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Émission du mercredi 24 février 1999 |
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Les brèves |
LAmérique a des problèmes à faire lamour |
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| J'apprends des détails qui sont
troublants sur la vie sexuelle des Américains et quand je dis Américains,
nous faisons partie des statistiques. Les statistiques? " Un peu plus de
quatre Américaines sur dix (43 %) et environ trois Américains sur dix (31 %)
souffrent de problèmes sexuels, rapporte The Journal of the American Medical
Association ", pouvait-on lire dans La Presse du dimanche
(édition du 14 février 1999). Chez 1 749 femmes et 1 410 hommes, âgés de 18 à 59 ans, les auteurs de cette étude ont recensé des problèmes qui vont du manque de désir aux problèmes d'érection ou de sécheresse vaginale, en passant par l'éjaculation précoce, l'angoisse de la performance sexuelle, la douleur pendant la relation et l'absence totale de plaisir. À part cela, tout va très bien, j'espère? |
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Le stress |
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SALK, Jonas. Qui survivra?, Éd. Fayard, 1978.
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On a beaucoup entendu parler de Jonas Salk dans les années 50, car il a contribué à créer le vaccin qui protège contre la poliomyélite. Avant le vaccin, on avait relevé 57 740 cas de polio aux États-Unis dans la seule année 1952, alors que 10 ans plus tard, grâce au vaccin, le chiffre est tombé à moins de 100 cas par année. S'il est un héros dans le monde scientifique, ce serait bien Salk. Ce scientifique avait aussi d'autres préoccupations, dont celle de la survie de l'humanité rien de moins -, et il a écrit un petit bouquin dont je vous ai abondamment parlé dans le passé : Qui survivra? paru en français en 1978. Le titre original anglais était cependant plus significatif, il me semble : The Survival of the Wisest (La survivance du plus sage). Jonas Salk n'est pas d'accord avec la théorie de la survivance du plus fort, la théorie de Darwin, depuis le jour où il a réalisé que, maintenant, les valeurs ont changé et que les obstacles rencontrés ne sont plus de la même nature; car il ne s'agit plus de faire face à des animaux sauvages ou à des difficultés climatiques Non, aujourd'hui, c'est avec le bruit et tous les autres facteurs de stress qu'il nous faut composer : facteurs physiologiques, mais psychologiques, également. Ce n'est pas, selon lui, le plus fort qui va survivre maintenant, mais le plus sage. Je vous ai résumé son propos un peu rapidement mais c'était pour en venir à la conclusion de son ouvrage que je retrouve avec plaisir, je dois dire : elle sintitule " La sagesse : une nouvelle espèce dadaptation. " " Le but de cette recherche a été d'extraire les concepts sur l'Homme tirés d'une analyse de son comportement de nos jours, en tentant d'identifier des alternatives possibles dans le futur basées sur un certain nombre de suppositions, d'hypothèses et de faits, écrit Salk. Il est clair que l'évolution biologique de l'Homme s'est poursuivie et continue de se poursuivre à travers le processus de mutation et de sélection naturelle enfermé dans un mécanisme somatique-génétique bien gardé. [ ] En un sens, l'Homme est comme le monstre de Frankenstein. Il a été produit par le processus de l'évolution auquel il contribue maintenant. Construit pour être apte à survivre dans des conditions prédominantes auparavant, il doit maintenant s'adapter à de nouvelles conditions de vie, radicalement différentes quantitativement et qualitativement, desquelles il est en partie responsable. On est en effet maintenant confronté à notre mode culturel, à notre productivité, à notre invention; à la culture par opposition à, autrefois, la nature. " À travers le processus évolutionnaire qui la produit, l'Homme et la Nature sont ensemble, en effet, les coauteurs de la situation humaine. [ ] Bien que chaque individu aime faire partie des gagnants ?, en termes de satisfaction et d'accomplissement, il est clair qu'il faut plus de chance, de connaissance et de sagesse que la plupart n'en ont. Certains ont plus de chance que d'autres, mais personne ne naît pleinement intelligent ou infiniment sage; ainsi s'explique la recherche d'une perspective et d'une orientation pour traiter les énigmes et les incertitudes de la vie dans toute sa complexité. [ ] " L'histoire humaine est pleine de preuves que des processus de dégénérescence agissent aussi, prévient Salk, à moins que naissent prévoyance, imagination, ingénuité, détermination et sagesse, pour accroître la conscience de soi et l'autodiscipline dans le choix des moyens et des fins. . Il nous en faudra pas mal pour survivre... [ ] LHomme a plus besoin de jugement que jamais sil veut équilibrer les effets défavorables, à la fois sur lindividu et sur lespèce, qui découlent des progrès technologiques et de laugmentation des connaissances réduisant la nécessité de lutter, et sil veut apprendre à se sentit satisfait.[ ] " Quand je propose l'idée de survie des plus sages, je ne veux pas dire seulement que les plus clairvoyants survivront, mais aussi que la survie de lHomme et une vie d'une grande qualité dépendent de la dominance du respect et de la sagesse et de ceux qui possèdent le sens de l'ESSENCE de l'Homme et des lois de la Nature. Ces derniers sont indispensables pour choisir parmi les alternatives pour l'accomplissement aussi bien que pour la survie. " Salk termine son propos par le paragraphe suivant, qui invite à la réflexion : " Paradoxalement, ce défi et cet espoir coexistent avec des énigmes plus difficiles à résoudre que jamais auparavant; parce que de plus grandes possibilités d'accomplissement sont confrontées à des obstacles tout aussi grands. C'est vrai, et il ne faut pas oublier qu'il a écrit cela dans les années 70 Quand on pense à toutes les possibilités qui s'offrent maintenant, c'est encore plus vrai aujourd'hui. Ce qu'il est possible de faire avec Internet, par exemple, et tous les autres moyens qui sont à notre portée par rapport à ceux dont on disposait à lépoque. Quant aux " énigmes ", on les voit à travers l'environnement de plus en plus menacé. " C'est pourquoi la sagesse, conclue Salk, dans le sens d'une nouvelle forme de force, est une nécessité suprême pour l'Homme. Elle est maintenant, beaucoup plus que jamais auparavant, requise comme base d'adaptation, afin de maintenir la vie sur la surface de cette planète, et comme alternative à des voies qui mèneraient à l'aliénation ou au désespoir. " Cet ouvrage de Jonas Salk a quant à lui bien des chances de survivre |
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PIGANI, Erik. " Ruser avec son stress ", Psychologies, décembre 1998. |
Il y a aussi du bon stress, vous savez. Car il ne faut pas prendre que le sens péjoratif du terme. Hans Selye rappelait lexistence de leustress, la racine grecque eu signifiant bonheur. On a dit de Selye qu'il était le père du stress... Quelle expression fâcheuse! Il préconisait la gestion du stress, de sorte que, par exemple, le système d'inhibition de l'action dont parlait Henri Laborit, ne se mette pas en marche à cause du mauvais stress. Trop c'est trop! Mais la pression, cest aussi ce qui nous permet, à certains moments, " de nous dépasser, de donner le meilleur de nous-mêmes, d'extraire notre diamant intérieur ", comme le soutient Erik Pigani un très bon journaliste qui écrit souvent dans la revue Psychologies dans un article qui traite de l'importance de " Ruser avec son stress ". Cest dailleurs le titre de son article, paru en décembre dernier. " Un sportif bat un record, un étudiant réussit un examen, un musicien laisse exploser sa créativité sur scène Ici, une pression insuffisante baisserait le niveau de motivation et les résultats seraient moins bons, explique-t-il. Mis en évidence il y a une cinquantaine dannées par lendocrinologue canadien Hans Selye, le stress c'est la réponse de notre organisme à toute exigence ou pression extérieure. ' Cest le principe même de la vie, une alternance de questions et de réponses entre l'extérieur, notre environnement, et l'intérieur, notre psychisme. " À la " pression extérieure " de Selye, on ajoute maintenant " pression intérieure ", parce que la cause du stress peut autant être la vision qu'on a de la vie ou d'une situation, que la situation elle-même. N'empêche que les effets du mauvais stress sont considérables. " Selon l'American Institute on Stress, note plus loin Erik Pigani, le stress négatif est toujours à l'origine de 75 % à 90 % des consultations médicales et de 60 à 80 % des accidents de travail causes de situations extrêmement stressantes, tant pour les médecins que pour les employeurs. [rires] C'est en effet dans le domaine de la santé que ce phénomène est le plus étudié, surtout depuis l'apparition de la psycho-neuro-immunologie c'est-à-dire le domaine qui étudie le rapport entre les représentations mentales, on pourrait dire le fonctionnement du cerveau (psycho et neuro) et le système immunologique. Désormais, tous les médecins savent que les émotions jouent un rôle déterminant dans les processus de maladie et de santé : chaque facteur de stress (important ou répété) affaiblit plus ou moins rapidement notre système immunologique. Doù troubles digestifs, asthme, insomnie, problèmes de peau, dépression... Ces maladies peuvent mettre des semaines, des mois, des années à apparaître. [ ] Trente ans de recherche et d'expérimentation ont largement démontré que les techniques de gestion du stress permettent de diminuer, voire d'éliminer tout symptôme. " Le journaliste fait état de ce qu'il a trouvé dans la revue médicale The Lancet, dans un article écrit par David Spiegel. Il rapporte que " 50 femmes atteintes d'un cancer du sein avaient été invitées à participer à une thérapie de groupe hebdomadaire dans laquelle elles pouvaient exprimer et partager leurs émotions. Parallèlement, elles apprenaient une technique d'auto-hypnose pour contrôler la douleur. La comparaison au groupe-témoin (composé de femmes qui n'avaient pas bénéficié de ce soutien) avait révélé que toutes avaient ressenti deux fois moins la douleur, moins la peur et leur espérance de vie a doublé. " En groupe, il semblerait donc que le stress se prenne plus facilement. Cest déjà une piste. Comment faire face au stress au quotidien? L'hygiène de vie, les loisirs, la spiritualité et le soutien social sont présentés ici comme étant quatre facteurs très importants : |
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" Privilégier des aliments protecteurs (fibres, huiles végétales, poisson, sucres lents). Exclure alcool, café, tabac et tout autre excitant. Faire des exercices physiques réguliers. Pour maintenir notre état cardiovasculaire en bonne forme, 3 fois 20 minutes de gymnastique par semaine, sans forcer, suffisent. " 2. Loisirs: " Une activité extra-professionnelle qui nous passionne crée des effets émotionnels à l'opposé du stress. De même, se faire plaisir (s'offrir un petit cadeau, aller au cinéma. Apprendre à jouer un instrument de musique...) " 3. Spiritualité : " De nombreuses études ont démontré que la foi, la religion et la pratique spirituelle ont une influence positive sur notre santé mentale et physique. En effet, [cela] donne du sens à la vie, pratiquer apaise l'esprit, partager sa foi ou ses convictions aide à se construire un réseau social. " 4. Soutien social : Le soutien social est également déterminant : nous sommes des animaux sociaux, que voulez-vous! L'un des grands principes de la gestion du stress, c'est donc justement de participer à des réseaux d'amitié. " Des études statistiques ont démontré que les célibataires vivent moins longtemps que les personnes en couple, note Erik Pigani dans cet article paru dans Psychologies. Lexplication, ils ont moins de contacts humains et donc moins doccasions de communiquer, de partager leurs soucis et leurs émotions. " |
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Jean-Didier Vincent |
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VINCENT,Jean-Didier "Biologie des passions", Éd. Odile Jacob |
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GOLLIAU, Catherine. " Lhomme est lavenir de lhomme ", Le Point, N° 1377, 6 février 1999. |
Récemment, un article est paru dans Le Point, à l'occasion de la publication de son dernier livre, La vie est une fable, aux éditions Odile Jacob. À ma connaissance, il a deux ou trois livres dans cette maison d'édition. Mais La vie est une fable est une biographie romancée qui remonte à l'apparition de la première cellule, qu'il revendique comme son ancêtre. Selon la théorie de Jean-Didier Vincent, nous sommes tous parents avec lui et entre nous, puisque cette cellule initiale est à l'origine de nos vies. " Un arbre généalogique à rendre jalouse Marguerite Yourcenar qui, dans Archives du Nord, sa saga familiale, s'était arrêtée au Déluge ", ironise lauteure de larticle, Catherine Golliau. Jean-Didier Vincent, plus audacieux, est donc remonté jusqu'à la première cellule. Rien de moins. Quel développement possible y a-t-il pour l'espèce humaine? Voyons ce qu'il en dit : " ' S'il y a évolution, elle prend des milliers d'années. J'ai aujourd'hui le cerveau de l'homme de Cro-Magnon. On pourrait envoyer cet homme dit préhistorique à l'université. Certaines femmes en seraient d'ailleurs folles. C'était un assez beau gosse, un peu poilu peut-être ' De plus, continue la journaliste, grâce aux succès de la médecine, l'amélioration de l'espérance de vie à la naissance remet en question les règles de la sélection naturelle. ' Il est vrai que nous sauvons de plus en plus d'enfants, même faibles, les mutations que favorisent la sélection vont avoir de plus en plus de mal à jouer ' reconnaît Jean-Didier Vincent, presque distraitement. " C'est une réserve de certains scientifiques à propos des tours de force de la science, qui n'est pas sans risque pour la suite. " Science raffinée et coûteuse, la génétique risque aussi davoir un impact social. ' [ ] Nous pourrions voir apparaître une société encore plus inégalitaire, où laccès à la science génétique très onéreux, sera réservé à quelques privilégiés. ' Avec le risque de voir émerger une race dite supérieure " À cette remarque de la journaliste, M. Vincent rétorque : " ' Aujourd'hui, les races comme on l'entendait autrefois n'existent pas, mais qui sait? Demain, on peut privilégier certains caractères phénotypiques (conscience, pensée, culture) et, en les fixant, créer des sortes de races ce qui n'existe pas aujourd'hui chez l'homme, en raison de ces extraordinaires mobilité et versatilité. ' " Ce qui n'est pas sans rappeler les théories de l'hitlérisme, mais ce n'est pas lui qui les soutient. " Autre hypothèse, continue la journaliste : la durée de la vie s'allonge, l'homme continue à procréer et la Terre est surpeuplée. Que faisons-nous? Dans les années 70, Anthony Burgess publiait La folle semence vous devinerez à laquelle on fait allusion -, un livre d'anticipation où les femmes étaient interdites de procréation et où il était recommandé d'être homosexuel. De la pure science-fiction? ' En ce qui concerne la suprématie d'un groupe sur un autre, certainement pas, affirme J.-D. Vincent. Mais j'imagine mal qu'à l'avenir nous connaissions un pouvoir fort des homosexuels, leur temps est passé. ' Homophobe? ' Mais non. Je constate! dit-il. Malgré leur réticence à l'avouer, les sociétés policées ont toujours prôné l'homosexualité comme un élément régulateur. Le risque majeur pour une espèce, c'est en effet la surpopulation dans un espace limité. Protéger le milieu, c'est aussi tourner le dos à l'espèce. [ ] Mais aujourd'hui, grâce à la biologie, le pouvoir va vers les femmes. ' " C'est un personnage très étonnant Jean-Didier Vincent. " ' J'adore les femmes, assure-t-il. Mais la biologie modifie le rôle des sexes. Aujourd'hui, la fécondation est maîtrisée, programmée, anticipée. Dans quelques années, on peut imaginer, pourquoi pas puisque nous sommes au stade des extrapolations, que la parthénogenèse sera possible c'est-à-dire qu'on pourra reproduire plusieurs êtres humains à partir d'un seul, sans le concours d'autrui. Nous allons peut-être vers une société d'amazones, où les hommes, devenus des eunuques, n'auront plus de fonction de reproduction. [ ] On peut tout imaginer. Par exemple, que des femmes riches se fassent faire un enfant à l'ancienne en se payant un vrai homme. Tandis que les autres, plus pauvres, seront réduites à l'auto-reproduction. [rires] On peut même aller jusqu'à penser que les femmes s'entichent des hommes! Quand on voit la tendresse de certaines de ces dames pour leur caniche, on peut penser qu'un jour elles puissent s'intéresser au sexe opposé. ' " [rires] Quand Christiane Charette l'avait interviewé, je m'étais dit quil y aurait sûrement des gens qui l'attendraient à l'extérieur pour le lapider, le pauvre... Il est d'avis qu'aujourd'hui la société est imprégnée par la biologie. " ' Prenez les juges. Aujourdhui, ils interrogent le savoir des gènes pour établir la responsabilité. Et s'il existait un chromosome de la violence? Ce n'est pas moi, c'est mon génome, dira l'accusé. ' Dans une société qui manque de repères, la biologie peut donc favoriser la déresponsabilisation et la mécanique des gènes se substituer à l'éthique. ' Un génome, ce ne sont que des molécules, des éléments d'une machine, insiste Jean-Didier Vincent. Nous sommes autre chose, l'interaction de plusieurs génomes. Nous sommes la vie. Une cellule n'existe que par le milieu dans lequel elle se trouve. Tout le vivant est fondé sur ce principe. ' " " Et si l'homme justement n'avait plus d'avenir? ", demande la journaliste. Bonne question. Selon lui, ce sont les femmes finalement qui pourraient le mieux résister.. " ' Imaginez des lazarets disséminés dans l'univers, peuplés de femmes parthénogénétiques. Elles pourraient amener des hommes dans des cages. Des bordels de campagne à l'envers, mais avec du Viagra. Le rêve [ ] Ce qui est sûr, c'est que notre société sécrète des pathologies et des déséquilibres auxquels notre cerveau de Cro-Magnon n'est pas préparé à faire face ", conclut-il. |
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