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Quatrième épisode
: Le premier ministre affronte Trudeau,
les syndicats et l’électorat
Robert
Bourassa souhaitait résoudre le problème constitutionnel
pour que les Québécois soient satisfaits. A-t-il
d’abord accepté la Charte de Victoria pour ensuite
changer d’idée? Ce qui est sûr, c’est
qu’il a consulté beaucoup de gens avant de refuser
finalement l’entente. Après Victoria, pas de
répit pour Robert Bourassa.
En 1972, un front commun regroupant la CEQ, la FTQ et la
CSN défie le gouvernement. L’enjeu : 100 $ par
semaine pour tous les employés de l’État.
Le front commun décrète la grève générale
illimitée. Le gouvernement impose le retour au travail
et les trois chefs syndicaux sont condamnés à
un an de prison. Bourassa s’inquiète de l’image
du Québec à l’étranger…
En 1973, Robert Bourassa déclenche des élections
anticipées. Il fait élire 102 députés
sur 110, un record qui tient toujours. Former un cabinet est
un véritable jeu d’échec. Comment Bourassa
gère-t-il sa nombreuse députation?
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Témoignages tirés
du documentaire:
Fernand Daoust de la FTQ. Sur l’attitude
de Robert Bourassa pendant les négociations avec
les chefs des syndicats.
«C’est étrange de voir un homme, que
par ailleurs on dénonçait, et le comportement
qu’il avait quand nous avions l’occasion de
le rencontrer. Il était affable, il était
souriant, il était détendu, il avait le
sens des bonnes blagues, il faisait de l’humour.
On n’avait pas devant nous l’homme qu’on
dépeignait par ailleurs un peu partout au Québec.
Il n’y avait jamais avec lui de coup de poing sur
la table qui était donné ou d’hostilité
manifeste. Chez Bourassa, c’était une discussion,
je dirais pas entre copains, là, faut pas exagérer,
mais toujours des discussions. Mais avec un petit sourire
narquois à la Bourassa, du coin de la bouche, avec
le tutoiement : ça, c’était aussi
son style dans une certaine mesure. Ce qui nous désarmait.»
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Jean-Claude Rivest, sur
l’emprisonnement des chefs syndicaux et la réaction
catastrophée de Robert Bourassa
Écoutez
l'extrait [00:01:31]
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Face
au Front commun »
Louis
Laberge raconte son emprisonnement »
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