| Cinquième épisode
: Le premier ministre, les Cris et les anglophones
«
La nouvelle frontière du Québec moderne ».
Devant 6 000 partisans, Robert Bourassa lance au Colisée
de Québec la grande aventure de la Baie James. La façon
dont cette annonce est faite lui vaut de nombreuses critiques.
Parmi ceux qui auraient souhaité l’apprendre
autrement, il y a les Cris de la Baie James… Cet épisode
rappelle, entre autres, les relations difficiles de Robert
Bourassa avec les autochtones, l’outrage au tribunal
et l’injonction du juge Malouf, le saccage et l’arrêt
des travaux, le rôle de John Ciaccia.
En 1974, fort de sa majorité de 102 députés,
Bourassa défie les anglophones de son parti et fait
adopter la loi 22 qui fait du français la langue officielle
du Québec. Pourquoi Robert Bourassa est-il si fier
de cette loi?
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Témoignages tirés
du documentaire:
James O'Reilly, avocat des Cris. Bourassa rencontre
les autochtones en octobre 1972.
«... j'étais là et il y avait beaucoup
de chefs autochtones et leurs aînés, et M.
Bourassa était là avec plusieurs de ses
conseillers, mais surtout des ministres du Conseil des
ministres. Mais c'était évident que les
jeux étaient faits à ce moment-là,
mais on pensait qu'ils écouteraient peut-être
plus les aînés. Il a écouté
un peu. M. Bourassa n'a jamais compris pourquoi des gens
comme des autochtones s'opposeraient au projet et jamais,
jamais, il a considéré dans son esprit que
des autochtones pouvaient avoir des droits spéciaux
ou même des intérêts spéciaux.
»
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Guy Saint-Pierre, ministre
de l’Éducation et ancien ingénieur.
Sur la naissance du projet de la Baie James.
Écoutez
l'extrait [00:01:01]
Consultez le site des Archives
Poser
les premiers jalons »
Claude Charron, député du Parti
québécois. Été 1974, Robert
Bourassa s’ennuie.
Écoutez
l'extrait [00:01:28]
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