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Courrier électronique :
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Le 14 octobre 2008

Le destin de la Francophonie

Les couleurs de la Francophonie
Le 12e Sommet de la Francophonie commence lundi à Québec. Il réunira pendant trois jours les chefs et les délégués d'une trentaine d'États et de gouvernements.  
 
Ce sera l'occasion de discuter des quatre enjeux suivants : la démocratie et l'État de droit, la gouvernance économique, l'environnement et la langue française. 
 
Voici quelques statistiques tirées du site de France Diplomatie : 
 
  • Dans le monde, environ 200 millions de personnes parlent français.
  •  
  • Les francophones se situent au 9e rang des communautés linguistiques en nombre de locuteurs.
  •  
  • Le français a le statut de langue officielle, seul ou avec d'autres langues, dans 32 États et gouvernements.
  •  
  • Le français est, avec l'anglais, l'une des deux seules langues parlées sur les cinq continents.
  •  
  • Environ 83 millions de personnes apprennent le français. C'est la langue la plus enseignée après l'anglais.
  •  
  • Le continent africain affiche le nombre le plus important de francophones, avec un taux de près de 10 % de sa population globale.
  •  
  • Le français est la 3e langue du Web avec 5 % de pages Internet, après l'anglais (45 %) et l'allemand (7 %
  • ). 
     
    Dans un monde encore dominé par l'anglais, mais avec l'émergence de nouvelles puissances comme la Chine et l'Inde, quel est l'avenir de la Francophonie? 
     
    Les invités de Pierre Maisonneuve : Jean-Louis Roy, ancien secrétaire général de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie et président du conseil d'administration du Centre de la Francophonie des Amériques, Louise Beaudoin, chercheuse invitée au Centre d'études et de recherches internationales (CÉRIUM) et coordonnatrice du Réseau Francophonie, et Michel Guillou, ancien recteur de l'Agence universitaire de la Francophonie et directeur de la chaire Senghor de la Francophonie de Lyon.



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    L'avenir de la francophonie dépend de notre attachement à notre langue, à notre culture.  
    Quand leur intérêt matériel importe plus que leurs acquits familiaux traditionnels, ceux-là qui privilégient la langue qui paie et se soumettent aux puissants font que l'avenir de la francophonie est en danger.  
    Mais à ce compte, est-ce l'Anglais, l'Espagnol ... ou le Mandarin qui est l'avenir de l'Humanité? 
     
    Pour exprimer les nuances et subtilités des sentiments humains, le Français est irremplaçable. Il restera.
    Georges LeSueur
    St-Ambroise


    M. Maisonneuve, 
     
    Je comprends que vous vous faites l'avocat du diable, mais votre question d'aujourd'hui est formulée de façon un peu discutable. 
    Vous demandez  : pourquoi le français, alors que le chinois, l'anglais, etc. 
    La réponse est évidente  : le français, parce que le tchèque, parce que l'attikameg, parce que le vietnamien, etc. 
    La marche de l'humanité n'est-elle qu'un long combat entre les langues «lourdes» qui doit nécessairement déboucher sur le grand effontement entre les finalistes, disons le chinois et l'anglais, et puis après tout le monde parle une seule langue?
    Michel Vallée
    Montréal


    Bonjour  
    Je suis un français vivant au Québec ou un québécois d'origine française. Je suis fâché envers mon président et mon premier ministre, le premier vient en coup de vent donnant l'impression que cette réunion n'est vraiment pas importante. Le second qui est l'hôte du sommet déclenche des élections trois jours avant. Très important pour lui ce sommet ! Cela fait un sommet bien préparé.  
    Bravo !
    Bertrand Denux
    Québec


    Pourquoi conserver le français? 
     
    Pour la même raison qu'on doit maintenir la diversité biologique pour le maintien en bonne santé de l'écosystème biologique, il faut conserver le français pour le maintien de l'écosystème culturel mondial. 
    Chaque langue donne à l'intelligence de ses locuteurs une manière particulière d'aborder les choses de la vie. Qui sait de quelle culture viendra la solution d'un problème mondial comme le terrorisme, ou les changements climatiques?
    Normand Painchaud
    Montréal


    La Francophonie est une farce juste  
    à consulter la liste des pays prétendus francophones. 
     
    La Francophonie en Amérique du Nord est une abhération et un frein voulu par le PQ, le BQ et les individus comme madame Beaudouin à l'ouverture des Québécois vers la richesse intellectuelle et culturelle anglo-saxonne pour ne pas dire américaine. 
     
    La Francophonie est utlisée comme barrière tout à fait injustifiée contre la télévision, la musique, la presse américaine et meme contre les contenus scientifiques américains. 
     
    La Francophonie est meme un gage d'obscurentisme.
    Philippe Cauchi
    Montréal


    Je travaille depuis 1980 en Afrique  : Algérie, Mali, Sénégal, Cap vert, Zambie, Zimbabwe, Angola, Maurice et maintenant RDC (Kinshasa) et Burundi. 
     
    Depuis 1980, je vois nettement le Français céder le pas devant l'Anglais. Je dois expédier des effets personnels à Kinshasa et toute la paperasse est en anglais seulement, même chose pour le Burundi (je parle des documents fournis par la RDC, etc.). On dit que des millions de Congolais parlent le français, allez-y voir. Seulement une certaine élite le parle et le mouvement vers l'anglais est palpable. Le président Kabila ne parle pas Français ni ses conseillers. 
     
    À Maurice, même si le français et l'anglais sont les deux langues officielles, essayez de dédouaner quoi que ce soit en français... 
     
    Il y a 15 ans, on enseignait le Français comme langue seconde au Cap Vert, maintenant c'est l'anglais. Je pourrais poursuivre comme ça longtemps, mais je crois que la Francophonie se dilue rapidement, malheureusement, mais c'est comme ça.
    Rchard Malagetta
    Léry


    La francophonie doit lutter avec la force du désespoir contre l'assaut des langues des pays dominants en économie et en puissance militaire.  
    Le temps où la langue s'imposait par sa seule richesse d'expression appartient au passé. Mais l'avenir de l'humanité, toujours en mouvance, en décidera.
    Georges LeSueur
    St-Ambroise


    La francophonie dans le monde se porte plutôt bien. On pourrait souhaiter qu'elle occupe une place aussi importante que l'anglais mais ce ne sera jamais le cas. Si certaines langues doivent finir par disparaître, ce n'est sûrement pas le français qui fera partie des premières victimes. 
     
    Certaines personnes semblent croire qu'il serait beaucoup plus simple si tout le monde parlait la même langue. Ce serait plus simple mais l'humanité y perdrait des trésors culturels inestimables. S'il faut choisir entre la simplicité et la richesse la très vaste majorité des gens choisiront sans aucun doute la richesse. 
     
    Je m'inquiète plutôt de l'avenir de la francophonie au Canada et même au Québec. Il semble qu'elle perd constamment du terrain. Dans un pays où la francophonie et "l'anglophonie" semblent être en compétition le plus fort finira par l'emporter. Aussi, il ne reste qu'à faire en sorte que la francophonie ne soit plus en compétition avec quoi que ce soit et pour ce faire il n'y a pas 36 solutions.
    Paolo Mitriou
    Lac-Mégantic


    Bon midi, 
     
    mon commentaire n'est pas sur votre sujet directement mais j'ai passé la semaine dernière au chevet d'une tante à l'hopital Royal Victoria. Le médecin interne m'a demandé (en anglais) de l'aider à comprendre ce qui était écrit sur la bouteille de médicament de ma tante. Il ne comprenait pas le mot "matin" ni le mot "déjeuner". Ce n'est pas très fonctionnel. Il n'a pas dit un seul mot en français à ma tante, ni bonjour, ni merci, ni aurevoir.
    Carol Gélinas
    Montréal


    Je trouve que vous êtes désopilant avec votre questionnement sur la francophonie, et particulièrement au Québec. Je m'explique  : La semaine dernière il y a eu une grande messe à Montréal au sujet de la langue du travail au Québec. 
     
    La condition sine qua non à la participation de la chambre de Commerce de Montréal à cet événement, c'était qu'il n'y ait pas de mesures oblgatoires et donc efficaces, pour franciser les milieux de travail dans les entreprises de 49 employés et moins.  
     
    Or une étude de l'OLF déposée au cours de ce sommet a révélé un nombre considérable de travailleurs ne parlant pas français dans ces entreprises, à Montréal.  
     
    Et un nombre effarant de personnes ne pouvant pas se faire servir en français dans les établissement publics dans la région de Montréal. 
     
    À quoi servent donc ces farces, sommets de tous poils et réunions déconnectées de la réalité ?
    Gilles Thébege
    Notre-Dame-de-Ham


    Désolé de vous annoncer que de mauvaises nouvelles, mais vous semblez aimer ça car ça fait plus de bruit et donc génère plus d'audimètre. 
     
    En tant que francophone multilingue, je vois la francophonie comme un ghetto postcolonial où la France et quelques «wanna be» colons déversaient leurs restants industriels en utilisant des contrats d'achat sud-nord moyennant aide. Mais comme l'OMC limite ce genre d'action ainsi que le fait que des États du sud ont découvert que l'anglais est plus neutre (Langue du commerce plutôt que langue du colon) comme langue et peuvent l'utiliser en commerçant aussi bien avec l'Inde que la Chine ou le Brésil, il ne reste à la francophonie que ce blabla stérile qu'on entend à ce poste de radio et dont le résultat ne rapporte et ne rapportera strictement rien à un africain par exemple. 
     
    Mes condoléances  :-)
    Khalil Foundy
    Roxboro


    Bonjour M. Maisonneuve, 
     
    Malgré l'émergence de nouvelles puissances comme la Chine et l'Inde dans le monde, je crois que l'Organisation de la Francophonie a un rôle phare à jouer. La diversité des cultures qui partagent le français comme langue est énorme. Il est primordial de conserver cet héritage tout en permettant à celui-ci de croître. Contrairement à ces nouvelles puissances émergentes qui sont bien souvent d'un seul bloc géopolitique, la francophonie est présente sur pratiquement tous les continents. La francophonie est un exemple de dialogue et de pont entre les cultures, il est du devoir de chaque francophone de continuer à faire la promotion de sa langue ne serais-ce que comme exemple de diversité !
    Hugo Braën
    Montréal


    Lancée en 1976 et sur une durée d'au moins 5 ans, une campagne publique pour le bon usage du français a été lancée dans le département français de l'Orne par le préfet Jacques Le Cornec. Il a aussi écrit un livre décrivant son expérience et faisant l'historique de la langue française  : "Quand le français perd son latin". La citation en exergue, de Jean-Jacques Rousseau, est très parlante  : "Toute langue avec laquelle on ne peut pas se faire entendre du peuple assemblé est une langue servile; il est impossible qu'un peuple demeure libre et qu'il parle cette langue-là." Les langues universelles comme l'espéranto ou le tagalog n'ont pas fait long feu. Pour qu'une langue vive, elle doit être dépositaire d'une culture. Cette culture commune rend le dialogue possible.
    Jean-Victor Côté
    Saint-Bruno-de-Montarville


    Pourquoi est-ce que parler italien, allemand, laotien ou tagalog serait une richesse alors que parler français serait ringard?  
     
    Une langue est vivante quand des gens la causent, la construisent et la diffusent. 
     
    Parce que des millions de personnes sur les cinq continents l'aiment et le parlent quotidiennement, le français a encore de beaux jours devant lui.
    Adeline Cibangu N'dala
    Yaoundé, Cameroun


    Bonjour, 
     
    Je voulais ajouter un commentaire à votre thème de ce midi. Mes enfants ont été éduqués à Toronto en français. Mon fils est diplomate à Londres, et ne peut même pas envoyer ses enfants dans les écoles de langue française. Le lycée français n'accepte pas facilement les autres; Il faut passer une audition (enfants de 3 et 4 ans) et comme à cet âge-là, ils ne s'expriment pas beaucoup, ils ne sont jamais acceptés Même chose à Toronto pour la "Toronto French School". Si les jeunes enfants ne s'expriment pas très bien en français, on les refuse. Même si les parents ou un des parents est de langue française. Comment faire progresser une langue dans ce cas. J'ai fai apprendre le français à mes enfants, même si les écoles n'étaient pas très avancées. Au moins, ils étaient acceptés même si leur français n'était pas très fort, et dans l'espace de quelques mois, ces enfants s'exprimaient déjà assez bien en français. Les français (de France) ne sont pas assez ouverts aux autres.
    Nicole Fry
    Montreal, Qc


    Bonjour Mr. Maisonneuve 
     
    Faisons un peu d'histoire  : 
    Mon commentaire est le suivant  :  
     
    Je suis francophone par ACCIDENT comme tous les ex-colonisés par la FRANCE ( antillais ,bretons , alsaciens ,africains. etc. )  
     
    Cette langue nous a été imposée avec rudesse , en Haiti , comme leur religion catholique . en 1860 en Haiti) . Il y a Tout une différence entre une langue maternelle et une langue adoptée...  
     
    c'est pourquoi j'encourage mes enfants à apprendre 2 ou 3 langues et à bien les parler et les écrire.. 
     
    Je pourrais ëtre aussi bien hispanique puisque ce sont d'abord les Espagnols qui ont cédé UN TIERS de l'ILE d'HISPAGNOLA à la France en 1697...  
     
    Fait à signaler   : Au québec , ce sont surtout les immigrants francophones  :(haitiens , africains( maghrébins - 
    qui sont les plus  
    pénalisés et les plus stigmatisés dans la vie sociale( chomage -logement -profil racial)  
    quelle contradiction
    Marie Claude Gousse
    Montréal, Québec


     


    Quel est l'avenir de la Francophonie?
     
    [Écoutez l'extrait>>>]
     


     
    12e Sommet de la Francophonie
    Site officiel

     
    La Francophonie en chiffres
    France Diplomatie

     
    Pourquoi la Francophonie?
    Livre publié chez vlb éditeur et rédigé sous la direction de Louise Beaudoin et Stéphane Paquin

     
    Quel avenir pour la langue française?
    Essai de Jean-Louis Roy, publié chez Hurtubise HMH



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