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Huitième épisode : Le premier ministre
perd la confiance des anglophones et mène la bataille
de Meech
Dans
cet épisode, il est question de la relation de confiance
entre Robert Bourassa et Bryan Mulroney et des négociations
qui ont précédé l’entente du lac
Meech. Robert Bourassa veut trouver un compromis qui soit
à la satisfaction du Québec. Il croit que Meech
est ce qu’il faut au Québec et que cela va permettre
de neutraliser le mouvement souverainiste.
Le dossier de la langue change la donne. Robert Bourassa
invoque la clause nonobstant pour imposer l’affichage
unilingue français à l’extérieur
des commerces. Les liens sont coupés entre le gouvernement
Bourassa et la communauté anglophone du Québec.
Trois ministres d’expression anglaise démissionnent
du cabinet. Meech est compromis. Puis, c’est l’échec.
« Je crois que j’ai servi les meilleurs intérêts
du Québec et je suis convaincu que l’histoire
en jugera ainsi », déclare Robert Bourassa.
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Témoignages tirés
du documentaire:
Claude Ryan. Rencontre des ministres après
l’invalidation de l’accord du lac Meech.
« Cela a été très pénible,
cette affaire-là, extrêmement pénible.
Est arrivé le jugement de la Cour suprême
vers la mi-décembre. Il fallait agir vite parce
que notre loi était invalide et on s’en allait
en congé. Il fallait prendre une décision
avant Noël. Il y a eu des réunions de caucus
interminables. On était à ce moment-là
près d’une centaine de députés,
si mes souvenirs sont bons, 95 je pense. Nous étions
réunis autour d’une grande table dans un
hôtel et là, chacun parlait à tour
de rôle. Tout le monde. On a fait, je pense, trois
ou quatre tours comme ça. M. Bourassa écoutait
tout cela. Il était d’une patience admirable.
»
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Ronald Poupart, responsable
des Communications. La Cour suprême invalide la
loi 101. Robert Bourassa réagit rapidement.
Écoutez
l'extrait [00:01:27]
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