|
|

La réalisation d’un rêve
Le rêve d’une route pour unir les différentes parties
du pays ne date pas d’hier. En 1910, des citoyens canadiens
réclamaient déjà une route nationale. Une quarantaine
d’années plus tard, en 1949, le gouvernement fédéral
adoptait la Loi sur la route transcanadienne. Cette loi prévoyait
l’octroi de millions de dollars aux provinces, dans un plan
de partage des coûts. Les provinces ont supervisé la
construction de la route. Les travaux ont commencé peu après
l’adoption de la loi, sauf au Québec.
|
Une route nationale au Québec, mais non sans heurts
Le Québec n’a pas adhéré tout de suite
au projet d’une route nationale. Le Québec aurait préféré
que la Transcanadienne suive un tracé nord-sud, plus lié
à l’axe de développement de la province. Ottawa
a tenu à conserver son tracé initial, est-ouest. Il
faudra plusieurs années avant que Québec et Ottawa s’entendent.
L’inauguration
Le premier ministre du Canada à l’époque, John
George Diefenbaker, inaugure officiellement la Transcanadienne en
1962 au col Rogers en Colombie-Britannique. La route n’était
toujours pas finie à Terre-Neuve au moment où on sablait
le champagne dans l’Ouest. En effet, à Terre-Neuve, au
moment de l’inauguration, la Transcanadienne ressemble à
une route de campagne – non pavée et recouverte de gravier.
La Transcanadienne est vraiment terminée en 1970. Elle aura
coûté plus d’un milliard de dollars. Encore aujourd’hui,
de longues sections de la route nationale sont à deux voies,
ce qui fait l’objet de réclamations dans plusieurs provinces.
Une longue route
Il s’agit de la route nationale la plus longue du monde. Elle
s’étend sur 7 821 kilomètres, de St. John’s
à Terre-Neuve jusqu’à Victoria, en Colombie-Britannique.
Elle doit surmonter des obstacles de taille. Au Québec, à
la hauteur des îles de Boucherville, la Transcanadienne prend
la forme d’un tunnel qui passe sous le fleuve Saint-Laurent.
Le pont-tunnel L.-H.-Lafontaine aura coûté à lui
seul 75 millions de dollars… L’autre grande œuvre
d’ingénierie de la Transcanadienne se trouve au col Rogers
en Colombie-Britannique. Le col Rogers reçoit 15 mètres
de neige par année et les risques d’avalanche sont très
élevés. Il a fallu construire des brise-neige et autres
dispositifs pour protéger la route des avalanches. Le point
médian se trouve à Batchwana Bay, en Ontario, au nord
de Sault Ste. Marie.
La Transcanadienne : le rêve devenu réalité
Un dossier complet sur la Transcanadienne sur le site Internet des
Archives de Radio-Canada.
Sources : L’Encyclopédie canadienne, Transports Canada
et les Archives nationales du Canada.
|
|
|