Saison 1999-2000 |
Émission du mardi 2 novembre 1999 | ||
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Festival du sexe pour seniors |
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| " Repères –Finlande : un festival de sexe ", Psychologies, juillet-août 1999. |
Dites-le moi franchement… Avez-vous déjà entendu parler du Festival du sexe pour seniors? C’est le premier festival du genre pour le troisième âge et il se tiendra au mois d’août prochain, en Finlande bien sûr, à 250 kilomètres de Helsinki. On pourrait emprunter l’idée pour attirer le monde à La Manic, ou quelque part comme ça… " Au programme de ce Festival, écrit-on dans le Psychologies de juillet-août dernier : Tout pour réveiller les ardeurs des seniors – c’est tout dire… – Conférences sur les conséquences négatives des maladies chroniques, ateliers de body painting, sans oublier, pour les noctambules, les nombreuses soirées dansantes. Un coup de foudre? Pas de problème. Fiançailles et mariages seront célébrés à la fin du week-end au Love Lakemaking, le lac de l’amour) " Il me semble entendre les dames penser : " Tiens, tiens, je vais me rendre en Finlande pour aller me décrocher un vieux riche… " [rires] Je vous souligne que la vie est très très chère en Finlande. Mais, au fond, quiconque a les moyens de s’y rendre pour un festival du sexe pour seniors peut s’en accommoder.
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Les aliments junk food : des ennemis de la longévité |
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DUBÉ, Catherine. " Le junk Food. Pire que vous ne le pensiez! ", Québec Sciences, novembre 1999 |
Voici maintenant un collage d’informations qui donnent à réfléchir sur les dangers du junk food qui croissent avec l’usage. Il est tiré d’un article de Catherine Dubé paru dans le numéro de novembre de Québec Sciences. " Pire que vous ne le pensiez! ", nous dit-on. Il favorise l’obésité, les infarctus, dérèglent les intestins, accélèrent le vieillissement. Incidemment, Québec Sciences est toujours un magazine intéressant, mais ce numéro est particulièrement captivant. On y parle aussi de paranoïa, du fameux bogue, etc. " Le junk food, nous tue à petit feu! révèle cette journaliste. La multiplication des chaînes d’alimentation rapide est partiellement responsable d’un problème de société bien visible : l’obésité. On savait déjà que manger trop de junk food était néfaste pour la santé, mais on imagine mal jusqu’à quel point ce type de nourriture perturbe notre système. " Puis elle dénonce les aliments trop gras et trop salés, comme le hamburger et le hot-dog, surtout depuis dix ans.
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On a trouvé également qu’il n’y a pas assez de bons gras dans le junk food. C’est-à-dire trop de gras animal et pas assez de gras de type, par exemple, oméga 3, oméga 6, etc. " [ Les acides gras saturés] ont un effet insidieux, poursuit plus loin la journaliste : ils produisent des radicaux libres, mis en cause dans plusieurs maladies dégénératives comme l’arthrite et l’Alzheimer. " Plus loin, on parle du LDL (des lipoprotéines), des effets du mauvais cholestérol et des sucres. " Une fois un repas de junk food prestement avalé, notre corps nous fait souvent savoir immédiatement qu’on le maltraite, parce qu’on ne mastique pas suffisamment. [ …] On retarde aussi la digestion des sucres, qui commencent dans la bouche quand on prend le temps d’imprégner la nourriture de l’amylase, une enzyme présente dans la salive – en mangeant trop rapidement – […] " Les sucres – incidemment – contenus dans les milk shakes, les beignes et les chaussons, pour ne nommer que ceux-là, sont des glucides qui n’apportent rien de bon. Contrairement aux glucides complexes contenus dans des pâtes ou du pain faits de céréales entières, les glucides simples du junk food font augmenter le sucre dans le sang de façon vertigineuse. L’organisme produit alors de l’insuline à pleine vapeur pour que ce sucre soit absorbé et que le taux [ de sucre dans le sang] redevienne normal. " Or, on constate que lorsqu’on produit moins d’insuline, on favorise la longévité et un vieillissement harmonieux. Bref, le junk food ce n’est vraiment pas à conseiller pour notre espérance de vie. |
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Justement, j’ai coupé beaucoup le sucre dans mon alimentation récemment (sniff! Ah c’est fou tout ce que j’ai coupé… snifff). Évidemment, on fait observer que l’obésité est présente un peu partout dans le monde. " L’effet le moins perceptible, mais le plus pernicieux, de cette alimentation est l’apathie dans laquelle elle nous plonge lentement, fait remarquer Catherine Dubé. – C’est le point que je tenais à souligner particulièrement. – Car c’est au niveau du système nerveux que les carences en vitamines se font le plus cruellement sentir. Le manque d’énergie, la difficulté à se concentrer, l’humeur maussade, peuvent plus souvent qu’on ne le croit être mis sur le compte d’un manque nutritionnel. "
Une diététiste ajoute : " Avec le junk food, on a trouvé la meilleure façon d’abrutir une société. " C’est un article plein de surprises, et encore je ne vous ai pas tout dit… |
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De l’Odyssée de Kubrick à American Beauty |
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![]() Images tiré de 2001 : l’Odyssée de l’espace. |
Ce qui me fatigue le plus ces temps-ci, c’est de voir tous les hommages que l’on rend aux gens une fois qu’ils sont morts. Je pense à Millette, à Jean Coutu, à Stanley Kubrick également. Ce qui a amené certaines personnes, dont moi – pourquoi est-ce que je devrais toujours faire preuve d’originalité? Pourquoi je ne serais pas comme les autres aussi à l’occasion? – à revoir certains des films de Stanley Kubrick.
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Je peux vous dire que 2001 : Odyssée de l’espace est toujours aussi extraordinaire et il n’a pas vieilli, d’après moi. Par contre, il m’a semblé que le film Lolita était maintenant dépassé. On la retrouve d’ailleurs cette Lolita ressuscitée dans un film extraordinaire – qui m’a beaucoup touché –, qui s’intitule American Beauty. C’est à voir. |
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| Pour ceux qui ne le savent pas, American Beauty c’est aussi le nom d’une rose. |
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| Arthur C. Clarke : Autobiographie sommaire d’un extrapolateur | |||
CLARKE, Arthur C. " Après 2001, l’odyssée des sciences ", Courrier international, Nº 469, 28 octobre-3 novembre 1999. |
Je vous parle du film 2001 parce que j’ai sous les yeux un article de Arthur C. Clarke qui a paru dans Asiaweek de Hong Kong, puis dans Courrier international. Dans cet article, intitulé " Après 2001, l’odyssée des sciences ", Arthur C. Clarke se lance dans ce qu’il appelle des extrapolations sur le futur. Son propos est intéressant, le voici en partie. " Certains ont beau prétendre le contraire, nul n’est capable de prédire l’avenir et j’ai toujours refusé qu’on me colle l’étiquette de ‘ prophète ’. Je préfère le terme d’‘ extrapolateur ’. – Il me semble que ça fait très machine à café… – Dans mes écrits documentaires, j’ai surtout tenté de définir des futurs possibles – sans oublier, bien sûr, qu’un événement ou une découverte inattendue peuvent toujours survenir quelques années plus tard et rendre caduques toutes les prévisions antérieures – Je pense à Internet qui a changé tellement de choses, et qu’on n’avait pas prévu. " L’exemple le plus classique est le président de IBM, affirmant en 1940, qu’en termes d’informatique le marché mondial se limiterait à cinq ordinateurs. – Il est au repos depuis longtemps d’ailleurs. Puis Clarke d’ajouter – J’en ai moi-même plus de cinq dans mon bureau, et ils ne cessent de croître et de se multiplier. – Ah la vie qu’on fait mener aux machines ces années-ci! Mon père, je m’accuse d’avoir accouplé des machines…[rires] " Mais peut-être ne suis-je pas en position de critiquer Thomas Watson, poursuit Clarke en parlant de ce président de IBM à l’époque. Dans Transit of Earth (Passage de la Terre), écrit en 1971, je situais le premier atterrissage sur Mars en 1994. Aujourd’hui, je pense que nous avons peu de chance d’y parvenir avant 2010. D’un autre côté, lorsque je publiais Prelude to Space (Prélude à l’espace), en 1951, je pensais faire preuve d’un optimisme forcené en suggérant une mission sur la lune en 1978. Neil [ Amstrong] et Buzz [ Aldrin] m’ont finalement devancé de presque 10 ans. " Puis, A. C. Clarke en profite pour rappeler l’une de ses réussites dans le passé : " Je suis plutôt fier de constater qu’aujourd’hui les satellites de communication sont bien là où je les avais placés en 1945, et qu’on emploie fréquemment le terme d’‘ orbite Clarke ’ – ne serait-ce que parce que c’est plus facile à prononcer que ‘ orbite géostationnaire ’. " Grand modeste va! Curieux personnage que ce Clarke qui, au départ, est biologiste marin. On peut dire que c’est un enfant doué pour les sciences, en tous les cas. Entre autres choses, il avait imaginé, dans les années quarante, ce programme de satellites qu’on placerait autour de la planète et qui seraient géostationnaires. " Et le bogue de l’an 2000 est mentionné pour la première fois dans l’histoire de la fiction – tout au moins dans le chapitre ‘ Le syndrome du siècle ’, de mon roman The Ghost from the Grand Banks (le fantôme venu des profondeurs) ", rappelle fièrement A. C. Clarke. |
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| Le prochain siècle vu par Arthur C. Clarke |
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Dans une forme de calendrier scientifique, Clarke établit d’abord que le 21e siècle commencera le 1er janvier 2001. Mais sa " Chronologie de 2001 à 2100 " contient desextrapolations d’une précision étonnante. Voyez jusqu’à quel point il va loin.
" La sonde spatiale Cassini (lancée en 1997 et arrivée près de Saturne en juillet 2000) entame l’exploration des lunes et des anneaux de la planète. " La sonde Galilée (lancée en octobre 1989) continue d’explorer Jupiter et ses lunes. L’existence d’une ou de plusieurs formes de vie sous les océans gelés d’Europe devient plus que probable. "
" La première machine de série capable de produire une énergie propre arrive sur le marché [ en 2002] . Elle fonctionne par réactions nucléaires à basses températures et marque la fin des carburants fossiles. C’est une véritable révolution économique et géopolitique, et les chercheurs Pons et Fleischmann, qui ont découvert la ‘ fusion froide ’ en 1989, reçoivent le prix Nobel de physique. " Aller aussi loin que ça, vous rendez-vous compte?
" L’industrie dispose d’un délai officiel de cinq ans pour remplacer tous les moteurs à essence par ce nouveau moyen de propulsion. La NASA procède au lancement du robot Mars Surveyor (qui emporte des véhicules d’exploration terrestre et aérienne).
" Création du premier clone humain (du moins le premier à être présenté au public). "
Comme Clarke est un biologiste marin, il avance la prévision que, en 2011, " on bat le record du plus grand animal jamais filmé lorsqu’une pieuvre de 75 mètres de long est repérée dans les fosses de Mariannes (11 034 mètres, océan Pacifique). Par une curieuse coïncidence, cette même année, des créatures marines encore plus grandes sont découvertes lorsque les premières sondes-robots forent la glace d’Europe et tombent sur un écosystème entièrement nouveau. " Il parle de la planète Europe, bien sûr.
Pour 2014, Clarke prédit le début de " la construction du premier hôtel orbital Hilton. Il s’agit d’assembler et de reconvertir les anciens réservoirs géants alimentant les navettes, qu’on laissait autrefois retomber sur Terre. "
Parmi les choses très surprenantes, il prévoit que " le 16 décembre [ 2017] , pour son 100ième anniversaire, Arthur C. Clarke est l’un des premiers clients du Hilton Orbital. " Et ce ne sera que son premier centenaire, j’en suis sûr. [rires]
" Les intelligences artificielles (IA) atteignent un niveau comparable au cerveau humain. À partir de là, on peut considérer que deux espèces intelligentes cohabitent sur la planète Terre, et l’une d’entre elles évolue à un rapidité défiant les normes… biologiques. – Troublante perspective… – On envoie des sondes interstellaires pilotées par des IA en direction des étoiles les plus proches. "
" Les premiers colons humains arrivent sur Mars, où les attendent quelques surprises désagréables. " Clarke ne donne pas de précisions, mais peut-être s’attend-il à ce que les gens l’appellent en lui demandant : " Pouvez-vous nous donner des précisions, on est prêt à vous payer tant… " [rires] C’est un astucieux extraordinaire, peut-être. Puis, tout à coup, un trait d’humour. Il peut être assez mordant le père Clarke…Je vais terminer par ces extrapolations, dont l’une se rapporte à 2040 – bon voyage jusque là, messieurs, dames! Vous penserez à moi dans le meilleur. Je ne fais pas de prévision, mais je ne me tromperai pas en vous disant que je ne serai probablement plus là. Je serai ailleurs, en pensant à vous… Donc, en 2040 : |
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Arthur C. Clarke |
" Le ‘ duplicateur universel ’, fondé sur les nanotechnologies [ l’infiniment petit] , est enfin mis au point : tout objet, quelle que soit sa complexité, peut être reproduit à partir des matériaux de base nécessaires et de la matrice appropriée. Ainsi, on peut créer des diamants ou des mets de roi, à partir d’une simple poignée de terre. L’agriculture et l’industrie deviennent obsolètes, ce qui marque la fin d’une des grandes notions inventées par l’esprit humain : le travail! " Le monde connaît une véritable explosion dans le domaine des arts, des loisirs et de l’éducation. On recrée des sociétés de chasse, et des régions entières de la planète peuvent retourner à leur état originel, puisqu’il n’est plus nécessaire de les exploiter. La jeunesse peut assouvir ses instincts belliqueux en chassant le gros gibier avec des arbalètes : un exercice souvent dangereux ", conclut-il.
Pour 2061, Clarke imagine le retour de la comète Haley : " Pour la première fois, des humains se posent sur son noyau. Ils y font une découverte sensationnelle, celles de formes de vie aussi bien actives que dormantes, ce qui donne une pertinence nouvelle à la théorie déjà centenaire de Hoyle et de Wick qui veut que la vie soit omniprésente dans l’espace. " |
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Courrier International " 2000-2100 : Techno sapiens prend le pouvoir " Nº 469, 28 octobre-3 novembre 1999. |
Cet article, je le répète, a été repris dans un numéro du Courrier International tout à fait exceptionnel (Nº 469, 28 octobre-3 novembre 1999). Le dossier auquel je me réfère a pour titre : " 2000-2100 : Techno sapiens prend le pouvoir ". On y traite des rêves des scientifiques, des ingénieurs, des gens de technologie, etc. Comme, par exemple, celui d’avoir un jour des dents en corail. Il y a une collection d’articles qui tiennent du rêve et parfois aussi, je vous le dis en toute honnêteté, du cauchemar. Vous pouvez consulter en partie l’édition courante de l’hebdomadaire à cette adresse : http://www.courrierint.com/. Pour ce qui est des archives, un texte figurant sur le site nous informe que le respect des droits d’auteur n’a pas encore permis à l’éditeur d’archiver les textes sur internet : http://www.courrierint.com/hebdo/somarch.htm |
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La futurologie : l’art de prédire est à prendre avec un grain de sel |
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Tony Stevenson, professeur à l’Université de technologie de Queensland, Australie. |
Pour terminer ce tour d’horizon trop rapide, je vais plonger dans cet article tiré de la publication australienne The Australian, de Sydney, repris dans le même numéro du Courrier international.
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LEECH, Graeme. " Écoutez les futurologues, ne les croyez pas! ", Courrier international, Nº 469, 28 octobre-3 novembre 1999. |
" Mais cette vérité n’a jamais empêché personne de jouer les prophètes, commente l’auteur. Avec le recul, comment les prévisions d’il y a 30 ans supportent-elle l’épreuve de la réalité? " Mal, je peux vous le dire tout de suite, très mal même. Je me souviens, qu’à l’époque, je vous avais communiqué – sous toutes réserves – les prévisions du futurologue américain Herman Kahn, que Graeme Leech nous rappelle ici : " À l’époque, écrit-il, Herman Kahn était persuadé qu’en 1999 la pharmacopée nous permettrait de contrôler nos rêves et de maîtriser nos états d’âme, selon que nous aurions envie d’être tendres, extravertis ou réservés. Il pensait que l’éclairage nocturne serait assuré par des lunes artificielles et qu’il était inévitable que les États-Unis et l’URSS s’entre-détruisent avec l’arme nucléaire. Et H. Kahn était le plus grand futurologue de la fin des années 60! " Incidemment, il est aujourd’hui décédé (ce qu’il n’avait pas prévu…). En fait, le trou le plus vaste dans le monde des prévisions et extrapolations, c’est que personne n’avait sérieusement prévu l’Internet et ses possibilités technologiques, et encore moins l’état d’esprit que cela susciterait avec les conséquences, les effets bénéfiques et d’autres quelque peu maléfiques, que l’on entrevoit aujourd’hui. Allez donc trouver quelque chose sur cette planète qui ne comporte que des avantages? On sait très bien depuis Miyamoto Musashi, le grand gourou, que toute chose comporte des avantages et des inconvénients. L’article en question se termine par le paragraphe suivant : " Il y a fort à parier que les technologies qui seront à l’honneur en 2029 sembleront tout aussi inattendues pour la plupart des adultes d’aujourd’hui. En 1969, Gunther Stent, biologiste à l’université de Chicago, affirmait que la science – et avec elle la technologie – n’avait plus aucun avenir. – C’est curieux, mais il me semble que lorsque les gens avancent des choses comme celle-là, c’est un peu comme une prévision de leur propre mort. Je vous ai déjà raconté qu’un bonhomme avait fait des prévisions en spécifiant que la fin du monde allait se produire en 1984? Un livre connu s’intitule d’ailleurs 1984. Eh bien, il est mort le 1er janvier 1984. " Trente ans plus tard, poursuit Leech,
l’écrivain scientifique américain John Horgan publiait un
ouvrage provocateur annonçant la fin imminente de la science. Il
n’y aurait selon lui plus rien d’essentiel à découvrir.
Prenons-en bonne note et rendez-vous dans 30 ans... " |
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La dépression hivernale s’en vient : chercher la lumière |
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| WURTMAN, Richard & Judith. " Glucides et dépression ", Pour la science, Nº137, mars 1989. |
Et si on la connaît, on la prévoit encore peu. " Le 16 mai 1898, en Arctique, Frederic Cook notait dans son journal : ‘ L’hiver et l’obscurité se sont lentement, mais inexorablement, abattus sur nous…. On lit aisément sur le visage de mes compagnons combien leurs pensées sont noires et leur humeur maussade. Le rideau de ténèbres qui a recouvert notre environnement glacial et désolé a également pénétré au plus profond de nos âmes. Les hommes restent assis autour des tables, tristes et abattus, perdus dans des rêveries mélancoliques dont certains émergent parfois. Essayant vainement de secouer la léthargie générale, l’un tente de rompre ce silence par des plaisanteries répétées cent fois déjà; l’autre cherche à se montrer optimiste, mais leurs efforts sont vains…" Pas très encourageant si vous avez le projet d’aller visiter l’Arctique… [rires] |
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Dans cet article qui cite ce passage du journal de Cook, je trouve une explication : " Les personnages de Cook souffraient vraisemblablement de dépression hivernale ", écrivent Richard et Judith Wurtman dans " Glucides et dépression ", un article paru dans Pour la science en 1989. Cette dépression, ce malaise, ce mal-être – ce n’est tout de même pas une maladie – est un " trouble saisonnier de l’humeur, que l’on désigne aussi parfois par l’anachronyme SAD (pour Seasonal Affective Disorder) ", écrivent les auteurs. Tout cela parce que l’hiver, il y a de moins en moins de lumière. À la manière de A.C. Clarke, je vais faire aussi mon propre éloge. À ma connaissance, j’ai été le premier à la radio de Radio-Canada à parler des troubles saisonniers de l’humeur. On dit ici que " [ les gens] qui en souffrent se plaignent de crises de dépression associées à des envies irrésistibles d’aliments riches en glucides ". J’ai trouvé de nombreux articles qui portent sur le rapport existant entre le goût de sucre l’hiver et la dépression causée par la rareté de la lumière. Moi, j’ai toujours envie de sucré, mais c’est autre chose. Je m’ennuie de ma mère, probablement... Tout cela pour vous dire : attention à ne pas vous gaver de sucre pour trouver une solution à ce problème alors que vous n’auriez qu’à vous gaver de lumière. Pour ce qu’il y en a, mais aussi de lumière artificielle. Comme vous le savez déjà, à l’émission Par 4 chemins, nous ne faisons pas de propagande publicitaire. Je me contenterai donc de vous dire qu’une petite industrie québécoise propose une solution aux gens qui souffrent de ce phénomène hivernal. Il s’agit d’un appareil lumineux auquel ils doivent s’exposer de 20 à 40 minutes ou plus, dépendant des cas, pour leur plus grand bien, prétend-on. Vous pourrez trouver plus d’information sur le sujet, sur Internet, à l’adresse suivante : http://www.northernlight-tech.com/fra/produits.htm |
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Voir aussi : |
D’après les Wurtman, les personnes qui souffrent de ce problème " se couchent tôt et restent au lit durant neuf ou dix heures, contrairement aux personnes dont la dépression n’est pas saisonnière et qui dorment mal – c’est intéressant comme information –; cependant, leur sommeil est intermittent et peu réparateur. Pendant la journée, ils sont souvent somnolents et ont de la difficulté à se concentrer. " Dès le retour du printemps, ces personnes sont de nouveau pleines d’énergie et leur goût pour la vie est presque excessif; leurs envies de glucides s’atténuent et la plupart perdent l’excès de poids qu’elles avaient gagné durant l’hiver. " De toute façon, le problème est connu, on en parle un peu partout dans plusieurs émissions de radio, à la télévision, sur Internet, etc. |
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