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Émission du lundi 22 février 1999

   

Nous, les Romains d’Astérix?

   

Vous souvenez-vous de ces caricatures qui montraient René Lévesque sous les allures vestimentaires d’Astérix? Est-ce qu’il y avait un sens à tout cela?

Remarquez… je n’ai jamais poussé plus loin le rapprochement, mais était-il fortuit? C’était probablement dû à la petite taille de Lévesque qui, de ce point de vue-là, ressemblait un peu à Astérix. Aux côtés duquel se déplaçait le volumineux Obélix qui devait, sans doute, évoquer Monsieur Parizeau.

D’après :

DISPOT, Laurent. " Contre Astérix, nous sommes tous des Romains ", Marianne, 15 au 21 février 1998.

 
L’idée de ressortir ces personnages m’est venue après avoir lu un article fort intéressant de Laurent Dispot, un journaliste et écrivain qui est l’auteur, entre autres, de Manifeste archaïque paru aux éditions Grasset. Dans cet article, vous verrez qu’il prend carrément position : " ' Regarder le village d’Astérix ' n’est qu’une forme de nombrilisme national – il parle du point de vue des Français, bien sûr. Mais selon ce modèle bien précis : une France sans Juifs, sans Noirs et sans Arabes – c’est-à-dire qui aurait conservé toutes ses racines. – Ce produit de terroir s’exporte bien. Depuis 40 ans, 280 millions d’albums ont été vendus à travers le monde. France et pays francophones : 95 millions. Allemagne : 88 millions. – Étonnant, n’est-ce pas? – Les deux pays où Astérix rencontre le plus d’adhésion sont précisément ceux où a été fantasmée une ' résistance ' de la blondeur face à une ' invasion ' de cheveux noirs du Sud et de l’Orient. "

À certains moments, cela me semble juste mais à d’autres moments, il me semble que le propos de Laurent Dispot frise la paranoïa. Tout de même, c’est toujours intéressant parce que les paranos s’emploient habituellement à avoir une vue très juste des choses mais excessive. " Ce sont aussi deux pays, continue-t-il, qui, dans l’histoire de l’Europe, ont fait souffrir les autres, avec leur parano astérixienne de l’encerclement et la doctrine militaire qui allait avec, l’' agression préventive '. " Il prend donc le parti des Romains…et il le fait très sérieusement comme vous allez voir… [rires]

" Les Romains nous ont apporté, eux, deux critères qui comptent plus que jamais : l’interdit sur les sacrifices humains et la citoyenneté. Nous devons rester béats d’admiration devant leur formidable audace d’avoir accordé le nom de Romains, sans distinction de race ni de religion, à ceux que les Grecs persistaient à traiter de métèques et de barbares. – Autrement dit, dès qu’ils avaient conquis un territoire, les gens de l’endroit devenaient automatiquement des Romains. – Rome a conquis le monde plus par son droit que par l’armée. Tout cela, on ne risque pas de le voir dans Astérix. Devant Astérix, et c’est son seul mérite, chacun d’entre nous devrait se sentir tout à fait Romain. D’instinct de réflexion. Il est si fade, ce village virtuel, tellement moins intéressant que les réalités archéologiques et historiques de la Gaule. Impossible de souscrire à l’offre de régression qui nous est faite vers l’univers de la petite brute blonde, celui des sacrifices humains et d’avant la citoyenneté. " Il semble très fâché Monsieur Dispot...

Plus loin, il fait un rapprochement entre la potion magique et la gnôle, cet alcool qu’on donnait à boire aux poilus, c’est-à-dire aux soldats de la Première Guerre mondiale. Les Français, apparemment, leur donnaient à boire de la gnôle pour ensuite les envoyer combattre avec un certain engourdissement de la conscience. " C’est la potion magique obligatoire d’avant l’assaut contre les ' Boches-Romains '. Coïncidence savoureuse : le film Astérix est sorti en pleine Journée mondiale contre le dopage. Digne message du monde pour l’an 2000. […] Les Gaules romanisées se sont approprié le latin et l’écriture. […] Astérix nie tout cela. Il lui reste, sous son vernis de gentillesse, le néo-paganisme des celtomanes, d’abord anticlérical, puis xénophobe et fascisant. Un petit monde d’avant la corruption par l’étranger. " C’est drôle quand un auteur prend le parti de s’attaquer à une bande dessinée avec toute la virulence qu’on mettrait à s’en prendre à une thèse philosophique ou historique…

Il poursuit : " Suivront les innombrables ' villages gaulois ' détruits par les Césars colonialistes français. Astérix est apparu au moment de la décolonisation. Ce n’est pas un hasard. Comme tant de mythes, c’est un gros mensonge par inversion : ' nous ' – il fait référence aux Français – sommes des envahis résistants, mais les vrais Astérix étaient alors indochinois, africains ou algériens. "

Je reviens à mon propos du départ. On a souvent caricaturé René Lévesque sous l’allure d’Astérix : est-ce que le Québec aurait été perçu, sous le regard du caricaturiste, comme le village récalcitrant gaulois au milieu des Romains? Au fond, le Québec était-il comparable au village gaulois avec son Obélix Parizeau et son Astérix Lévesque? [rires] Je ne fournirai pas la réponse, messieurs, dames.

   

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L’effet Dolto

   

Il y a plusieurs années de cela, un colloque s’est tenu au Québec dont le thème était " Dolto " et la seule intervenante, Françoise Dolto. Cet hommage explique bien l’influence qu’elle avait, et d’ailleurs qu’elle continue d’avoir auprès des psys, surtout ceux qui interviennent auprès des familles, des enseignants et des intervenants sociaux, également. Pendant deux ou trois jours, avec beaucoup de simplicité, Madame Dolto s’était alors employée à répondre à toutes les questions qu’on lui posait. Françoise Dolto était tout un personnage. Elle nous a beaucoup appris. À la suite de ce colloque, il y a eu évidemment un ouvrage ainsi que des articles qui ont paru. À l’UNESCO, en janvier dernier, un autre colloque a réuni 2 000 participants, qui ont témoigné de la richesse de l’héritage Dolto. À propos de son départ, une psychanalyste a dit ceci : " Nous sommes tous des orphelins. "

D’après :

DAVID, Catherine. " Nous sommes tous des enfants-Dolto ", Le Nouvel Observateur, 11 au 17 février 1999.

 
" Grâce à ses découvertes,
écrivait récemment Catherine David dans Le Nouvel Observateur, plusieurs générations d’analystes ont appris à interpréter les dessins de l’enfant et à parler aux bébés. " Elle a eu aussi une très grande influence à la radio, en France, et a contribué énormément à faire changer les mentalités. Je fais un rapprochement entre elle et les interventions de Théo Chentrier qui, à une certaine époque, a été de ceux qui ont aidé à faire changer les mentalités. Il est de ceux, et je ne le répéterai jamais assez, qui ont contribué à préparer ce qu’on a appelé la Révolution tranquille.

Dolto était une personne qui avait un sens magique dans ses interprétations. " À propos du dessin qu’un enfant avait fait d’un arbre, par exemple, elle a fait un jour ce commentaire : ' Ce qu’il y a d’intéressant, ce sont les feuilles. Cette feuille, regardez, elle est branchée à l’envers. Vous savez, les feuilles, on dit que ce sont les oreilles. Cet enfant est jaloux de son petit frère sourd. ' " Et c’était exact.

Un autre fait surprenant a été rapporté par une psychanalyste. " Elle raconte qu’un jour, en regardant un dessin fait par une fillette qu’elle n’avait jamais vue, Françoise Dolto lui avait dit sans se tromper : ' Elle couche avec son frère. ' " Un peu magicienne, une femme très étonnante. Elle disait d’ailleurs en parlant des enfants : " Ils m’ont tout appris. Ce sont mes collègues. "

Psychanalyste, Françoise Dolto avait une capacité d’écoute extraordinaire avec les enfants et plus sa carrière avançait, plus ses patients étaient jeunes. On se serait pourtant attendu au contraire. Elle aimait remonter à la source, pour ainsi dire. C’est elle, par exemple, qui a avancé cette idée révolutionnaire : " L’enfant ne commence pas sa vie à la naissance; il commence sa vie à la conception. " Elle souhaitait même qu’on puisse remonter encore plus haut que la conception. De penser aux trois générations qui ont précédé.

Dans ses ouvrages, il est aussi question de l’haptonomie : une expérience faite à partir de l’échographie qui permet au père d’entrer en contact avec le fœtus en lui parlant et en palpant le ventre de la mère. " De plus en plus, écrit-on ici, les observations scientifiques de la périnatalité – embryologique, génétique, psychophysiologie du fœtus et du nouveau-né, procréation artificielle, etc. – viennent étayer les avancées de la psychanalyste. " L’idée que le fœtus est déjà conscient dans le ventre de la mère est une idée qui remonte à Françoise Dolto et elle est maintenant acceptée depuis qu’une certaine technologie a permis de mettre en évidence des réactions de l’enfant à des situations extérieures au ventre maternel.

" Quand je serai grande, j’essaierai de me souvenir de comment c’est quand on est petit ", se disait-elle. Quand elle est devenue grande, elle a regardé autour d’elle et a constaté que " les grandes personnes disent n’importe quoi. " Elle a donc décidé de s’intéresser aux enfants. Un psychanalyste qui a fait une thèse en médecine, en psychanalyse et pédiatrie s’interroge : " ' Que démontrait-elle? Ce fait tout simple qu’il est possible de mener une psychothérapie analytique avec des enfants en se servant de leurs dessins ou de leurs modelages. En cela, elle a contribué à modifier le regard sur l’enfant. Elle oblige, en effet, à reconnaître l’enfant en tant qu’auteur de son dessin, créateur de sa représentation du monde. " Elle expliquait d’ailleurs que les trois premières années de la vie sont enfouies dans un oubli presque total et que " pourtant, elles contiennent l’essentiel ".

" En remontant vers l’amont de l’histoire personnelle, en deçà du langage, en deçà même de l’événement de la naissance, jusqu’à l’expérience du fœtus dans le ventre de sa mère, et jusqu’au désir qui lui a donné corps, elle [Françoise Dolto] se risque à lever le voile sur le mystère de l’amnésie infantile, explique l’auteure de l’article. Disons, pour simplifier, qu’elle situe l’émergence de la conscience chez l’individu bien plus loin dans le passé que Freud ou Lacan, bien avant le stade du miroir – dont on parle dans la psychanalyse – qui permet à l’enfant de dire je. Pour Dolto, le sujet est présent dès la naissance, dès la conception. Et on peut lui parler tout de suite! Il entendra et il répondra avec les moyens du bord. " Il y a une bonne partie de ce qu’elle a dit qui maintenant fait l’objet de recherche et démontrent ses grandes qualités, sa vision très juste des choses.

Dans cet article, on rapporte certaines anecdotes étonnantes. Celle-ci, par exemple : " Une petite fille de trois mois était tombée sur la tête en glissant des bras de sa mère, raconte-t-on. Hospitalisée, l’enfant souffrait d’une fracture, ne mangeait plus, ne dormait plus. Son pouls était irrégulier. Elle était en danger de mort. Sa mère affolée n’osait plus la toucher. Dolto conseilla à la puéricultrice de la coucher dans la position du fœtus,' tout en la sécurisant par des propos cajolants, de sonorité élevée, monocorde '. La petite fille retrouva le sommeil, son pouls se calma mais elle ne savait plus téter. ' Or, nous savons que le bébé tête déjà dans le ventre de sa mère. ' La petite fille avait oublié ce qu’elle avait toujours su! Il devait donc être possible de l’aider à retrouver le très ancien réflexe de la succion. Pour lui faire revivre les sensations fœtales, Dolto conseilla de lui donner un biberon trop salé, rappelant la saveur du liquide amniotique, tout en lui caressant le nombril – pour ranimer les sensations liées à cette bouche archaïque – et en lui parlant. ' L’enfant put avaler 10  grammes. D’autres biberons suivirent, l’enfant était guérie. ' En ' régressant ' avant la naissance, elle avait pu recommencer à grandir. "

Dans sa recherche, elle a établi que le fœtus entend des sons, qu’il ressent les vibrations du placenta du corps de la mère, et même s’il y a un jumeau, il le cherche, lui tend les bras dans le ventre de la mère : " Aux messages qu’il reçoit, l’enfant à naître répond déjà par des gestes, le fonctionnement de ses organes. "

Elle n’avait jamais cessé de s’interroger sur la genèse du sentiment de soi. Dans la dernière étape de sa pratique, elle recevait des enfants de dix jours à trois ans venus de la pouponnière qui n’était pas très loin de chez elle. Ainsi, ce mouvement de retour aux sources est aussi celui de la psychanalyse. " Avec Dolto, le travail avec les enfants cesse d’être considéré comme une mièvrerie et relève enfin de son véritable enjeu : une nouvelle vision de la genèse du sujet. " Catherine David, l’auteure de cet article du Nouvel Observateur, me paraît très bien résumer la chose. " Le nouveau-né quand il vient au monde est déjà porteur d’une longue histoire. "

La journaliste rapporte des anecdotes que je trouve absolument surprenantes : " À six ans, Frédéric ne parlait pas. Pendant la séance, il s’est mis à dessiner partout la lettre A. Et sa mère adoptive dit timidement : ' A, c’est peut-être Arnaud. Il s’appelait comme ça quand on l’a adopté... ' " L’histoire du petit Jacob, 18 mois, est encore plus troublante. Il dormait très peu et s’agitait toute la journée. Aussitôt arrivé dans la pièce, Jacob s’était mis à fouiller dans tous les coins, à la recherche de quelque chose. Puis il a commencé à secouer tous les objets disponibles, comme on secoue quelqu’un pour le réveiller. Le psychanalyste lui demande alors s’il a peur que ces petits objets soient morts. ' À ses mots, les parents éclatent en sanglots : Jacob était en fait le jumeau d’un petit Tino, mort-né quinze jours avant terme. Jacob cherchait donc toujours Tino, et ne laissait aucun endroit inexploré! "

" ' Dolto a été la première à dire que pour comprendre un enfant, il fallait comprendre les transmissions mentales inconscientes sur trois générations ', écrivait quelqu’un à son sujet. […] Remonter dans le temps de l’enfance, jusqu’à la conception… et pourquoi pas jusqu’aux ancêtres? ' Les troubles des enfants n’ont parfois pas d’autre origine que les dettes inconscientes contractées par les adultes auprès des générations antérieures ', disait Dolto. "

Cela paraît aller très loin mais il faut se rappeler qu’elle était une personne qui s’occupait profondément de spiritualité. Ce n’est donc pas très étonnant que le thème de la troisième journée du colloque de l’UNESCO : " Sujet et Spiritualité ", ait permis au débat d’aller plus loin : " À sa plus haute intensité, nous dit Catherine David, là où le sentiment de soi rencontre l’infini. "

   

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La médiologie

    Ce n’est pas parce que c’est nouveau que c’est nécessairement intéressant, mais j’y vois une façon de cerner plus précisément le rapport qui existe entre la technologie et la culture. Je fais référence à une méthode qui nous est proposée par cette discipline qui vient à peine de voir le jour et qui s’appelle : la médiologie. Médiologie : de medio, medium, transmission, communication, et de logos, discours sur, étude de, etc. Il s’agit d’un domaine d’études méthodiques de communication, dont l’appel qui est apparu la première fois, en 1979, dans un ouvrage de l’écrivain-philosophe Régis Debray. " La médiologie ne prétend nullement, selon son inventeur, au statut de ' science sociale ', mais peut revendiquer celui de philosophie politique et d’histoire des techniques ", écrit-on dans un article de Marianne : " Quand la bicyclette, le rail, ' Libé ' et TF1 sont étudiés par la même discipline ". Je ne comprends pas entièrement de quoi il s’agit mais disons qu’aujourd’hui, on flirte un peu avec le sujet… pour être les premiers à en parler.
D’après :

PETIT, Philippe. " Quand la bicyclette, le rail, ' Libé ' et TF1 sont étudiés par la même discipline ", Marianne, 15 au 21 février 1999.

 
Dans l’article, on cite cette définition écrite par Régis Debray dans Manifestes médiologiques : " ' J’appelle ' médiologie ' la discipline qui traite des fonctions sociales supérieures dans leurs rapports avec les structures techniques de transmission. ' Son objet n’est pas la technique en soi, ni les idées pures, mais le point de rencontre entre les deux ", explique l’auteur de l’article Philippe Petit. C’est une discipline intéressante qui, pour être transversale, diagonale, ne va pas dans un sens horizontal ou vertical.

Pour illustrer le propos, revenons à Astérix : " Pour faire circuler un citoyen romain dans l’Empire du même nom, explique Debray dans Les cahiers de médiologie, il faut :

  1. une route pavée
  2. un cheval
  3. un réseau global d’expédition : relais de poste, magasins, garnisons, approvisionnement
  4. la langue latine : pour coder et décoder l’information émise ou reçue par les messages
  5. un état central leveur d’impôts et donneur d’ordres
  6. un système de représentations collectives : morale, discipline…. "

" Transmission et incarnation, sont les deux mamelles de la médiologie, ajoute le journaliste. La technologie du faire-croire est l’objet principal de cette discipline hors norme. On comprendra, alors, pourquoi le médiologue fait feu de tout bois. Il renifle et se promène, tel un chien dans sa niche. Il trace des diagonales, raccorde la vie spirituelle et la vie matérielle, tel Debray dans son dernier livre, qui est une promenade parmi les anges, les nouveaux réseaux, la publicité Benetton, etc. Ni technophile ni technophobe, l’auteur prend acte des révolutions en cours. Il prend du recul devant l’innovation technologique et les délires des métaphysiciens de la technoscience. […] Il n’oublie pas que, sur plus de 5 milliards d’habitants, la planète ne compte que 800 millions d’abonnés au téléphone. ' La planète a changé de système nerveux, modifiant nos espaces de référence et nos mesures de temps. Or, sur une trame nouvelle, nos institutions continuent de filer un tissu ancien. Qu’on ne s’étonne pas s’il s’effiloche et se déchire ça et là. ' "

J’ai pensé à Benjamin Franklin : nous savons tous qu’il est l’inventeur du paratonnerre, des double-foyers pour les lunettes, etc.; mais c’est aussi celui qui a rédigé la Constitution. Franklin était convaincu que les idées c’est bien mais qu’il fallait les imprimer pour les faire circuler. Il avait justement l’habitude de fonder des imprimeries ou d’en faciliter la fondation. C’est d’ailleurs lui qui est venu à Montréal avec un imprimeur du nom de Mesplet, qui y a ouvert la première imprimerie. Le premier journal à sortir de son atelier fut La Gazette, bilingue à l’époque.

La médiologie. Retenez le mot. Nous y reviendrons.

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