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Émission du mardi 16 mars 1999 |
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Le goût du sucre est inné |
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La mondialisation, cest extraordinaire, vous ne trouvez pas? On mange chinois à Paris, indien à Londres, italien à New York, on boit du Bordeaux à Tokyo et du saké à Los Angeles. À Montréal, on goûte un peu de tout et de nimporte quoi. Le jour où lon trouvera des plantes comestibles sur Mars, il y a gros à parier quon en tirera des nouvelles recettes qui vaudront le détour. Preuve de notre inventivité et de notre adaptabilité au plan culinaire Aujourdhui, on ne peut imaginer quil soit possible de parler de cuisine italienne sans mentionner les tomates, et pourtant, la tomate est un fruit qui vient dAmérique. Même chose pour le chocolat dont lorigine nest pas suisse comme on pourrait le supposer mais bien américaine. |
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DE PRACONTAL, Michel. " La gourmandise nest pas un vilain défaut ", Le Nouvel Observateur, du 7 au 13 janvier 1999. |
Je parle dalimentation, encore une fois. Vous me direz que je cherche à justifier ma gourmandise ou à me faire pardonner mes penchants pour la bonne chère eh bien, vous avez raison! [rires] Jetons un coup dil du côté de lhistoire. Michel De Pracontal, dans un article du Nouvel Observateur, raconte que le singe était frugivore. Il recherchait " des sucres renfermés dans la pulpe des fruits, qui fournissaient à son organisme de précieux carburants ". Avec le temps, le singe apprit à aimer le goût sucré, à choisir les plantes qui donnaient les fruits les mieux pourvus en fructose, glucose ou saccharose. Ce faisant, il dissimula les graines de ses végétaux favoris et favorisa lexpansion de formes de plus en plus riches en sucres. On peut simaginer que la nature a encouragé " ce processus de co-évolution initié il y a quelque 30 millions dannées, lorsque les plaques continentales de lAncien et du Nouveau Monde se séparèrent. " Vous remarquerez que je nhésite pas à chercher la justification pour mon goût développé pour le sucre au bout du monde et au fond de lhistoire de lhumanité. Ce doit être le singe en moi. [rires] " Aujourd'hui, les singes africains trouvent un goût sucré à la thaumatine, une protéine présente dans certains fruits de lAfrique tropicale " parce quau moment où il y a eu la séparation des continents, les fruits très sucrés se sont retrouvés dun côté et les singes de lautre. Il a bien fallu que les singes sadaptent et trouvent un goût sucré à des éléments qui ne létaient pas nécessairement beaucoup, pour simplifier le discours. Dans son article, De Pracontal cite le physio-chimiste Hervé This du Collège de France, qui est lauteur dune théorie du goût qui tente dassocier lart de la cuisine à la science. Cest un peu le physicien de la casserole, pourrait-on dire. Il explique " quun aliment a dabord une couleur, qui influence lappréciation : si lon ajoute un colorant sans saveur à une pâte de fruits, elle nest plus perçue de la même manière. Le toucher détermine également le goût, même si lusage général de couverts tend à nous le faire oublier. " Cela me rappelle quen Polynésie, jai eu loccasion de partager des repas avec des gens qui ont cette habitude traditionnelle de manger avec les doigts divers aliments que lon plonge dans la sauce commune. Mon producteur, qui se sentait tout à fait incapable de manger de cette façon, senfermait pour manger du cassoulet en boîte, alors que nous avions la chance de goûter des mets extraordinaires. " Puis vient lodeur, due à lévaporation des molécules aromatiques présentes dans laliment. On dit parfois que le nez représente 90 % du goût, mais cela ne repose sur aucune preuve ", précise Hervé This. On raconte quà la suite dexpériences chimiques, ce spécialiste sest retrouvé atteint dagueusie (la perte de sensibilité à la saveur). " Il se souvient, confie-t-il, davoir éprouvé une cruelle frustration à percevoir lodeur des aliments alors que ses papilles ne ressentaient rien. " Ah les papilles, quand elles décident de ne plus rien ressentir Il faudrait inventer un Viagra pour les réveiller. " Le sens du goût est le produit dune longue histoire évolutive, qui a commencé avec les primates, et même avant, et se poursuit toujours. Le goût offre aussi un terrain privilégié à cette forme dinvention culturelle qui est lart culinaire. " Plus loin, Michel De Pracontal cite le célèbre Brillat-Savarin, le pape de la gastronomie : " Le créateur, en obligeant lhomme à manger pour vivre, ly invite par appétit et len récompense par le plaisir. " Quelle formule tripative! " Revenons à nos antécédents frugivores. Au fil des millions dannées, le singe a poussé la vénération pour le sucre jusquà en faire un trait de comportement inné. Tous les primates nouveau-nés, les bébés humains compris, ont une expression de contentement et un réflexe de succion lorsquon leur présente un peu deau sucrée. " Le lait de nos mères dailleurs est sucré, au cas où vous ne le sauriez pas. Ce qui sen rapproche le plus est le lait Carnation en boîte. " Ce réflexe gusto-facial apparaît dès la vie ftale. Un goût amer suscite une réaction opposée, explicable par ladaptation biologique. Les primates ont appris à se méfier de lamertume, car elle peut être la caractéristique dun poison. " Mais, avec le temps, la culture est intervenue, ce qui a amené des modifications du goût. Par exemple, aujourdhui, on peut apprécier un chocolat ou un café amer. Mais alors pourquoi les enfants aiment-ils tellement le sucre? Cest parce que le goût du sucre est inné alors que le reste tient plutôt de ce qui est acquis, transmis. Une question de culture. |
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Le triomphe de lopinion
publique :
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REYNIÉ, Dominique. |
Lopinion publique a évolué, associée à lévolution par ailleurs de la démocratie. À un moment donné, elle a trouvé un véhicule adapté à son époque : le sondage. Mais encore faut-il en user avec modération, précisément parce quil pourrait être appelé à jouer un rôle de plus en plus important dans la démocratie. Ce nest pas léchantillonnage qui minquiète parce que, scientifiquement, il est démontré quon peut obtenir, à un pourcentage très infime près, des résultats qui reflètent très bien lopinion publique. Cest plutôt le libellé des questions qui est important : comment les questions sont posées, comment on peut répondre à des questions posées de telle ou telle façon. Et lon devrait employer cette pratique toujours en se souvenant quil sagit essentiellement dun acte démocratique. Ce que je suis en train de vous communiquer, ce sont les réflexions que ma inspirées louvrage de Dominique Reynié qui sintitule Le Triomphe de lopinion publique, en sous-titre : Lespace public français du 16e au 20e siècle, paru chez Odile Jacob. |
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Dans son prologue, il dit : " Lopinion publique compte certainement parmi les phénomènes les plus étranges de la politique démocratique. Convoquée presque chaque jour, elle impose une présence dont nulle constitution ne parle expressément. " Aux États-Unis, par exemple, on a vu récemment que lopinion publique peut être en désaccord avec ses représentants. Une espèce de remise en question du processus démocratique qui peut savérer très intéressante. " Comme une prothèse mal réglée, les sondages transforment le mutisme ou les grognements dhier en une suite intarissable de jugements, davis, de remontrances et dapprobations, conférant à lopinion publique une consistance dont la nature et la qualité divisent philosophes et sociologues et tous ceux que lon appelle communément " les intellectuels ". Les uns y voient un prolongement naturel et heureux des principes démocratiques. Parfois, cest au point dy contempler lémergence dune politique régénérée. Dautres, au contraire, fustigent cette puissance quils jugent dautant plus exorbitante quelle ne devrait son existence quaux logiques hasardeuses de linnovation et du marché, qui lauraient de plus laissée en monopole à quelques officines privées spécialisées, politiquement irresponsables mais cependant intéressées. " Irresponsables, non dans le sens péjoratif du terme, mais dans le sens quils nont pas de responsabilités ni de comptes à rendre, sauf quand ils se trompent. Mais cela narrive pas trop souvent. " Dautres encore regardent cette opinion comme la forme dégradée ou pervertie dune grande, légitime et véritable Opinion publique, à laquelle il revenait jadis daccomplir la critique libre et argumentée du pouvoir... " Du temps, par exemple, où les philosophes ou certains intellectuels de réputation étaient les producteurs, comme on dit maintenant, dun jugement éclairé quune presse indépendante se hâtait de porter à la connaissance du public. Lopinion publique cétait cela mais elle pouvait aussi être partisane, bien entendu. Mais cette opinion publique authentique et légitime aurait aujourdhui presque entièrement disparu, et les sondages devraient être comptés parmi les grandes causes de sa défaite. Dans la mesure où tout le monde sexprime sur tous les sujets, pourquoi sadresser à des gens qui sont plus qualifiés? Je suis de ceux qui déplorent que les intellectuels ne sexpriment pas davantage dans les médias et, en particulier, dans la presse écrite. " Lopinion publique aurait sombré doucement, emportée par une succession de métamorphoses, du jugement critique vers lacclamation populiste, de la discussion éclairée vers la quantification mécanique du concept vers la technique et finalement du philosophe vers le sondeur. " Il me semble que cette entrée en matière de Reynié est quelque peu sévère. Il faut préciser quil est professeur en sciences politiques à lUniversité de Nice, chercheur associé au Centre détudes de la vie politique et française, etc. Il poursuit : " Le triomphe de lopinion publique est dabord le triomphe politique de lOpinion, que réalise lintroduction et la reconnaissance progressivement ostentatoire, dun droit individuel de juger les actes publics de gouvernement. On peut en observer les progrès à travers les formes concrètes sous lesquelles il sest réalisé, en une abondante série de textes réglementant la manifestation des opinions du 17e siècle jusquà la veille du premier conflit mondial : liberté de lopinion, liberté de la presse, liberté de laffichage, liberté de réunion, liberté dassociation. Au 19e siècle, lagencement de ces libertés aboutit à lémergence dun " espace public " duquel lopinion publique tirera toute sa force, et la puissance publique toute sa légitimité. [ ] Lanalyse des conditions ayant présidé au triomphe de lopinion publique met en lumière lambiguïté profonde dune entreprise politique dont nous sommes cependant les héritiers encore très heureux ", jusquici en tous les cas. " Mais ces conditions napparaissent que si nous laissons de côté une certaine légende, pour examiner ce que firent nos souverains, eux qui regardèrent la foule, comptèrent le nombre de leurs sujets, en se demandant sous quelle forme lautorité serait capable den assurer la maîtrise. À travers le triomphe de lopinion publique, la démocratie apparaît alors devoir moins à lexigence de liberté quà la puissance inouïe du marché. Et infiniment moins aux grands théoriciens du contrat social ou de la séparation des pouvoirs, aux maximes sans auteur, sèches et par nature indiscutables de la pure raison dÉtat. " Vous avez parfaitement raison si vous êtes en train de penser que les éditorialistes remplissent déjà cette fonction de gardiens de lopinion publique par rapport à lÉtat. Surtout dans le cas où il sagit déditoriaux touchant les affaires de lÉtat. Même si ces éditorialistes nexpriment pas nécessairement lopinion publique tel quun sondage pourrait la saisir, ils font tout de même partie de lopinion de " l autre côté ". En général, ils sont plus avisés, sans être pour autant toujours objectifs parce quils ont des opinions personnelles au-delà de lopinion publique. La démocratie, cest à ce prix-là. On na pas trouvé mieux. Dans Propos sur les pouvoirs, le philosophe Alain disait : " On feint de croire que lopinion exprimée dans les cercles et dans les assemblées est lopinion réelle. Et toute la difficulté de notre politique, et de toute politique démocratique, est de faire prévaloir lopinion réelle. " Cette citation permet à Dominique Reynié de revenir sur les enquêtes par sondage. " Bientôt, les enquêtes par sondage institueront une figure convaincante de lopinion. Les notables de lespace public devront apprendre à cohabiter avec une force qui a sa source principale dans le grand nombre des hommes, enracinée au cur dune multitude désormais civilisée, en principe qui paraît navoir plus besoin du tumulte, ni denvahir les places et les rues pour donner son avis et porter ses requêtes. Daucuns diront quil nest même plus nécessaire dopiner. Certes, les sondages ont leur propre histoire, celle dune technique et dun instrument. On ne saurait les confondre entièrement avec lopinion publique. Pour autant, ces deux mondes au départ, si radicalement différents, si étrangers lun à lautre, finissent par se rencontrer pour ne plus se quitter. " " On parle sans cesse de consulter lopinion publique ", écrivait, en 1802, un certain Roederer alors quil venait dêtre nommé à la Direction de lesprit public. Dans une lettre au Premier Consul, il fait part de la difficulté de sa tâche : " Cest une intention fort louable, dont le résultat doit être utile au gouvernement et à la nation. Mais quest-ce que lopinion publique? Est-ce celle de ma coterie? Est-ce celle du café du coin? Est-ce en écoutant aux portes, en décachetant les lettres, quon apprendra ce que cest? Non. Quel est donc le moyen de savoir ce quelle veut, ce quelle craint? De le savoir en tout temps, en toutes circonstances, pour toute chose, pour ce quon fait, pour ce quon veut faire? Cest détablir un système dinformations combinées qui la prenne où elle est, et la donne périodiquement telle quelle est." Nest-ce pas extraordinaire? Et cela a été écrit au début du 19e siècle. Un très beau document prophétique, je dirais. " Le souci de faire parler lopinion publique, pour la connaître, puis tenter de la gagner à sa cause, nest pas le propre des gouvernements ", poursuit Dominique Reynié. " Il anime tous les acteurs de la politique moderne, depuis la presse de masse jusquaux partis politiques, aux associations, aux syndicats, en passant par les Églises et les intellectuels, les corporations et les divers groupes de pression. Lopinion publique devient peu à peu la référence obligée de toute entreprise de revendication. Il faut pouvoir la ranger à ses côtés, savoir la mettre en mouvement, lui fixer une direction, lui attribuer un sens. " Il est ensuite question de lorganisation des référendums. Tiens donc! [ ] Cest aux États-Unis, à travers un jeu complexe associant la presse de masse, le capitalisme, la civilisation électorale, les sciences sociales et la statistique, que la mesure des opinions passera de lincertain au très probable. " Lauteur rappelle que cette situation a pris naissance autour de 1824, avec ce quon a appelé les straw votes (votes de paille) " qui désignent les opérations conduites en période électorale par certains journaux américains destinées à anticiper les résultats des élections. " Mais il faut que tout cela se précise davantage et cest ce qui se produit autour de 1868, alors quon pouvait regretter la rareté des élections, la rigidité des procédures parce quelles ne permettaient pas une représentation satisfaisante de lopinion publique. " Non, ce nest pas ainsi que peuvent et doivent se former au sein dun pays libre les résolutions de lopinion publique. Il faut quelles soient rapides, improvisées, instantanées, comme les événements eux-mêmes ", affirmait Duvergier de Hauranne dans un article de la Revue des deux mondes traitant de la démocratie et du suffrage universel (1868) Cétait vraiment un précurseur! " Lirrésistible expansion de lopinion publique suscite ainsi des théories politiques articulées autour de lidée aujourdhui frémissante dun dépassement de lélection ", estime Reynié. Dune certaine façon, cest vers cela quon sen va, me semble-t-il. " À la fin du 19e siècle, tandis que le droit de vote nest pas encore sacralisé, le politologue James Bryce sillustrait tout particulièrement en ce sens, proposant une uvre vigoureuse qui rétrogradait la démocratie électorale à lavant-dernier stade de la démocratie véritable. Le stade ultime étant " celui où lon peut connaître la volonté de la majorité à tout instant, sans avoir besoin de la faire passer par lintermédiaire dune Assemblée représentative, peut-être même sans avoir besoin du mécanisme électoral. [ ] Lautorité semblerait rester tout le temps entre les mains de la masse des citoyens. Le gouvernement populaire en serait arrivé au point de se dispenser presque des procédés légaux quemploie la majorité pour exprimer sa volonté dans les urnes électorales; et ce contrôle irrégulier mais direct de la multitude rapetisserait, sil ne sy substituait pas, limportance de ces consultations régulières mais rares qui ont lieu au moment de lélection des représentants. Cest à cet état de chose quon pourrait appliquer à juste titre lexpression " gouvernement de lopinion publique ", car lopinion publique ne régnerait pas seulement, mais encore elle gouvernerait. " Étonnant ce propos de James Bryce. Pour votre information, dans lédition originale, louvrage sintitule : American Commonwealth, paru en 1888. " Hier, lidée devait paraître étrange.. Elle frappe le lecteur daujourdhui par ses reflets prophétiques ", commente Dominique Reynié. |
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À quel âge voulons-nous la retraite ? |
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Curieuse époque que la nôtre où tout se produit et son contraire. On voit, par exemple, aux États-Unis que certaines pressions sont faites sur le monde politique pour pousser le temps de la retraite à 67 ans; dautres parlent dallonger le temps de travail jusquà 70 ans, étant donné que les gens se portent relativement bien pendant plusieurs années maintenant. La retraite à 65 ans, ça avait un sens quand les gens mouraient à 50 ans Mais, en même temps, dautres préconisent la mise à la retraite à 40 ans. Une étude britannique récente résume bien la question : " Favorisez les préretraites et les salariés seront contents. " |
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DONKIN, Richard. " Dès quarante ans, prenez votre retraite et soyez heureux ", Courrier International, du 7 au 13 janvier 1999. |
" On nage en pleine hypocrisie ", sinsurge le Financial Times. Car les départs anticipés narrangent que les employeurs ", pouvait-on lire en introduction dun article de Richard Donkin repris par Courrier International. " Aujourdhui, limage de la retraite est liée aux plaisirs, et non à lidée dêtre sur le retour , assure un retraité lors dune série denquêtes menées auprès des personnes âgées de plus de quarante ans. Les auteurs du rapport ont également interrogé quatre-vingt directeurs des ressources humaines ", précise-t-il. Cette étude préconise que la retraite soit prise encore plus tôt quelle ne lest maintenant. Cest que, chômage oblige, il faut maintenant être heureux de quitter la vie professionnelle et laisser la place aux jeunes. " Les salariés risquent de découvrir quil leur faudra travailler au-delà de lâge de la retraite pour maintenir leur niveau de revenus ", affirmait lactuaire dun cabinet-conseil spécialisé. En effet, en se retirant avant le temps de la retraite, généralement, les salariés perdent un pourcentage élevé de leur retraite, alors que le coût de la vie augmente. On a demandé aux directeurs des ressources humaines détablir la liste des avantages et des inconvénients de la retraite anticipée. " Le premier élément positif quils ont cité est laccroissement des possibilités davancement pour les jeunes. Mais le plus gros problème, cest le coût du financement des départs. " Il me semble quon tourne encore beaucoup en rond sur cette question. |
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