Les préparatifs
Comment faire d’un conte historique un voyage passionnant,
tel était mon défi!
D’abord, j’ai traité le conte-récit de
Serge comme un scénario. Pour que le récit soit fluide
et captivant, j’ai demandé à Serge de l'improviser. L’effet est immédiat.
Serge est un formidable conteur, mais cela implique un bon travail
pour resserrer au montage ce récit ad lib., pour le garder à la
fois compréhensible et bien vivant.
Impressions de voyage
Je voulais faire revivre chaque personnage et son époque
oubliée. J’ai choisi de créer une atmosphère
par des effets dramatiques, des respirations, des ponctuations
et des accents qui permettent à l’auditeur d’imaginer
son propre film. Je me suis prise au jeu de ces ponctuations musicales,
si bien qu’il m’est arrivé d’écouter
plus de 1000 pièces musicales pour en sélectionner
une cinquantaine, et ce, pour chacune des histoires! Un peu fou,
j’en conviens.
L’assemblage
Une fois le scénario musical structuré commence
l’aventure de l’imbrication des divers éléments.
Avec la monteuse-mixeuse Réjeanne Leblanc, chaque choix
musical est réévalué afin qu’il serve
le récit. Il arrive souvent à Réjeanne de
retravailler les pièces afin de les ajuster à notre
récit, ce qu’elle fait avec grand talent.
Les recherchistes Carole Gagnon et Lise Maynard se sont jointes tour à tour à notre équipe ajoutant leur inventivité, leur compétence, leur passion et leur enthousiasme à cette série.
Passionnés et un peu fous
Au fur et à mesure de la fabrication de cette série,
nous sommes peu à peu devenus tous les trois un peu « fous ».
Nous voguions tantôt sur Internet, tantôt dans nos
bibliothèques respectives à la recherche d’une
autre information sur le personnage ou d’un lien nourrissant.
Combien de fois Réjeanne, notre technicienne passionnée
d’histoire, n’est-elle pas arrivée avec un de
ses livres parce qu’elle y avait trouvé un détail
ou une date qui pouvait faire une différence dans le récit.
Parfois, nous découvrions carrément des personnages
oubliés. C’est ainsi que Gabriel
Franchère, John McLoughlin et James Douglas, entre autres, ont refait surface.
Ode aux invisibles
Je suis très fière de cette série parce qu’elle
innove sur le plan de la forme, parce qu’elle a réussi à faire
de l’histoire un conte, parce qu’elle bouscule ce que
nous croyions savoir, parce qu’elle séduit jeunes
et moins jeunes, parce qu’elle met l’histoire à la
portée de tous et parce qu’elle enracine le fait que
la vérité est un point de vue relatif.
Aujourd’hui, je sais que faire des films à la radio
est une folle aventure…
Bonne écoute et bon voyage!
Rachel Verdon
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