 |
Genre
Jazz

Origine
États-Unis

Biographie
L'enfance de Billie Holiday la marquera à jamais et sera à l'origine d'une existence marginale. Confiée très tôt à des parents éloignés, elle est violée par un client du bordel où elle fait le ménage. En 1928 (elle a 13 ans), la jeune Billie rejoint sa mère à New York. Elle s'y prostitue, se fait arrêter presque immédiatement et effectue un séjour en prison à l'issue duquel un club de Harlem, le Log Cabin, l'engage comme chanteuse. Là commence sa carrière. À 18 ans, elle enregistre grâce à John Hammond son premier disque avec Benny Goodman. Sa voix, à la fois juvénile et dramatique, a déjà un timbre caractéristique. On peut dire qu'elle ne chante pas comme les autres. Jusqu'en 1940, elle sera accompagnée par de grands musiciens tels que Louis Armstrong, Duke Ellington, Teddy Wilson et le légendaire Lester Young qui lui doit son surnom de «Prez». À partir de 1940, et malgré un succès appréciable, Billie Holiday sombre dans l'alcool et la drogue à la suite d'échecs amoureux répétés. Au fil de ces années ponctuées de périodes de dépression, de moments de gloire et d'incarcérations pour usage de stupéfiants, sa voix se métamorphose: elle devient rauque et éraillée, sans pour autant altérer son pouvoir d'émotion inégalable. Si le timbre est plus rocailleux, le caractère enfantin de sa voix demeure. Sa santé décline et c'est le pianiste Mal Waldron qui l'accompagne à partir de 1957 pour les deux dernières années de sa vie. Interdite de club à New York, toujours pour cause d'usage de stupéfiants, elle se produit une ultime fois à Philadelphie avant d'être hospitalisée en mai 1959. Sur son lit de mort, la police l'inculpe une dernière fois pour possession de stupéfiants. Le 17 juillet 1959 s'éteint la voix la plus déchirée et la plus déchirante que le jazz nous ait permis d'entendre. Billie Holiday avait 44 ans.

[Visitez le site officiel de l'artiste »]

Discographie

|
 |