître votre gardienne d’enfant… [rires]

" En Suède, depuis 1947, chaque individu se voit attribuer un numéro personnel à dix chiffres, le personnummer, grâce auquel non seulement les administrations, mais aussi les sociétés privées peuvent se faire transmettre des renseignements confidentiels - montant des revenus annuels, montant de l’imposition, dossier médical, casier judiciaire… - sur un simple coup de fil. " C’est grave ça! Se protéger, oui, mais comment, contre ce Big Brother qui devient de plus en plus présent dans notre société, qui met l’accent sur la double fonction de surveiller et de punir?

Surveiller… une action qui a son importance dans une société parce qu’on ne peut pas vivre en groupe sans exercer, je devrais dire, les uns sur les autres, une certaine " surveillance ". On vit ensemble et dans certains cas, une curiosité peut être très utile. Cela peut créer une cohésion dans le groupe... Mais la situation peut tout à coup se tourner contre nous lorsque la technologie dépasse cet instinct de surveillance et l’associe à l’instinct de punir. Parce que si on ne se comporte pas selon les critères d’une société, on est susceptible d’être puni.

Certains groupes de la population sont dotés de " puces ". Les patients des maisons de retraite, par exemple. On dit que cela permet de les suivre dans leurs déplacements en dehors des bâtiments. En Suède, de plus en plus de condamnés se trouvent ainsi surveillés : on leur implante une " puce " et ainsi on sait où ils se trouvent à tout moment. Faudrait-il aller jusque là?

" Dans les grandes métropoles, le souci de sécurité et la crainte des attentats ont poussé à installer des caméras par centaines. " Je disais plus haut que nous passions environ une dizaine de fois par jour devant les caméras. C’était pour Montréal, je le spécifie, mais à New York, j’apprends ici qu’on est filmé en moyenne une vingtaine de fois par jour. " Dans le centre de Londres, la circulation est enregistrée en permanence. Les images sont transmises à une centrale qui reçoit également les informations enregistrées dans les stations de métro, dans les stationnements, les gares… La centrale de King's Lynn - par exemple - reçoit à elle seule les images de 70 caméras "! Les gens qui font les montages de tout ça ne doivent pas s’ennuyer…

Face à ce phénomène, je suis, quant à moi, assez ambivalent. D’un côté, vous avez les partisans de la surveillance qui vont faire valoir le fait que cette technologie a permis de réduire considérablement le taux de criminalité dans les centres surveillés des villes. Mais d’un autre côté, les opposants vont rappeler que cela a peut-être seulement déplacé le problème vers la périphérie des villes. Par exemple, ils diront que ce système permet surtout de pallier le sentiment d’insécurité que nous éprouvons. Car, en vérité, si nous y regardons de plus près, la criminalité n’est pas à la hausse. Elle serait même plutôt à la baisse. Il faut faire attention à ne pas tomber dans la paranoïa.

Ça donne à réfléchir parce qu’on se dit que la technologie c’est très intéressant mais en même temps, on réalise que le principe du droit à l’intimité, à la vie privée, est menacé.

   
 

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Les droits humains : un bon bain d’utopie

D'après :

SACHS, Ignacy. " Se réapproprier les droits humains ", Manière de voir Nº 41, septembre-octobre 1998.


Le sujet m’amène à me tourner un peu vers la notion des droits humains; c’est un détour plutôt qu’un objectif. Les droits humains représentent un apport considérable au développement de l’humanité. Je viens de prendre connaissance d’un article dans lequel on s’interroge sur la perfectibilité de notre espèce : " Il faut parier sur la perfectibilité de notre espèce en dépit de tous les échecs et du désenchantement provoqué par l’effondrement du socialisme réel, tout en se distanciant de la foi naïve des philosophes du Grand Siècle, dans le progrès linéaire, écrit Ignacy Sachs dans " Se réapproprier les droits humains ". Le développement constitue, lui aussi, une lame de fond dans l’histoire longue, jalonnée au cours de ce demi-siècle par l’émancipation des pays colonisés, l’émancipation des femmes, l’émergence de la société civile organisée en tant qu’amorce d’un tiers système auto-institué du pouvoir, à côté du pouvoir politique et du pouvoir économique. Enfin l’essor (menace) des États-providence. "

On parle souvent de problèmes, de difficultés, de crises, d’échecs de notre civilisation ou de notre société puis, tout à coup, il est intéressant de prendre conscience du progrès que nous sommes parvenus à faire malgré tout, malgré notre folie particulière. " Le développement peut-être encore vu comme un apprentissage social faisant appel aux facultés de mémoire et d’imagination ", continue Sachs, ce qui suppose qu’on ne va pas perdre de vue les leçons de l’histoire. C’est tant mieux puisqu’on a tendance à avoir généralement une mémoire très très courte. Alors "ce qui constitue un trait distinctif de notre espèce et explique son extraordinaire adaptabilité. Enfin, quand on parle du développement en termes de libération, il s’agit plus que d’une métaphore. Le développement passe en effet par la libération des êtres humains, de la gêne matérielle, ce qui suppose un partage équitable de l’avoir et la suppression de toutes les entraves empêchant leur épanouissement dans la recherche d’un mieux-être. "

C’est un bon bain d’utopie qu’on prend là…

" À vrai dire, développement et démocratisation se confondent en tant que mouvement historique. […] Il convient de procéder à une relecture de l’histoire sociale et d’analyser les mécanismes de protection des droits humains, ainsi que les conditions institutionnelles des pratiques de leur appropriation. Chaque génération réécrit l’histoire en lui posant des questions nouvelles en fonctions de ses expériences et de ses sensibilités. En cette fin de 20e siècle, le social et l’écologique apparaissent comme des préoccupations majeures au vue des ravages provoqués par l’hégémonie incontrôlée de l’économique, et la primauté de la logique du marché sur la logique des besoins. "

Ça sent un peu les orientations du Monde Diplomatique. Mais c’est en plein ça! C’est un article paru dans Manière de voir, Nº 41, (Le Monde Diplomatique) : " Se réapproprier les droits humains ".

" Une histoire du développement surgira de cette double relecture permettant de mieux comprendre dans quelles conditions la croissance s’accompagne d’un développement authentique. "

On va se laisser là-dessus, même s’il y a encore beaucoup à dire. C’est un sujet sur lequel on revient fréquemment. Et c’est bien nécessaire pour la suite du monde…

   
Accès aux versions enregistrées des émissions "Par 4 chemins" de Radio-Canada.
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