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PROCHE-ORIENT, Conflits armés
Liban : le rôle de la France

L’ONU s’active pour déployer le plus rapidement possible la nouvelle force d’interposition internationale dans le sud du Liban. Mais cela prendra encore des semaines, voire des mois, selon l'ONU. On ne sait pas encore exactement qui fera partie de cette force, mais la France est pressentie pour prendre la tête des effectifs. En tout cas, c'est confirmé par le ministre français de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, la France jouera un rôle important dans ces contingents internationaux qui viendront renforcer la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban). La FINUL, créée en 1978 et forte de 2000 Casques bleus, est actuellement dirigée par un général français. Elle passera donc de 2000 à 15 000 hommes. En vertu de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, adoptée le 11 août dernier, cette nouvelle force devra aider l’armée libanaise à établir une zone tampon dans le Liban-Sud, d’où seront exclus le Hezbollah et l’armée israélienne. Elle devra aussi sécuriser les frontières pour prévenir les livraisons illégales d’armes Quel rôle la France jouera dans cette force d’interposition internationale au Liban? Que pensent les Français de tout cela ? Jusqu’à quel point la nouvelle force aura-t-elle des dents? Devra-t-elle désarmer le Hezbollah ? Frédéric Nicoloff fouille ces questions avec Elizabeth Picard, directrice de recherche à l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (France).
Dernière mise à jour: le 15 août 2006

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L'entrevue avec Elizabeth Picard
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