PAR...  

Émission du mardi 17 novembre 1998

Des chaussures… relevantes

Je dois vous faire un aveu. Il y a quelque temps de ça, je me suis acheté une paire de chaussures du genre Nike : des baskets énormes avec une semelle relativement débordante. Et mon intention était de les porter avec un smoking. Eh oui, pour me singulariser et m’amuser un peu… Depuis, je ne cesse de regarder les pieds des gens.

D’après :

PARROT, Nicole. " Prenez un pied ", Marianne, du 7 au 13 septembre 1998.


Tout ce qu’on peut voir sur la rue ces temps-ci, en matière de chaussures, ce n’est pas possible! J’espère qu’avec l’hiver ça va s’arrêter. Par exemple, une jeune fille se promenait avec des chaussures de tennis équipées de talons d’à peu près sept ou huit centimètres. Avez-vous jamais essayé de jouer au tennis avec ça? Il paraît qu’à un moment, ce sont des designers qui ont décidé de lancer ces accessoires monstres, dans le genre des cothurnes - ces chaussures très élevées (l’équivalent d’une quinzaine de centimètres environ) que portaient les comédiens grecs, et romains par la suite, dans l’Antiquité afin que les spectateurs puissent mieux voir les personnages sur scène. Il faut dire aussi que la plupart des visages étaient recouverts de masques d’envergure, ce qui contribuait, avec les cothurnes, à accentuer le gigantisme des acteurs.

Il m’arrive de demeurer stupéfait devant des chaussures aux formes torturées. Il y en a avec des socles souples, par exemple. Je vois que des gens de publicité ont fait un effort considérable pour tâcher de définir et de décrire ça : " Des socles souples sculptés de crans, de vagues, évidés de grosses boules décoratives, certains contiennent parfois un petit poisson ", relate Nicole Parrot dans le magazine Marianne du mois de septembre dernier. Dans un aérogare, j’ai vu des chaussures avec feux clignotants! D’autres sont taillées dans un matériau à couleur hologramme; à cela vient s’ajouter le fluo, et j’en passe…

Cette mode vient du fait qu’il existe de nouveaux matériaux sur le marché qui permettent des performances inédites dans le domaine de la chaussure. Mais il y a également, paraît-il, des raisons psychologiques à ce phénomène. Un spécialiste raconte : "Lorsque nous avons senti venir cette demande, alors nous avons activé les recherches et nous nous sommes retrouvés bientôt prêts grâce à des thermo-rubbers aux propriétés étonnantes. Des synthétiques à très faible densité, jusqu’à cinq fois plus légers que le caoutchouc. Avec un avantage particulier sous l’angle de l’écologie : ils sont faits en partie avec des matériaux de récupération ", expliquait à la journaliste de Marianne un responsable du Centre technique du cuir à Lyon.

Pourquoi ces innovations? Eh bien, les jeunes filles disent que ça leur permet de paraître plus grandes et de coller davantage à l’image des top modèles. " Se grandir, explique Nicole Parrot, permet de rivaliser avec les top modèles et séduire les garçons. Mais il est d’autres raisons plus profondes ", dit-elle aussi - mais alors là, je me demande si c’est sérieux. Une sociologue aurait dit : " Les jeunes face à un avenir sombre cherchent à s’armer, prendre de la hauteur pour donner l’impression de dominer la situation. Ils aiment les chaussures qui leur assurent stabilité, équilibre et protection. " Peut-être qu’il s’agit seulement d’un feu de paille, d’une nouvelle façon de marcher, ou est-ce qu’on se retrouve devant la chaussure du troisième millénaire?

Dans la semelle épaisse, pourquoi ne pas loger des roulettes rétractables, suggère l’auteure de l’article, voire avec un moteur miniaturisé, avec phares et commandes intégrées? " Puisqu’il existe déjà une compagnie d’accessoires de sport qui propose un modèle de patins amovibles, on pourrait peut-être les mettre sur ces chaussures et d’un seul geste, elles se métamorphoseraient en patins à roues alignées! Avec un peu d’imagination tout est possible, n’est-ce pas? Cette idée en a excité un : " On peut déjà rêver de la rue de demain sillonnée de donzelles à roulettes. D’une simple pression du gros orteil pour circuler dans la cité, elles actionneront leur moteur incorporé. " Bref, c’est le pied!

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La démocratie américaine en péril


Si vous pouviez voir tout ce qui est étalé devant moi, et ce ne sont que quelques articles parmi au moins une cinquantaine d’autres parus dans les journaux, dans les magazines, américains, français et anglais également qui concernent l’affaire de Clinton et de Madame Lewinsky. On en a suffisamment parlé, direz-vous? C’est vrai, mais nous a-t-on tout dit?

Si j’aborde encore cette question, qui - je viens de le réaliser - , apparaît maintenant dépassée en termes d’actualité, c’est que je me demande si les risques encourus par les États-Unis, le pays le plus puissant du monde, de mordre la poussière ont été évalués correctement. Je peux vous dire que pour la démocratie américaine et pour la démocratie dans le monde, les conséquences auraient été extrêmement graves. À cette étape-ci, le sujet n’a plus rien à voir avec la question sexuelle, quant à moi.

Avec un peu de recul, on peut en parler tout en sachant que ce qu’on pourrait appeler " la stratégie américaine " a relativement échoué, puisqu’aux dernières élections, cinq démocrates ont gagné des sièges contre les candidats républicains qui les occupaient précédemment. Les États-Unis, c’est l’un des piliers de la démocratie dans le monde; et si, par hasard, la stratégie républicaine reposait en fait sur une faille, on ne va pas célébrer cette faille-là chez le président des États-Unis. Il n’empêche que l’objectif poursuivi était, du point de vue démocratique, extrêmement pernicieux; et cela représentait un risque très grand pour la démocratie de retomber aux mains, si vous voulez, d’une magistrature abusive.

D’après :

CHATENAY, Philippe, et ROMON, Philippe. " Tocqueville avait prévu Kenneth Starr ", L’Événement du jeudi, du 17 au 23 septembre 1998.


C’est curieux tout de même qu’il se passe exactement ce qu’avait prévu
Alexis de Tocqueville, dans l’étude qu’il avait faite en 1848 à la suite d’une visite aux États-Unis : à savoir que l’un des problèmes que l’on pouvait rencontrer dans la démocratie américaine, c’était l’arbitraire des magistrats. Je le cite, d’après un article paru dans L’Événement du jeudi : " Nulle part la loi n’a laissé une plus grande part à l’arbitraire que dans les républiques démocratiques, parce que l’arbitraire n’y paraît point à craindre. " En d’autres mots, ce n’est pas grave si c’est arbitraire, parce qu’il n’y a pas de tyran, puisque ce n’est pas un régime de droite, comme de Tocqueville n’était pas un homme d’extrême droite : il était plutôt modéré, je dirais.

Il ajoute : " On peut même dire que le magistrat y devient plus libre, à mesure que le droit électoral devient plus bas et que le temps de la magistrature est plus limité. " Finalement, il avait remarqué que dans les démocraties, le souverain c’est le peuple. " En même temps qu’il est tout-puissant, [le souverain] est partout à la fois : aussi voit-on que les fonctionnaires américains sont bien plus libres dans le cercle d’action que la loi leur trace qu’aucun fonctionnaire d’Europe. " C’est à lire : De la démocratie en Amérique, aux éditions Garnier-Flammarion, un ouvrage vraiment très important pour comprendre la démocratie, et le fonctionnement de la démocratie aux États-Unis, en particulier. C’est curieux de se référer à une source aussi ancienne, et d’y trouver un regard aussi neuf.

Parmi les articles que j’ai accumulés, il y en a quelques-uns qui portent sur une explication de cette stratégie. Vous n’êtes pas sans savoir que Madame Hilary n’a pas fait, comme vous le savez, beaucoup de déclarations depuis un certain temps. Elle a préféré adopter un low profile, comme on dit parfois dans les publications américaines. Mais à un moment, elle a bien affirmé qu’il s’agissait d’une stratégie de droite, religieuse, et d’origine républicaine bien sûr, bien que ça ait pu paraître une défense de sa part. Présentement, il y a un certain nombre de personnes qui, avec le recul, ont le sentiment qu’elle avait tourné le regard du bon côté, même si c’était dans son intérêt de tenir ce discours.

D’après :

" Pourquoi le lobby du tabac veut faire la peau de Clinton ", L’Événement du jeudi, du 22 au 28 octobre 1998.


Dans The Observer, un journal britannique, des journalistes ont procédé à une enquête très serrée et affirment que derrière tout ça se cache une histoire de cigarettes. Cet article a d’ailleurs paru en français dans L’Événement du jeudi. "Le Président des États-Unis, y écrit-on, est victime d’un complot fomenté par l’industrie du tabac, qui dispose sans conteste du plus puissant de tous les lobbys à Washington. Ulcérés par le plan antitabac de Clinton, qui prévoyait le versement sur 25 ans de dédommagement atteignant près de 3 000 milliards de dollars aux fumeurs frappés par le cancer du poumon, la classification de la nicotine comme " drogue créant une dépendance " et une gigantesque campagne de publicité antitabac destinée à des adolescents, trois barons républicains de la Caroline du Nord décidèrent, à l’été 1994, de répondre à cette déclaration de guerre. "

On parle d’un déjeuner d’affaires auquel assistaient, le sénateur Faircloth, président du Comité sénatorial enquêtant sur l’Affaire Whitewater, élu en 1992 grâce aux fonds de l’industrie du tabac. Pour se rafraîchir la mémoire, Whitewater est cette enquête qu’on menait pour voir si Bill Clinton et son épouse Hilary étaient mêlés à des tractations douteuses - un dossier qui n’a d’ailleurs pas véritablement abouti. Il y avait aussi le sénateur Jesse Helms, leader de la droite extrême du parti et porte-parole politique des fabricants de cigarettes, et David Sentelle, un protégé de Helms, membre d’un panel de trois juges chargés de nommer les procureurs indépendants. Le panel du juge Sentelle avait déjà nommé Robert Fiske comme procureur spécial pour enquêter dans l’affaire Whitewater, ce qui a permis de voir que Fiske était un modéré qui ne viendrait pas à bout de neutraliser Clinton. À l’instigation du juge Sentelle, le panel a alors pris la décision de virer Fiske et de le remplacer par Kenneth Starr.

Or, on rappelle ici que David Sentelle et Kenneth Starr étaient de vieilles connaissances : Sentelle n’ignorait donc pas que la plus grosse part du million de dollars constituant le revenu annuel privé de Starr provenait de l’industrie du tabac. C’est quand même très étonnant qu’un tel fait sorte dans une publication anglaise et qu’on n’en entende pas parler davantage. Je me dis qu’on travaille en surface dans l’information et qu’on ne creuse pas beaucoup. C’est ainsi qu’après sa nomination, le procureur indépendant garda d’ailleurs ses clients. Dans l’article, on fait état de certains procès au cours desquels il a défendu l’industrie du tabac, en particulier celui de Brown and Williamson contre le président du Comité de santé et de l’environnement du Congrès, Henry Waxman, alors qu’il était déjà nommé comme procureur indépendant dans l’Affaire Whitewater.

Selon Henry Waxman, je cite : " L’industrie du tabac, non contente de fournir un sponsoring financier sans équivalent aux politiciens qui la soutiennent, a fait de sa flotte de jets privés la compagnie aérienne officielle du Parti républicain. " Puis, évoquant certaines pratiques douteuses, le journaliste tente de démontrer à quel point Kenneth Starr est engagé dans le combat pour l’industrie du tabac. Par exemple, on dit clairement que dans un de ses procès, Starr a prétendu " que la nicotine ne créait pas de dépendance. " Il a ainsi perdu deux procès, mais " Starr tient déjà sa vengeance ", écrit le journaliste, parce qu’il est procureur indépendant dans l’affaire Whitewater. " Le 16 janvier, le procureur " indépendant " réussit à relancer son enquête sur Whitewater, qui n’avait toujours rien donné malgré quatre ans d’un travail acharné. Ayant trouvé Monica Lewinsky, Starr demanda poliment au panel de trois juges dirigé par Sentelle  - qui venait de le faire nommer - de l’autoriser à étendre l’investigation dans cette direction. Une simple formalité… spécifie-t-on.

Cinq mois plus tard, en juin, la législation antitabac concoctée par Clinton est mise en pièces par les républicains. - Rapprochement très intéressant. - Dix mois plus tard, le président est obligé de se battre pour ne pas se faire destituer. Et les barons du tabac se frottent les mains… " Sauf que ce putsch n’a pas fonctionné, puisque les américains ont décidé de favoriser les démocrates et de léser beaucoup les républicains. Au point que le chef de file du côté des républicains a été obligé de démissionner… Le contenu de cet article m’a beaucoup éclairé et beaucoup troublé parce que je pense que ce putsch était extrêmement grave, car il représentait une menace pour la démocratie aux États-Unis et dans le monde. Rien de moins!

D’après :

ROSEN, Jeffrey. " Oui, Starr est plus coupable que Clinton ", Courrier International, Automne 1998.


Un autre article, paru celui-là dans le New Republic et repris par Courrier International, fait état de ce que la fonction de procureur indépendant ouvrait la porte à tous les excès. Exactement ce que Tocqueville avait prévu en 1835. On dit que " Kenneth Starr a réussi à saper les fondements du système politique américain. " Qui fait cette démonstration? Un spécialiste de droit constitutionnel américain, Jeffrey Rosen, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Washington.

Citant ici Starr, il écrit : " " Des éléments substantiels et crédibles donnent à penser que le Président Clinton a commis des actes qui pourraient constituer un motif d’impeachment ", déclare Kenneth Starr dans le rapport qu’il a remis au Congrès. Le procureur spécial ne donne cependant pas la définition de ces actes qui justifieraient une destitution du Président. " Critiquant la démarche de Starr, Rosen ajoute : " Les pères fondateurs, les rédacteurs de la Constitution, voyaient les choses différemment. Ils considéraient que les délits et infractions graves sont, avant tout, les actes de nature politique qui sapent les fondements constitutionnels de l’État. À l’aune de ce critère, il y a davantage lieu de condamner le procureur spécial [Kenneth Starr] que le Président des États-Unis." C’est d’ailleurs le titre de l’article : " Oui Starr est plus coupable que Clinton ".

C’est Kenneth Starr, et non le Congrès, écrit plus loin Rosen, qui a décidé que le choix du Président qui a choisi de mentir sur sa liaison, dans le cadre de l’Affaire Paula Jones, pourrait constituer un délit passible de destitution. De quel droit Starr s’arroge-t-il le pouvoir constitutionnel de prendre une telle décision? Au début de son enquête, ses partisans ne cessaient de répéter que Starr ne faisait que ce que n’importe quel procureur " ordinaire " ferait quand il enjoignait à une librairie de lui remettre les coupons de caisse des livres achetés par Monica Lewinsky, lorsqu’il convoquait les gardes du corps personnels du Président ou demandait à la mère de Mlle Lewinsky de témoigner contre sa fille. Mais à la différence d’un procureur ordinaire, Starr n’a mis en accusation personne pour quoi que ce soit. Au lieu de cela, il a remis au Congrès un rapport décrivant, sous la lumière la moins flatteuse qui soit, une conduite embarrassante certes, mais en rien illégale, qu’aucun procureur ordinaire n’aurait rendu public. "

Plus loin, il continue sur ce ton : " Ce n’est pas sans raison que les auteurs de la Constitution ont partagé la procédure d’impeachment (qui est un mélange complexe de jugements juridiques et politiques) entre la Chambre des représentants et le Sénat. La décision de mettre en accusation revient à la Chambre, qui représente le peuple, et celle d’accuser, au Sénat, qui représente la nation. Il apparaît plus que jamais évident que la législation sur la fonction de procureur spécial a profondément modifié cet équilibre subtil. Ne représentant personne d’autre que les juges qui l’ont nommé, Kenneth Starr a utilisé l’arsenal pénal pour piéger un président imparfait et imprudent, de façon qu’il mente sur sa vie sexuelle. Il a fait pression sur la Chambre pour qu’elle réponde à ses accusations, alors que le peuple américain est hostile à la destitution du Président. - C’est habile de la part de Rosen, parce qu’il a écrit ça avant le résultat des dernières élections. - Et il s’est assuré que les audiences porteront surtout sur des infractions techniques au droit pénal, qui n’ont manifestement aucun rapport avec les fonctions officielles du Président - ce dont ne voulaient justement pas les pères de la Constitution. L’Affaire Lewinsky n’est pas un scandale sexuel. C’est, en fait, une crise constitutionnelle. Et si ce Président tombe, les fondements mêmes de l’État américain seront altérés. " Mais comme on le sait, l’histoire s’est tout de même bien terminée.

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Parlant de tabac...

La cigarette rend impuissant (et pas seulement les présidents…)


Entre autres informations tenues secrètes, cette dernière qui révèle que le tabac serait une cause d’impuissance chez les hommes. Il y a dix jours, à l’émission Sixty Minutes, des experts sont venus dire : " Si maintenant on en parle ouvertement, c’est que l’Affaire Clinton a fait qu’on peut maintenant parler de problèmes de pénis puis de ce genre de questions. " Maintenant toutes les raisons qu’on donne valent ce qu’elles valent, mais l’essentiel, c’est de voir que, tout à coup, on apprend qu’il existe de nombreuses études, faites au cours des 25 dernières années, affirmant que c’est vrai que la cigarette ce n’est pas bon pour le cœur et que c’est une cause de cancer, mais, d’abord et avant tout, on est maintenant certain d’une chose : c’est une cause de l’impuissance sexuelle chez les hommes. Il me semble que les gens qui mènent des campagnes antitabac auraient dû disposer de cette information depuis longtemps. S’il est un point sur lequel les mâles sont sensibles, c’est bien leur pénis. Si on leur dit : Plus tu fumes de cigarettes, moins tu es capable de bander, je pense que le nombre de fumeurs de cigarettes va diminuer.

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Des hyperactifs du sexe

D’après :

LOU, Anna. " Bêtes de sexe ", Quo, septembre 1998.


Dans quel pays d’après vous fait-on le plus souvent l’amour? La réponse : en France, 151 fois par an, c’est-à-dire une moyenne de 2,9 fois par semaine.

Au Canada, c’est 2,1 fois. Dans la plupart des pays, ce qui change c’est le chiffre après la virgule. Sauf en Italie où c’est deux fois par semaine, sans virgule... Au Mexique 1,9 fois; en Espagne 1,7 fois; à Hong Kong, 1,5 fois; en Thaïlande 1,3 fois. Donc la France c’est la championne mais dans le fond, peut-être que tout le monde ne dit pas la vérité… C’est la virgule qui est de trop là-dedans. C’est là que ça devient mensonger.

" Pendant que la plupart d’entre nous se contentent de deux à trois rapports par semaine, d’autres consomment du sexe comme les boulimiques s’empiffrent d’éclairs au chocolat : jusqu’à quatre, cinq, voire six fois par jour. " C’est ainsi que commence l’article que j’ai sous les yeux, paru dans le magazine Quo, où l’on s’interroge sur ces hyperactifs du sexe : " Est-ce une déviance ou une performance? "

Pour étoffer le propos, je me permets de potiner un peu, pour finir en beauté. Saviez-vous que Joan Collins, qui avait épousé Warren Beatty, ce beau grand jeune homme, s’était plainte de ses ardeurs sexuelles? " Avec lui, racontait-t-elle, c’était trois à quatre fois par jour et il était capable en même temps de répondre au téléphone! " C’était peut-être une de ses blondes qui l’appelait : "Attends j’achève, j’arrive tout de suite! " [rires]

" Le problème, c’est qu’arrivé à un certain degré de consommation sexuelle, l’érotisme cède parfois du terrain à la mécanique, écrit l’auteure de l’article. Pour certains accros qui ne pensent qu’à cela, le sexe n’est plus une histoire de plaisir mais une histoire de besoin. Chez eux, ce n’est pas la fréquence qui compte, expliquait un spécialiste du comportement dans ce domaine à la journaliste du Quo, mais le fait de consommer du sexe. Ils éprouvent la nécessité de se soulager le plus vite possible. Leur partenaire ne compte pas en tant qu’être humain. Ils font l’amour comme d’autres fument une cigarette ou boivent un verre. Pour la compagne qui n’est pas sur la même longueur d’onde, le rythme est difficile à suivre. "

" Au début, je trouvais plutôt flatteur qu’il ait en permanence envie de moi, raconte une jeune comptable dans la trentaine. Mais très vite cela m’a angoissée. Quand je lui refusais, il me reprochait mon manque d’amour alors j’ai commencé à mentir. Mal de tête, fatigue, travail à la maison… J’ai tout fait. Nous avons finalement été obligés de nous séparer. Pour incompatibilité de fréquence sexuelle ", ajoute la journaliste. Vous vous rendez compte ?

Si vous voulez augmenter vos propres performances, on suggère ici plusieurs choses à faire : se parfumer, boire des décoctions de basilic, de laurier, de sauge et de menthe poivrée, sucer des granules homéopathiques, visionner des films, soigner les éclairages, danser ensemble, se réserver des moments tranquilles, faire attention à son look et puis au temps qui passe…

Accès aux versions enregistrées des émissions "Par 4 chemins" de Radio-Canada.

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