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Émission du lundi 17 mai 1999 |
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La Cybiosphère est pour bientôt |
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" Lunivers apparaît comme une conscience qui se crée en prenant conscience delle-même. " |
Un vaste organisme est en train de naître, constitué par lensemble des hommes et de leurs machines, des nations également et des grands réseaux de communication. Si je vous parle de cela aujourdhui, cest que cest la Journée mondiale des télécommunications, baptisée comme telle par les Nations unies. Plus les communications se développent sur notre planète, plus notre Terre paraît petite et fragile; et merveilleuse aussi. Cest la mondialisation, dune part, mais cest aussi et je souhaite que ça le devienne de plus en plus la naissance ou la progression de la conscience mondiale, de la conscience planétaire. Il me semble que ce devrait être la vision sous-jacente à lexpansion de la communication dans le monde. Je reprends un peu la réflexion de Joël de Rosnay sur la question, ce personnage très fascinant qui montre comment la connexion des hommes au grand cerveau planétaire et la maîtrise de la vie artificielle, constituent dès maintenant les étapes déterminantes de cette naissance dun monde nouveau. Il sappuie sur une approche unifiée de la connaissance, alliant sciences physiques et humaines. Au fond, il a une vision optimiste et réaliste du devenir humain, et cela fait du bien de trouver de temps en temps des paroles optimistes, car il y a tellement de difficultés à surmonter pour assurer notre survie dans le troisième millénaire. |
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DE ROSNAY, Joël. Lhomme symbiotique : regards sur le troisième millénaire. Éd. du Seuil, 1995. |
Dans Lhomme symbiotique : regards sur le troisième millénaire, Joël de Rosnay parle dun nouvel être collectif qui serait en train de naître : il lappelle le " cybionte ". Examinons la racine du mot : cyb pour cybernétique et informatique également; bio pour biologie, nature. Donc, la vie en tant que nature, la cybernétique en tant que culture. Cest la fusion des deux quil considère comme lultime de lévolution de la vie sur terre. Cette idée se fonde sur la connexion des hommes au cerveau planétaire, grâce au progrès de la technologie. À la technosphère qui sajoute à latmosphère, il y a lionosphère et la logosphère, ce phénomène vocal et sonore qui comprend tous les messages quon a envoyés dans lespace depuis toujours ou presque. Qui sait si on ne retrouvera pas lécho des volcans dont les éruptions se sont déroulées il y a plusieurs siècles En tout cas, cest bien tripatif comme réflexion. Et bien sûr, de cela devrait découler un nouvel humanisme qui pourrait bien " faire émerger une nouvelle conscience collective ", " faire co-évoluer les personnes, les systèmes et les réseaux " et " assurer des symbioses dans différents niveaux dorganisation de la société ". On en est encore loin, mais il faut être capable dimaginer pour arriver à " construire organisations et systèmes par couches fonctionnelles successives ", précise de Rosnay. Dans " les dix règles dor de lhomme symbiotique " que lon retrouve dans louvrage de de Rosnay, je lis aussi : " Mettre en uvre les règles de la subsomption " Jaime bien quand on invente des mots comme ceux-là qui nous obligent à buter dessus en se demandant ce quils signifient. " Lart de la subsomption, explique lauteur, consiste à intégrer sa propre individualité dans un plus grand que soi pour en tirer avantage et donner du sens à son existence. " Parmi les règles dor, on retrouve aussi : " Savoir se maintenir en bordure du chaos ", " favoriser les organisations en parallèle ", " mettre en uvre des cercles vertueux " car tous les cercles ne sont pas vicieux : " Caressez un cercle, il devient vicieux ", disait Ionesco. Ce nouvel humanisme pourrait bien être un mariage des moyens de communication qui soffrent à notre disposition maintenant et du rôle joué par les télécommunications à travers la planète. Peut-être cette union nous permettra-t-elle darriver à un âge nouveau, qui sait? |
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Édits et interdits
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ALTER, Anna. " Les Églises avaient prévu tous les cas et toutes les positions ", Marianne, 15 au 21 mars 1999. |
" Au crépuscule du 20e
siècle, le pape Jean-Paul II, en prenant position contre la contraception,
lhomosexualité et lusage du préservatif, réveille la vieille angoisse des
catholiques dès lors quil est question de sexe. LÉglise a toujours
considéré que la sexualité était un exercice périlleux, voire satanique ",
écrit Anna Alter dans un article très intéressant paru, il y a quelque temps, dans la
revue française Marianne : " Les Églises
avaient prévu tous les cas
et toutes les positions ". Jaime
bien aller chercher de ces articles qui résistent au temps
Linfluence de la religion sur la vie sexuelle des individus remonte toutefois à quelque 50 000 ans, donc bien avant lavènement du christianisme. À un moment, on a jugé quil fallait protéger la famille, protéger la société également des " excès du sang ", de la vitalité. Dès la Préhistoire, lhomme sest préoccupé dexprimer en dessins sur les murs des cavernes ses préoccupations, ses obsessions, etc. " Lartiste Homo sapiens sapiens, écrit lauteure, voilà quelques 50 000 années, lhomme, devenu savant, se met à laisser une place au divin. " Cest ainsi que, " du bout de son pinceau, en signe de dévotion ", il fait sur les parois des cavernes des dessins érotiques ou sacrés on ne sait pas très bien. Et peut-être, tout comme moi, serez-vous étonné dapprendre que ce quon retrouve le plus souvent parmi ces dessins-là, ce sont des illustrations de vulves et non pas de pénis : selon lauteure de larticle, la vulve est " la partie du corps humain de loin la plus représentée dans les peintures préhistoriques ". " Cette première foi instaure probablement sur-le-champ quelques tabous sexuels pour stabiliser la structure familiale, encourager la perpétuation de lespèce humaine et protéger la progéniture. Dès la grotte, la religion sefforce donc de serrer la vis pour étouffer le vice et préserver la famille, écrit Anna Alter. Au cours des siècles, il y a bien sûr quelques moments de relâche suivis de durcissements, des va-et-vient dans la rigueur, dès que lon touche à la chose . Avec pour apothéose, les chrétiens. Ceux-ci instaurent le culte de la virginité, incarnée par Marie, beaucoup plus estimable que la femme mariée. Portant au pinacle lhomme qui a fait le vu de chasteté, autrement plus respectable que le misérable bougre qui ne peut résister à lappel de la chair, ils se retrouvent drôlement coincés sous la couette. [ ] " Chaque position a son prix consigné dans les pénitentiels, sorte de registre donnant les barèmes ", explique lauteure. Justement, au cours dun voyage que jai effectué, il y a plusieurs années, dans le Pacifique, jai eu loccasion de me procurer lun de ces pénitentiels absolument fabuleux qui portent souvent sur la sexualité. Jen communiquerai quelques extraits en fin démission. |
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Dans un encadré, on retrouve un résumé de la chronologie des tabous sexuels. En voici quelques éléments :
Il y a eu ensuite toute la question des positions. " Lhomme enfourche la femme couchée sur le dos et, comme un agriculteur, lui plante la semence de lextrémité de sa charrue dans le sillon avant, le seul fertile. Belle description de la position dite du missionnaire! [rires] Pourquoi on dit " du missionnaire "? Parce que, paraît-il, certains missionnaires ont recouru à cette position, ou prêché en faveur de cette position auprès dindigènes qui, eux, étaient infiniment plus inventifs. Les voies de derrière sont impénétrables aussi bien entre hommes quentre époux, et même avec les doigts. " Au 13e siècle, le Docteur angélique, comme on surnomme le dominicain saint Thomas dAquin en raison de lexemplarité de sa vie dans les ordres, a réhabilité, dès 1250, le plaisir dans lacte conjugal. Mais les normes restent très strictes : uniquement in vase debito (le bon endroit) et pas par derrière comme les chiens (more canino, a retro), ni debout (quando stat mulier) et encore moins la femme dessus (mulier super virum) pour ne pas mettre en péril la semence. Lhomosexualité virile coûte une année de jeûne si la décharge se produit entre les cuisses (coïtus inter femora) et de trois à quinze années, voire la vie, sil y a pénétration anale (in ano, a tergo). Les papouilles entre femmes, en revanche, sont peu évoquées, sauf pour rappeler le caractère diabolique du sexe faible. [ ] " Saint Clément dAlexandrie (vers 150-211) prêche que le sperme, destiné par Dieu à la reproduction, ne doit pas être gaspillé inutilement. La chasse aux pollueurs est ouverte. La masturbation, sujet de toutes les confessions masculines, est un crime contre nature. Si cest un clerc qui a répandu la semence sans toucher, il fera pénitence sept jours. Si cest un diacre, trente jours. Si cest un prêtre, quatre semaines. Un évêque qui se masturbe derrière lautel écope, lui, de cinquante jours au pain et à leau. Une bagatelle en comparaison de lannée dont héritent au Moyen Âge un couple qui sunit par temps de carême ou ladolescent qui déflore une vierge, cas de fornication et de stupre caractérisés. Pauvre Homo sapiens! Avec tous les interdits qui sajoutent aux famines, aux épidémies, aux guerres sabattant sur lEurope, il nage en plein marasme démographique. La quasi disparition du feu charnel menace dextinction lespèce convertie au christianisme. " En Orient, cétait très différent toutefois. Dans ce même article, on raconte quà un moment, le prophète Mohammed a dû répondre à la question suivante : " La femme doit-elle être sodomisée ou pas? Telle est la question que lui pose une épouse de ses disciples. Cest que les hommes de la tribu de Qoraych jouissaient de leurs femmes de devant et de derrière , tandis que les Médinois ignoraient cette pratique. Mohammed communique la réponse révélée par le Ciel bien entendu dans le verset 223 de la sourate 2 du Coran : Vos femmes sont pour vous un champs de labour : allez à votre champ comme vous voudrez " Cest aussi simple que cela [rires] Je lis ici : " Les anciens Grecs et Romains entretiennent avec leurs dieux fornicateurs des relations de bon voisinage. " Zeus lui-même était très porté sur la chose, croyait-on : " Grand sodomite éternel, il sert dexemple aux simples mortels. Partisan de la répartition des tâches, ces derniers pensent que lépouse est faite pour procréer, les courtisanes pour le plaisir et les éphèbes pour lamour. Donc, lHellène aime les garçons. [ ] Certains philosophes compliquent la vie intime. Ils affirment que, pour un homme, perdre la semence rend lâche, voire stupide, et quil faut délaisser les femmes pour cultiver sa tête et son corps. Lhygiène mentale et physique recommande de résister aux pulsions. " Pythagore prône lamour lhiver et labstinence lété, tout en jurant que cest en toutes saisons mauvais et pénible pour la santé . Aristote assure que le sperme, principe actif de lhomme, met en émoi le sang menstruel de la femme et que, par conséquent, le plaisir féminin nest pas nécessaire à la procréation. Cest extraordinaire de voir comment les penseurs, les moralistes de tout temps se sont mêlés dhistoires de fesses et que ça a fini dans un ridicule consommé. Et cest encore le cas à notre époque Dans le couple, le moins possible est donc la devise en toute saison. Et pour limiter la famille, le père a droit de vie et de mort sur les enfants et se dégage parfois de cette responsabilité sur les dieux. " Arrivent ensuite les Stoïciens. Je les aime bien mais pas toujours, parce quils " sacharnent à libérer lhomme de tout attachement aux choses et aux êtres. Ils sont hostiles non seulement aux passions charnelles, mais à lamour sous toutes ses formes. Les organes sexuels sont donnés à lhomme non pour le plaisir, mais pour la conservation de la race dit le traité De la nature de lunivers. " À Rome, cest différent. " À lâge classique, [Rome] adopte les murs dissolues des dieux. LÉtat pénalise le célibat et la stérilité. Chacun fait comme il peut ou comme il veut. Le poète Ovide, dans son Art daimer, célèbre les mille manières dapprocher le sexe faible et glorifie la position par derrière à la manière dun grand fauve . " Saint Paul disait : " Sils ne peuvent se contenir, quils se marient " En désespoir de cause, autrement dit. Et il ajoutait : " Car il vaut mieux se marier que de brûler ". Cela ma toujours fait rire. Dans LÉglise et le contrôle des naissances, paru dans la collection Question dhistoire, chez Flammarion un livre très intéressant, dailleurs , lhistorien Jean-Louis Flandrin écrit : " Si lun des époux a besoin du remède du mariage, autrement dit envie de faire lamour, lautre doit lui rendre son dû. Le corps du mari est à la femme et vice-versa, et il ny a pas à discuter. [ ] Le christianisme est le premier à avoir posé la symétrie entre homme et femme. " " Le confesseur, lui, poursuit Anna Alter, veut connaître par le menu le mode de règlement pour exorciser le diable qui se glisse dans les peaux dès quelles se frottent, allumant des étincelles dans les prunelles et des feux démoniaques sous les dentelles ou dans les culottes. " Je tiens à vous communiquer ici non pas seulement linformation, mais des exemples du style de Anna Alter, car je trouve quil est absolument merveilleux, surtout pour aborder ce genre de question. On arrive ensuite à Luther. Avec la Réforme, les choses ont commencé à changer un peu, au 16e siècle. " Lallemand Luther, en protestant que la virginité est pernicieuse et la continence anormale , raidit encore davantage les prêtres catholiques comme sil en était besoin. [rires] Ils appellent à garder lhonnêteté et décence en leur couche nuptiale les époux trop fougueux . [ ] Les hommes en robe veillent aussi sur les plaisirs solitaires de madame. Le trappiste R.P. Debreyne couche sur le papier, en 1840, les trois types de caresses, quen manque de remède conjugal, la [femme] est capable de sauto-administrer en cachette. Je trouve délirant le fait quon ait pu écrire de telles choses avec une intention quon semble vouloir pure, si je puis dire :
Des détails étonnants de la part dun moine trappiste, me semble-t-il. Devant un tel débordement pieux, Anna Alter sécrie : " Mais où donc lÉglise va-t-elle se fourrer le nez? " Ensuite, elle raconte ici que " pour éviter les débordements de la bourgeoise et que son mari naille tremper sa tige ailleurs, lamour doit être fait. Les confesseurs avaient, en même temps que la mission dempêcher le plaisir dun coït trop luxurieux, le devoir de sassurer de son existence et de sa répétition , explique lhistorien Guy Betchel dans La Chair, le Diable et le Confesseur. " À lentame du 20e siècle, larchevêque de Cuba, Antonio Maria Claret, exhorte les épouses à servir leur légitime en filant une métaphore. Si, par exemple, vous vous trouviez prise dun gros besoin, et si ayant exprimé à votre mari le désir de satisfaire aux nécessités de la nature, celui-ci vous engageait à remettre la chose au lendemain, vous diriez assurément que votre mari est un imprudent ou un imbécile, quil vous est absolument impossible dattendre au lendemain, et vous iriez déposé votre mierda dans un lieu quelconque. ( ) De même, si vous refusez de le recevoir, il ira répandre son sperme dans un autre vase que le vôtre, et vous porterez le péché de son incontinence. Doù le commentaire dAnna Alter : Le saint homme naurait-il plus eu les yeux en face des trous pour confondre lamour charnel avec une irrépressible envie de déféquer? " [rires] Lhistoire des religions est riche de ce genre danecdotes |
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Extraits dun pénitentiel polynésien |
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LANGUIRAND, Jacques, Jai
découvert Tahiti et les îles du " bonheur ",
Éd. de lHomme, 1961. |
Quelque part entre Tahiti et Nouméa, en Nouvelle-Calédonie autrement dit, se trouvent les îles Wallis et Futuna. Cela équivaut environ à la distance de Honolulu à Tahiti. Ces deux îles de la Polynésie française sont demeurées pendant des siècles à lécart des grandes routes françaises. Pour vous montrer à quel point cette manie de surveiller et de punir est répandue dans le monde, je vais vous parler du code du Père Bataillon bien nommé, dailleurs qui sétait rendu là-bas et avait fini par renverser le pouvoir local, ce qui nétait pas sans risque parce quon était encore pas mal cannibale dans le coin. Jai vu de mes yeux vu, et jen ai probablement encore chez moi une copie, lun de ses textes manuscrits qui stipulait les punitions à encourir pour certains actes : " Dire du mal du Résident français : un cochon de lait. " Dire du mal du Roi : un cochon. " Dire du mal dun prêtre ou dune religieuse : deux gros cochons. [ ] " Manquer la messe du dimanche : un jambonneau. [ ] " Venir à léglise en décolleté : un jambonneau. [ ] " Venir à léglise le corps peint en jaune, ou les cheveux teints en rouge : un jambonneau. " Avec un collier de fleurs : un jambon. " On payait en porcs à cette époque Pour en revenir à la question de la sexualité, à propos du rapport conjugal, on établit dans le pénitentiel : " Il est défendu à un homme de battre sa femme. Sil a à sen plaindre, il lui est permis de le dire au gouvernement, et le gouvernement la condamnera : un cochon. " Cest elle qui sera condamnée " Lamour hors mariage : trois cochons. " Jai limpression que les cochons passaient dune main à lautre, quils perdaient leur maître assez souvent. [rires] Les conseils des villages, dans leur sagesse, ont réduit cette incartade à un cochon seulement. Les Wallisiennes nétant pas toujours insensibles au charme des marins étrangers, il arrive parfois que certaines dentre elles accordent leurs faveurs à lun dentre eux. Elles réclament alors à leurs amoureux de quoi se procurer le ou les cochons nécessaires pour expier la faute. Une forme de proxénétisme involontaire : daccord, on fait lamour, mais tu me paies le cochon dabord Autres détails pittoresques : si une demoiselle senquiert volontiers de lappartenance religieuse du soupirant, dans une langue étrange où se glissent des mots de latin, on dit ici que cest moins grave et que ça coûte moins cher en cochon. [rires] " Pour un homme se coucher la nuit à côté dune femme mariée en lui faisant croire quil est son mari : trois cochons. " La bonne foi de la femme nest pas mise en doute par le code. Voici deux cas où notre sens des valeurs se trouve fort ébranlé : " Insulter sa belle-mère : deux cochons. " Avoir pour elle une tendresse coupable : un cochon seulement. " [rires] Dans la section de la pudeur : " Regarder une femme se baigner : un cochon. " Se baigner avec une femme : un jambon seulement. " Il y a des critères curieux, tels : " Pour un père devenir son propre gendre cest-à-dire coucher avec la femme de son fils : dix cochons. " Pour un garçon devenir son propre grand-père coucher avec grand-maman, autrement dit : deux cochons. Et enfin, le comble à mon sens : " Pour une femme, avoir des amours coupables avec sa mère, sa grand-mère, sa fille ou sa tante : cent ans de travaux forcés. " Et cétait encore en vigueur à lépoque où jy suis allé! |
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