| Dixième épisode
: Le premier ministre s’en va
L’échec
de Meech a secoué les libéraux. Les jeunes libéraux
se laissent tenter par la souveraineté. En même
temps, le comité Allaire, à qui le parti a demandé
de définir sa politique constitutionnelle, se met au
travail. Robert Bourassa a-t-il encouragé Jean Allaire
à étudier sérieusement l’option
souverainiste?
Bourassa annonce à ses députés, à
ses ministres, aux journalistes et à la population
qu’il s’est fait traiter au National Institute
of Health de Washington pour une tumeur maligne.
Il reste un dossier que Bourassa veut régler : la
langue d’affichage. Le 17 juin 1993, l’Assemblée
nationale adopte la loi 86 qui permet l’affichage bilingue
avec prépondérance du français. Bourassa
sent que le temps est venu de quitter. De grandes sociétés
lui offrent de siéger à des conseils d’administration
prestigieux. Il préfère un petit bureau universitaire.
Ses proches rappellent les dernières années
de sa vie.
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Témoignages tirés
du documentaire:
Lise Bacon. Sur sa décision de
quitter la politique.
« Je pense que lui-même s’est rendu
compte qu’il y avait ça aussi, il y avait
la famille, il y avait les petits-enfants qui étaient
là, qui étaient très importants pour
lui. Je pense qu’il a eu cette lucidité de
dire, " Maintenant c’est le temps que je quitte
". Même si cela a été dur pour
lui de prendre cette décision-là, elle était
prise au mois de juin. C’est une bataille, une bataille
intérieure épouvantable à vivre.
Et comme c’était un homme discret, il ne
pouvait pas partager avec beaucoup de gens. Donc il les
vivait (ses problèmes) avec sa famille, avec pas
beaucoup de monde autour de lui qui étaient au
courant et qui pouvaient lui apporter un appui, là.
»
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Jean Allaire, président
de la commission Allaire. Mentionne une conversation avec
Robert Bourassa qu’il n’a jamais révélée.
Écoutez
l'extrait [00:00:57]
Jacques Godbout, ami et directeur aux
Éditions du Boréal, qui publient Le
Tricheur de Jean-François Lisée.
Écoutez
l'extrait [00:01:02]
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