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Luc Plamondon

Biographie

LA JEUNESSE (1942-1961) LES ANNÉES DUFRESNE (1970-1983)
LES VOYAGES (1962-1969) LES OPÉRAS ROCK (1984-2007)

 

LA JEUNESSE (1942-1961)

2 mars 1942: naissance de Luc Plamondon à Saint-Raymond-de-Portneuf, fils de Jean et Léa Plamondon. La famille déménage dans une ferme pour que le père puisse garder les chevaux qu’il vend aux cultivateurs.
31 juillet 1943: naissance de son frère Louis.
1946: Luc Plamondon commence son cours primaire. Le midi, il mange chez sa tante Laura. Sa grand-mère habite avec Laura et il devient très proche d’elle.
10 décembre 1948: naissance de Marie, troisième et dernier enfant de Léa et Jean.
1951: il suit des cours de piano avec l’organiste du village, Augustine Plamondon, aujourd’hui âgée de 98 ans. Elle monte une opérette, Les quêteux, dont la tête d’affiche est son frère, Louis.
1954: la famille Plamondon revient au village. Luc commence son cours classique au séminaire de Québec et poursuit ses cours de piano.
1955: la famille déménage à Québec. Jean, qui a maintenant 65 ans, a vendu son dernier cheval et vit de ses rentes.
1955-1960: Luc Plamondon entend La Bolduc chez sa tante Anna, à Limoilou.
Il découvre aussi les disques de Charles Aznavour et la grande chanson française: Brel, Brassens et Ferré.
Printemps 1958: Luc Plamondon est renvoyé du séminaire.
Septembre 1958 à juin 1959: il est hospitalisé pendant plusieurs mois à cause d’une bronchite aiguë. Il lit Caldwell, Hemingway et Steinbeck, mais aussi Camus et Sartre. Il écrit des chansons en cachette.
1959-1962: son père lui offre un piano sur lequel il improvise des airs de jazz. Il fréquente le collège des jésuites Saint-Charles-Garnier. Il écrit dans le journal du collège et, au ciné-club, découvre la Nouvelle Vague, Truffaut et Resnais. Il montre ses premiers textes à la chanteuse Gaétane Létourneau, très populaire à Québec.
14 juin 1961: à 57 ans, sa mère meurt d’un cancer du sein non détecté. Quelque temps plus tard, son père se remarie et retourne au village de Saint-Raymond.

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LES VOYAGES (1962-1969)

Septembre 1962: Luc Plamondon s’inscrit en lettres à l’Université de Montréal, où il s’ennuie. Il quitte l’université avant la fin de l’année et devient ami avec André Gagnon, qu’il rencontre Chez Clairette. Il suit des cours d’espagnol et se découvre un don pour l’apprentissage des langues.
1963-1964: il passe quelques mois au Mexique. De retour à Montréal, il suit des cours de théâtre. Il persuade son père de lui donner son héritage pour qu’il suive des cours de langues en Europe.
Février 1965: il va voir Guy Béart chanter à Saint-Jérôme. En première partie, une jeune inconnue, Diane Dufresne, accompagnée au piano par André Gagnon.
Septembre 1965: il s’inscrit en histoire de l’art à l’École du Louvre, à Paris. Il écrit tous les soirs dans sa petite chambre et fréquente Diane Dufresne.
Été-automne 1966: il visite la Grenade, l’Afrique du Nord, l’Espagne, la Grèce et l’Italie.
1967: il vit à Londres, où il apprend l’anglais et découvre les Beatles.
Mai 1967: il rencontre son idole Monique Leyrac qui vient chanter devant la princesse Margaret avec son pianiste André Gagnon.
Été 1967: à l’Expo 67, il constate que le Québec change à vive allure. Il vit la Révolution tranquille du Québec de loin.
Automne 1967: il vit en Allemagne, d’abord à Munich et ensuite à Berlin, où il apprend l’allemand. Il est à Prague au printemps 1968, deux semaines avant l’invasion russe qui lui fait perdre ses (dernières) illusions sur le communisme. Il visite aussi la Scandinavie, l’Autriche et les Pays-Bas.
Été-automne 1968: il apprend une cinquième langue, l’italien, à Rome et visite Florence, Venise...
Hiver-été 1969: il passe quelques mois à New York. Il vient régulièrement à Montréal, où il découvre les Girls de Clémence Desrochers, Les belles-sœurs de Michel Tremblay et l’Osstidcho de Robert Charlebois, Louise Forestier et Yvon Deschamps. Il passe l’été à San Francisco. Renée Claude va le rejoindre et ils deviennent de grands amis.
Octobre 1969: un soir à minuit, il prend l’autobus pour rentrer à Montréal. Il n’a plus que 10 $ en poche.

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LES ANNÉES DUFRESNE (1970-1983)

Printemps-été 1970: Luc Plamondon sait qu’il ne sera jamais chanteur. Il montre ses textes à André Gagnon, qui le met au défi de composer une chanson sur un air qu’il fredonne. Trois jours plus tard, il revient avec Les chemins d’été (Dans ma Camaro) qui, chantée par Steve Fiset, devient le succès de l’été.
Septembre 1970: Monique Leyrac lui demande d’écrire pour elle.
Printemps 1971: il vit chez Monique Leyrac à Rambouillet et écrit, sur des airs classiques, le nouveau spectacle de la chanteuse.
Juillet 1971: Monique Leyrac présente son spectacle avec l’Orchestre symphonique de Montréal. Renée Claude et Diane Dufresne, qui y assistent, lui demandent d’écrire pour elles.
1971-1972: il écrit des chansons de films avec François Cousineau, un album entier pour Renée Claude, plusieurs succès du disque de Donald Lautrec et le premier microsillon de la « nouvelle » Diane Dufresne.
1972-1977: triomphe du « trio infernal » Plamondon-Cousineau-Dufresne avec quatre disques. Luc Plamondon commence à écrire pour plusieurs interprètes, dont Louise Forestier, Nicole Croisille, Françoise Hardy.
10 avril 1979: création de Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon, un projet qui a germé en 1975. Reprise à Montréal dans une nouvelle version écourtée et une nouvelle mise en scène en septembre 1980.
1978-1982: après le départ de François Cousineau, Luc Plamondon poursuit sa collaboration avec Diane Dufresne et avec divers compositeurs, dont Christian Saint-Roch et Germain Gauthier. Il écrit quelques-unes des plus grandes chansons de la diva: Le parc Belmont, J’ai douze ans, Fellini et Alys en cinémascope. Il continue d’écrire pour d’autres, dont de grands succès pour Julien Clerc, Robert Charlebois, Nanette Workman et Fabienne Thibault.
2 octobre 1983: mort du père de Luc Plamondon, Jean, à 94 ans.

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LES OPÉRAS ROCK (1984-2007)

1984: l’opéra-cartoon Dioxine de carbone que Luc Plamondon écrit avec Angelo Finaldi scelle sa rupture avec Diane Dufresne. Il écrit une comédie musicale, Lily Passion, avec Barbara.
Été 1986: le directeur artistique du Festival de Lanaudière, Paul Dupont-Hébert, monte une nouvelle version de Starmania en plein air. France Gall, Michel Berger et Luc Plamondon décident de la remonter à Paris avec une partie de la distribution, dont Martine Saint-Clair et les frères Groulx (Richard et Norman).
1987: il écrit plusieurs chansons pour Incognito, l’album de Céline Dion.
1988: nouvelle version de Starmania avec, entre autres, Renaud Hantson et Maurane, qui triomphe à Paris.
Octobre 1990: création au Théâtre Mogador à Paris d’un nouvel opéra rock de Michel Berger-Luc Plamondon, La légende de Jimmy.
1992: Dion chante Plamondon, l’album qui lance réellement la carrière de Céline Dion en France, déjà star internationale en anglais.
2 août 1992: mort subite de Michel Berger à sa résidence dans le sud de la France.
Novembre 1992: création à la Place des Arts de la version québécoise de La légende de Jimmy avec Luce Dufault et Bruno Pelletier.
Novembre 1992: création à Paris de Sand et les romantiques, un musical rock symphonique avec Catherine Lara. Version concert à l’été 1992 à La Rochelle et, en décembre 1993, aux FrancoFolies de Montréal.
Automne 1992: création au Café de la Place à Montréal du spectacle de Louise Forestier Vingt personnages en quête d’une chanteuse, mis en scène par Luc Plamondon.
Été 1994: les Francofolies de La Rochelle rendent hommage à Luc Plamondon.
Automne 1995: le Festival de Troyes rend hommage à Luc Plamondon.
Novembre 1995: lancement de l’album La chanteuse de Ginette Reno, écrit entièrement par Luc Plamondon sur des musiques de Romano Musumarra.
1er août 1996: les FrancoFolies  de Montréal présentent un hommage à Berger-Plamondon. Isabelle Boulay chante pour la première fois L’hymne à la beauté du monde.
1993-2001: Starmania, mis en scène par Lewis Furey, connaît un énorme succès et devient un opéra-culte pour les jeunes Français.
Septembre 1998: création de Notre-Dame de Paris au Palais des congrès de Paris. Cette œuvre deviendra le spectacle musical le plus populaire dans le monde francophone.
1998-2003: plusieurs versions de Notre-Dame de Paris triomphent dans le monde malgré le semi-échec de Londres.
Septembre 2002: Cindy prend l’affiche, puis sera retiré en décembre. On annule la tournée prévue en Europe et au Québec
19 novembre 2004: première, à la Place des Arts de Montréal, de Starmania symphonique, avec des arrangements de Simon Leclerc et des voix lyriques québécoises, dont Lyne Fortin et Marie-Josée Lord. Le spectacle est présenté au Palais des congrès de Paris en janvier 2005, au Festival d’été de Québec en juillet 2005 et au Centre national des Arts à Ottawa le 28 avril 2007.

Depuis juin 2006: il écrit pour l’Orchestre symphonique de Montréal le livret de Rosemonde de Schubert, dont la première, prévue en mai 2007 à la Place des Arts de Montréal, a été reportée à une date indéterminée.