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MAISONNEUVE EN DIRECT
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Courrier électronique :
endirect@radio-canada.ca
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Plus que quelques discours avant que les chefs de partis doivent opter pour le silence, le temps de connaître le verdict des électeurs canadiens. Mardi, les machines électorales se mettront en branle, question de faire sortir le vote. Plusieurs chaudes luttes seront livrées demain. Seul le Parti vert peut déjà consentir la défaite. Comment s'en sortiront les autres partis, au Québec notamment? Ainsi donc, à la veille du scrutin, qu'est-ce qui vous a le plus frappé dans cette campagne électorale? Les invités de Pierre Maisonneuve : le journaliste Maurice Godin, Jean-Herman Guay, professeur de science politique et directeur de l'École de politique appliquée à l'Université de Sherbrooke, et Marco Navarro-Génie, professeur de science politique au Collège universitaire Ste. Mary. |
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L'absence des candidats conservateurs. Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville
Errant d'écueil en écueil, à peine délivrer d'un danger, il heurte contre un autre. Chateaubriand. Au début des élections, on faisait les gorges chaudes dans les médias de Gesca quand le Bloc Québécois subissaient les tirs amis d'anciens souverainistes à la retaite. La torpille lancée par le Premier Ministre Jean Charest au vaisseau amiral conservateur à propos des coupures dans le domaine des arts et du non-reglement du désiquilibre fiscal a fait chaviré la campagne électorale de Stephen Harper et permis à Gilles Duceppe de surfer sur la vague avec les artistes vers un destin insolite sur les flots bleus de l'été des indiens. Mario Goyette
Charny
Cette campagne a été de l'argent gaspillé, puisqu'elle aurait dû être déclenchée l'an prochain. Finalement, le gouvernement sera encore minoritaire et dirigé par les conservateurs. Ces derniers ont fait une campagne de dénigrement et ils récoltent ce qu'ils ont semé. Le désir d'éviter la récession économique juste avant les élections était sûrement la motivation de les précipiter. Le premier ministre Charest a probablement la même motivation pour les mêmes raisons. Le seul hic, c'est que nous sommes déjà en récession et il devra rester aux commandes du gouvernement s'il ne veut pas mal paraître. Dany Leblanc
Saint-Jude
On ne discute pas assez de la possibilité de former un gouvernement de coalition. Comme il ne peut pas y avoir de coalition de la droite, il resterait une coalition de la gauche. Par ailleurs, un autre gouvernement minoritaire ne serait pas nécessairement une mauvaise chose, à la condition que les autres voix exprimées soient entendues à la Chambre des communes. Le tout dans l'intérêt d'une démocratie plus représentative, notamment des intérêts des régions et des secteurs économiques. C'est particulièrement important dans un contexte de crise économique, qui touchera les régions et les secteurs économiques différemment. Il faudra donc tenir compte de ces différences dans l'application des décisions. Entre autres, il me semble que les PME sont plus affectées que d'autres entreprises par certaines lois. Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville
4 points m'ont frappé 1. Incroyable maladresse de la stratégie conservatrice (annonce de coupures, le silence des candidats régionaux). 2. La démonstration du pouvoir disproportionné d'influence des artistes et le message quasi unanime contre le PC. Aucun citoyen ou autre groupe de travail n'ont un tel pouvoir d'influence. 3. La publicité négative et souvent démagogue peu importe les parties. 4. Le danger Dion pour le Québec. Arrogant envers ces collègues du temps qu'il était ministre, très dur envers les revendications du Québec, tout miel pendant la campagne, besoin de la rescousse de ses collègues. Je vous prédis une attitude extraordinairement dur et è sens unique de M. Dion. Le Québec va y gouter. Nous serons toujours mieux servis par un anglophone qui veut séduire le Québec. Robert Ferland
Québec
Au tout début le ton rassurant de M.Harper me faisait penser à quelqu'un qui doit vous couper une jambe et vous dit : 'Ça ne va pas vous faire mal'. Il continuait à avoir l'air d'un bon père de famille, un peu gauche, q.q. qui n'est pas capable de regarder les autres dans les yeux. Par la suite son enchainement de gaffes l'a condamné, j'espère, à un rejet de la part de l'éléctorat. Des petits en prison? il ne me parait pas une bonne idée. Un bon moment de faire des affaires en bourse? A-t-il oublié que la plupart des gens ont été frappés par la crise et qu'ils ont perdu une bonne partie des leurs épargnes? Au fil des semaines M. Dion est devenu plus sympatique et courageux, M. Layton l'a toujours été. J'ai hâte de voir un nouveau gouvernement sans conservateurs à partir de demain ou dans 4 ans. Serena d'Agostino
Prévost
Les journalistes ont répété en début de campagne que le Bloc Québecois n'était pas pertinent, dans ce sens qu'il ne décidait pas au parlement. Or c'est bien le contraire, dans un contexte de gouvernement minoritaire. Pour gouverner, M. Harper a autant besoin besoin du Bloc pour l'appuyer que des Libéraux, sinon il tombe et on passe en élections. La faiblesse des Libéraux de Dion l'a maintenu sur respirateur artificiel tout ce temps. Mais, avec l'éminence d'ue la venue d'un Frank McKenna ou Michael Ignatief aux commandes du Parti Libéral, si les Conservateurs reviennent minoriaires, lM.Harper devra désormais gouverner avec le Bloc Québecois et les Néo-Démocrates, de peur d'être battu en chambre puis renversés par un anglophone libéral populaire. Le Québec devra donc se faire respecter avec une forte représentation du Bloc dans les prochains mois. Le Québec sera plus écouté désormais sous le provhain gouvernement Haroer minoritaire. Luc Desjardins
Montréal
Le véritable enjeu des prochains mois sera le travail de coalition que feront ou non les partis progressistes à Ottawa. Alors que ni les Conservateurs ni les Libéraux ne voudront de nouvelle élection, une alliance des trois autres partis - certainement du NPD et du Bloc - est la solution d'avenir pour dicter des politiques plus humaines au pouvoir. Il y a longtemps que d'autres pays pilotent sur la base de coalitions entre partis. Le Canada en est à ce stade d'évolution. D'ici là, il est crucial de frustrer M. Harper d'une majorité demain. Martin Dufresne
St-Hippolyte
Ce qui m'a le plus frappé c'est à quel point le Bloc est un stationnement double pour les votes du Kébek, dans le sens que voter Bloc c'est aller nowhere tout en empêchant le Kébek d'aller somewhere. Bon. Écrire ce commentaire m'a donné faim. J'ai un beau gros Bloc de fromage dans le frigo et je vais aller en prendre un morceau..... ...... ..... Horreur! Il y a une couleur bleue inquiétante snif en train de se développer sur le Bloc. Il faut dire que la date d'expiration est passée depuis longtemps. Encore plus inquiétant, un truc de couleur indeterminée est en train de se développer sur le bleu lui-même. Il est grand temps de dumper ce Bloc. Je dumpe le Bloc Dumpons tous le Bloc Le Bloc est là pour prouver que le système canadien ne peut fonctionner, alors que la crise économique exige au contraire un gouvernement fort qui peut le faire fonctionner. Serge Savard
Montréal
Le dernier Grand Prix du Canada Dans l'ordre, au départ, Stephen Harper, pilote indécoiffable dans sa voiture bleu pétrole, Stéphane Dion, pilote recrue dans sa voiture rouge privée de commandites, Gilles Duceppe, pilote expérimenté dans sa voiture bleu pâle qui ne court que sur le circuit québécois, Jack Layton, pilote optimiste dans sa voiture orange feu de joie et Élizabeth May dans sa voiture expérimentale verte, carburant à l'huile de patates frites. À l'arrivée, Harper avec une victoire peu convaincante, dans sa voiture maganée par de nombreuses erreurs de stratégie et de pilotage, en particulier dans le virage "Bienvenue au Québec", Dion, suite à une performance étonnante pour une recrue, Duceppe, grâce à de brillants et de rapides virages dans la section "Bienvenue au Québec", Jack Layton, souriant malgré ses problèmes de puissance de moteur, May, avec une victoire morale, mais avec des dizaines de tours de retard. Le gagnant aux yeux des québécois est Duceppe qui prend des forces. Paolo Mitriou
Lac-Mégantic
Dans notre système électoral canadien que se soit au fédéral, provincial, nous sommes appelés à élire des députés et c'est la somme des députés d'un parti qui forme ou ne forme pas le gouvernement. Or, lors de la présente campagne, nous avons surtout entendu parler dans les médias nationaux des chefs et j'ai eu l'impression que nous participions à une campagne à l'américaine i.e. l'élection d'un chef (président comme en France) et non à l'élection d'un parti lequel chef de parti deviendra le Premier ministre. Je crois que les médias ont un postmortem à faire sur la couverture de la présente campagne. Nous devons entendre parler davantage de nos représentants régionaux afin de savoir pour qui nous allons voté et dans quelle région on se trouve par rapport à ce candidat. Finalement, les médias ont aussi un devoir d'éthique face aux citoyens à savoir de les informer de l'impact de voter pour un parti qui n'a pas de représentation Nationale. Jacques Larose
Québec
A québec, on se rappellera longtemps sans aucun doute du moment où Gilles Duceppe traite le député Luc Harvey d'imbécile venu l'invectivé dans un marché public. La tradition canadienne exige d'agripper le manifestant dans ses mains crispées en le projetant par-terre comme l'a fait Jean Chrétien à Hull en 1996. Bill Clennett attend toujours des excuses. La méthode française est beaucoup plus rafinnée. Gilles Duceppe devrait s'inspirer de Nikolas Sarkosy dorénavant. Casse-toi pauvre con! fait plus européen. Noblesse oblige. Mario Goyette
Charny
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